Vote à l’Assemblée Générale des actionnaires 2022

La CFE-CGC vous propose les votes suivants concernant les résolutions soumises à l’Assemblée Générale des Actionnaires, qui se tiendra le 13 mai.

En synthèse sur les résolutions ordinaires :

Pour les résolutions en gras, vous trouverez ci-dessous les motivations de nos suggestions de vote par thème (Dividendes / Rachat d’actions / Rémunération des Gérants).

Motivations de nos votes :

DIVIDENDES :

Résolution 2 : Approbation du dividende à 4,50 € : Abstention


Porter le dividende à 4,50 € signifie distribuer aux actionnaires 803 M€. C’est un montant record dans l’histoire de Michelin. Mais si on rapporte ce montant au résultat net (1 845 M€), cela représente 43,5% du résultat.  On est donc en-dessous des 50% visés par le Groupe et surtout bien en-dessous de la moyenne des Groupes du CAC40 en 2021 (64%). Ce taux de 43,5% paraît donc « raisonnable » au regard des pratiques marché. Néanmoins, pour la CFE-CGC, la part de la richesse créée versée aux actionnaires dans le triptyque actionnaires / salariés / investissements ne devrait pas dépasser, sauf exception, un plafond de 40% car il y a un équilibre à respecter entre actionnaires, investissements et salariés.  

RACHAT D’ACTIONS :

Résolution n°5 sur les autorisations de rachats d’action : Contre


Nous ne sommes pas opposés aux rachats d’action en vue du financement d’acquisitions ou dans le cadre du Bib Action pour les salariés. En revanche, nous nous opposons aux rachats d’action en vue de soutenir le cours de bourse à court terme, sans garantie de fidélité de ces actionnaires. Jusqu’ici, les rachats d’action proposés ont comme motivation première de soutenir le cours de Bourse. Nous estimons qu’il s’agit de cash brûlé en pure perte : ce fut le cas en 2020 avec les 100 M€ de rachats alors que nous étions en pleine crise sanitaire. Il est à souligner qu’en 2021, le Groupe a corrigé sa stratégie et n’a procédé à aucun rachat d’actions.
Notre appel à voter contre cette résolution est donc une position de principe par rapport au périmètre non borné qu’ouvre cette résolution.

REMUNERATION :

Résolution n° 6 sur la politique de rémunération des Gérants : Abstention
Résolution n°9
sur la rémunération de Mr Menegaux : Abstention
Résolution n°10
sur la rémunération de Mr Chapot : Abstention

La rémunération des gérants doit être considérée à l’aune des résultats du Groupe, y compris environnementaux et sociaux, des pratiques du marché et du rapport de leur rémunération à celle de la moyenne des salariés.

Elle est constituée d’une rémunération fixe, d’une rémunération variable annuelle (avec plafond) basée sur 7 critères et d’une rémunération variable pluriannuelle (basée à 60% sur des critères financiers et 40% des critères RSE) et d’actions de performance. La rémunération variable (annuelle et pluriannuelle) évolue en intégrant de plus en plus de critères People (TCIR, taux de féminisation du Groupe) et Planète (émission de CO2).
Les résultats 2021 ont été très bons (résultat net historique) et les Gérants y ont forcément contribué. Il est notable que la rémunération variable annuelle de Florent Menegaux a été plafonnée à 1,350 M€ alors qu’il avait surperformé par rapport à ses objectifs.

La rémunération des Gérants reste clairement dans la fourchette basse des standards des groupes du CAC 40. M. Menegaux devrait toucher 3 M€ et M. Chapot 2 M€ (les montants de la rémunération variable pluriannuelle ne sont pas connus à ce jour).

Les Gérants ont également eu le mérite de mieux redistribuer les résultats du Groupe aux salariés, sous la forme d’une rémunération variable plus avantageuse et d’une prime égalitaire (600 € brut) pour l’ensemble des salariés de la MFPM.

Tous ces éléments vont dans le bon sens. Toutefois, la rémunération globale de Florent Menegaux est 43 fois plus élevée que celle des salariés, raison pour laquelle il est difficile pour notre organisation syndicale de voter « pour ». Nous suggérons donc l’abstention. Indépendamment de toute considération sur son apport comme gérant non commandité, cette remarque vaut également pour Yves Chapot dont le salaire est 32 fois plus élevé que la moyenne des salariés. Il y a une réflexion de fond à mener sur l’écart socialement acceptable au sein d’une entreprise. La CFE-CGC est volontaire pour y participer, sans dogmatisme, ni démagogie.

Le pôle économique et financier CFE-CGC Michelin


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