Des explications sur l’exclusion de l’AG des K et plus ?

Lors d’un récent échange avec les salariés, Yves Chapot s’est exprimé sur l’augmentation générale complémentaire des salaires applicable en juillet dans le contexte inflationniste actuel.

Il a justifié la limitation de l’AG aux NRI<= L au motif que « l’inflation que subissent les biens de consommation courante prennent une place plus importante dans le budget des salariés de ces catégories, les lettres supérieures à L se voyant plutôt impactées sur leur capacité d’épargne ».

C’est bien méconnaître la structure de budget familial de nombre d’entre eux, l’épargne n’en étant qu’une composante parmi d’autres qui subissent toutes des augmentations conséquentes depuis 2021. Pour rappel, de nombreux salariés de ces catégories sont impliqués à des niveaux importants de responsabilité dans les excellents résultats de l’entreprise. Beaucoup voient leur situation annuelle stagner depuis mai 2020, date de la dernière augmentation comparable à l’inflation. Dans leurs cas, l’impact sur le pouvoir d’achat est de -7,4%.

Certes, les bonus de début d’année ont récompensé les efforts et les résultats atteints en 2021, mais la valse des étiquettes continue pour toutes les catégories de personnel, avec une disparité de traitement clivante et décourageante pour les catégories exclues de l’AG.

Imagine-t-on Michelin demander à un de ses fournisseurs stratégiques de baisser ses prix de 7,4% au motif que seule sa capacité d’épargne est émoussée par l’inflation actuelle ?

La symétrie des attentions doit rester la composante principale de l’encre avec laquelle l’Entreprise écrit le P de People.

François Asdrubal, Représentant de Proximité Carmes.

3 réponses à “Des explications sur l’exclusion de l’AG des K et plus ?”

  1. Didier dit :

    Bonjour,
    De toute manière :
    a) Chacun fait ce qu’il veut/peut de son argent, et donc l’arbitrage épargne vs consommation relève de la vie et de la décision privée de chacun/chacune,
    b) La part variable versée en Avril 2022 « récompense » une performance passée 2021 sans lien de causalité ni de conséquence avec le phénomène inflationniste 2022. Ce sont deux problématiques distinctes.
    Nous passons encore une fois « devant le miroir », trop haut pour bénéficier des AG, trop bas pour être dans l’hyperbole des parts variables des lettres supérieures.

  2. Jean Jacques dit :

    En effet je rejoins votre article, est ce qu’un cadre K avec 3 enfants est moins impacté par l’inflation qu’un célibataire L, je ne le pense pas. La décision prise apporte un effet de seuil qui est contre productif sur l’engagement des équipes.
    Pour rappel les cadres K et au dessous n’ont joué qu’avec 1,8 % d’augmentation s’ils n’étaient pas concerné par le rattrapage de la médiane et ce après une année 2021 où il n’y a pas eu d’augmentation et une année 2020 où l’on nous proposait de rendre nos augmentations….

  3. Un cadre J dit :

    Bonjour,

    Merci pour ce retour car je n’avais pas eu connaissance des propos de Monsieur Chapot.
    S’il le souhaite, je lui ouvre librement mes comptes. Je fais partie de la population IJK qu’on a remercié avec 3% de hausse depuis mi 2020 pour tout l’engagement durant le contexte Covid. Je n’ai pas changé mon rythme de vie et jusque là le télétravail compensait la hausse du coût de la vie. Ce n’est plus le cas avec l’envolée de tous les postes de dépenses. Les dépenses quotidiennes avec 2 enfants s’envolent.
    Je suis en phase avec votre commentaire : » C’est bien méconnaître la structure de budget familial ».
    Je vie bien, mieux que la moyenne des Français j’en suis conscient mais pas dans le luxe (pas de voiture de marque Allemande, ni de voitures neuves, pas de vacances à l’autre bout du monde). J’ai investi dans des études et ai fait des choix pour en arriver là. Je n’avais jusque là pas compté mes soirées et week-end pour l’entreprise. Comme évoqué par certain(e)s j’ajuste maintenant mon équilibre global à la hauteur de la reconnaissance de l’entreprise.

    J’ose encore espérer que l’entreprise va revoir ses positions car je ferais également partie de ceux qui vont voir les impôts monter, ne pas bénéficier de la protection sur les tarifs électricité et gaz et ne plus bénéficier des remises carburants très prochainement.

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