Remboursement des frais professionnels au réel : la CFE-CGC demande une compensation

Lors du CSEC du 22 septembre, la CFE-CGC a interpellé l’entreprise sur l’évolution du remboursement des frais professionnels qui fera disparaitre les forfaits repas, remplacés par le remboursement de frais au réel, sur justificatifs. Notre mode de fonctionnement était devenu une exception sanctionnée par l’Urssaf sur ces dernières années.

Pour autant, l’impact pour les salariés n’est pas négligeable pour ceux qui se déplacent beaucoup, en particulier pour les salariés dits nomades (forces de vente, opérateurs de flotte…).

Les salariés nous ont fait part de leur fort mécontentement :

Dans une période compliquée, les forces de vente prennent des commandes impossibles à convertir par manque de produits ce qui leur fait perdre des clients difficilement gagnés. Ils se lèvent chaque matin sans perspective de « bonus force de ventes » car les objectifs sont devenus irréalistes au vu des disponibilités produits … Et maintenant, l’entreprise leur demande d’oublier l’indemnité repas ! Celle qui leur permettait d’offrir les croissants au client, de les inviter à déjeuner sans avoir à forcément faire une note de frais ! Beaucoup protestent et nous alertons l’entreprise sur la démotivation qui va en découler.

Lors des entretiens d’embauche chez Michelin, les recruteurs expliquent que la faiblesse de la rémunération fixe des commerciaux et autres salariés nomades sera compensée par certains avantages comme le forfait repas. Cet avantage leur permettait de trouver un peu de confort au moment du déjeuner. Ils sont sur la route toute l’année, y compris dans le contexte covid et sur les parcs par tous les temps. Certains alertent déjà sur leur niveau d’investissement et d’engagement qu’ils adapteront au niveau du « package avantages » proposé par le Groupe.

Concrètement, qui va passer du temps à scanner les justificatifs de frais, notamment en usines ?

La CFE-CGC a demandé l’ouverture d’une négociation pour mettre en place une compensation financière adaptée. L’entreprise s’est engagée à travailler avec les Organisations Syndicales à la mise en place de compensations adaptées ou de prise en compte des frais annexes aux repas dans la mesure de ce que l’Urssaf permet.

La consultation sur cette évolution du fonctionnement a nécessité un vote, au cours duquel la CFE-CGC s’est abstenue, faute d’avoir, à date, la visibilité suffisante sur les compensations et adaptations qui seront proposées aux salariés.

La CFE-CGC portera la voix des salariés dans le groupe de travail chargé d’élaborer les compensations et émettra des propositions dans l’intérêt commun de l’entreprise et des salariés.

40 réponses à “Remboursement des frais professionnels au réel : la CFE-CGC demande une compensation”

  1. Bobi dit :

    Bonjour,

    En considérant qu’en déplacement, nous passons 24h par jour pour le compte de l’entreprise en dehors de chez nous(3* 8h), il serait légitime que notre rémunération journalière soit elle aussi multipliée par 3. sans parler des week-end, où pour faire gagner de l’ argent à l’ entreprise, nous restons sur place sans aucune compensation. Là aussi, il faud pourtant continuer à vivre comme tout le monde, c’est pas moins chère pour un employé Michelin.
    Entre le prix d’ un billet d’ avion aller/retour par semaine et une modeste prime, c’est toujours gagnant/gagnant mais pas pour l’ employé.
    Nous avons compris qu’il s’ agit d’ un moyen pour l’entreprise de limiter ses frais fixes, 3% par an pour rester compétitif.

    Mais à ce jeu, attention à ne pas passer par la case départ où chacun risque de limiter son investissement personnel.

    A 0km/h, 0 accidents mais… la route est plus longue

    Où s’arrêtera la course aux profits???

    A bon entendeur…

  2. intouchpas dit :

    Comment l’entreprise peut-elle enlever du pouvoir d’achat à des personnes alors que le cout de la vie augmente sans cesse (gaz, électricité, achat de 1ere nécessité, accéder à une maison pour sa famille) ?
    Sans oublier qu’elle enlève ces avantages à énormément de personnes qui n’habite pas Clermont Ferrand et ne profitent pas de tous les avantages Michelin qui permettent de diminuer ce cout de la vie (crèche, assurance, banque, CSE, …).
    Heureusement que les syndicats sont là. Merci la CFE-CGC!

  3. VERBATIM RDC 3 dit :

    – C’était dans le package financier à l’embauche

    – On nous apprend à l’ITAM de toujours avoir une contrepartie …

    – Ce n’était pas le moment pendant cette période très difficile sur la route de proposer ça

    – Honteux cette année 2021 où c’est du jamais en terme de rémunération et chamboulement de nos acquis sociaux crées par nos pères (anciens collègues)

    – Le package (Salaire Fixe : Variable : Voiture : Panier Repas : Intéressement…………) devient de moins en moins atteignable alors qu’il est vanté lors des entretiens de recrutement . Un objectif doit être SMART. Ca ne l’est plus

    – Ce panier repas nous permettait d’inviter des clients sans passer ces repas en invitations lors de note de frais

    – Quand ça va s’arrêter ………………..ca suffit……………….ce sont des décisions unilatérales sans partage au préalable ET surtout , sans alternative, pour revenir sur les paniers repas . C’est comme cela et puis c’est tout, on enlève…………….

    – Au final, il n’y a qu’un P, celui de Profit…. Nous aurons certainement une nouvelle fois atteint des sommets de rentabilité en 2021 en supprimant autant de postes sur la route, en supprimant les forfaits repas, en ayant beaucoup moins de réunions, en supprimant les action SI et SO, en diminuant les budgets commerces mais Michelin a d’autant impacté mon investissement et l’image, l’amour de la marque à mon arrivée dans le groupe.

  4. VERBATIM RDC 2 dit :

    – Nous sommes le combustible qui permet à l’entreprise de tourner, sans commerciaux sur le terrain pour promouvoir les produits et porter la voix de Michelin les résultats de l’entreprise seraient aux plus bas. Le projet Simply nous parlait du P de people mais j’émet une fois de plus une réserve quant à ce point lorsque je vois qu’encore une fois on se permet de nous subtiliser un avantage considérable. Les clients s’indignent de ce qu’ils constatent en s’informant des nouvelles du groupe Michelin depuis plus de deux ans, la frustration atteint désormais les équipes internes au groupe, je crains que la motivation globale n’en soit impactée si Michelin ne réagis pas à nos appels au secours. Il est dans l’intérêt du groupe de fournir à leurs équipes commerciales ce fameux carburant qui nous permettrait à nouveau de porter fièrement l’étendard de notre entreprise.

    – Sommes considérables sur lesquels bon nombre de collègues comptent sérieusement (train de vie, emprunts, etc)

    – Se mettre en règle vis-à-vis de l’URSAFF : oui, mais dans ce cas, pourquoi ne pas maintenir le panier repas maximum légal (18€ d’après mes lectures) et trouver une compensation sur les 10€ manquants ? La marche est moins haute dit comme ca

    – La perte du forfait repas me fait perdre l’équivalent de environs 8% de rémunération net, à ajouté à la non augmentation général et à ma « non éligibilité » pour le rattrapage autour des 95%, cette année Michelin m’aura uniquement fait perdre du pouvoir d’achat et n’aura montrer aucune reconnaissance autre que « verbal » à la force de vente.

  5. Verbatim RDC dit :

    – La fin de cet avantage va nettement affecter mon pouvoir d’achat. D’après mes calculs je perds environ 200€ net/mois. J’ai d’ailleurs accepté un salaire plus bas que mon précédent job car je prenais en compte ces 200€ dans mon budget mensuel.

    – Je trouve que le moment est extrêmement mal choisi pour supprimer cet avantage car la période actuelle, avec le manque de disponibilité produits, rend l’atteinte des primes beaucoup plus compliquée. C’est donc la double sanction financière…

    – Je conçois que cette prime ne soit peut-être tout à fait « légale » mais la moindre des choses, au regard du contexte actuel, aurait été de nous présenter cette évolution avec une solution compensatoire en même temps.

    – Une grosse frustration pour ma part quant à cette annonce qui survient dans une période où les temps sont durs (hausse des matériaux, taxes, pandémie, restrictions) .

  6. RDC demotivé ! dit :

    Période compliquée et trés trés trés démotivante pour la force de vente !
    Effectivement cela commence a peser lourdement sur le moral et notre niveau d’implication.
    Des objectifs inatteignable de par le manque de disponibilités produits et donc aucun bonus force de vente, un rattrapage mediane non effectif pour ma part sans réelle explication. Et à cela vient s’ajouter la suppression de l’indemnité forfaitaire qui m’avait toujours été vendue comme faisant partie du « package » force de vente ! celle ci me servant également à inviter des clients au restaurant sans faire de notes de frais, offrir les croissants aux clients … mais également me garder une petite compensation en fin de mois non négligeable et compensant mon décalage de rémunération …

  7. RCS dit :

    Je me souviens de mon entretien d’embauche route où face à ma tentative de négociation de salaires mon PDP m’avait répondu « oui salaire bas, pas de négo possible » mais en me mettant bien en avant comme « revenu complémentaire » à la fois feu les découchages (disparus il y a peu) et la « gratte » sur les repas. Cela m’avait convaincu de signer. Il serait donc normal que l’entreprise assume via une compensation pour tous les « routiers » ce qu’elle a vendu hier comme une rémunération complémentaire.

  8. pascal dit :

    Je sur un TCR démotivé, on nous demande faire de la part de marcher dans le rechaper
    Vendre des chambres à air, faire de l’informatique (bureau).
    En plus ont doit charger notre matériel sur le secteur (mobile- pda- scanette – imprimante -pc)
    Tout sa avec un salaire de misère , alors avec 27,50 € de forfait par repas comme on dit sa mettais du beurre dans les épinards .

  9. AUSSAGE Philippe dit :

    Bonjour, effectivement la perte financière sera énorme, environ 450 eur NET mensuelle pour ma part. On nous a vendu ce poste de TCR en nous mettant justement bien en avant cet « avantage » conséquent. Mon PDP m’avait personnellement expliqué en 2016 tout l’argent que je pourrai alors mettre de côté avec ce système de compensation. Je pense que les personnes qui avaient mis en place ce forfait de 27.50 eur par repas, voyaient cela comme un investissement, pendant que les personnes qui souhaiteraient l’enlever, comme une dépense. En effet, ce forfait fait partie intégrante des postes de la route, où le salarié se retrouve souvent à manger sur le pouce, ou tout simplement seul. Où il passe beaucoup de temps au volant ou dans les hôtels. Pourquoi aujourd’hui nous devrions continuer à accepter ces désagréments, en mettant une croix sur cette juste compensation qui faisant partie jusqu’à lors de nos droits routiers acquis ?… Après ces tristes nouvelles, le moral est en berne…

  10. EST dit :

    Bonjour,
    Bien qu’on puisse se poser la question : « Après plus de 20 ans à fonctionner avec des indemnités journalières, pourquoi l’URSSAF ne sanctionne que depuis peu ? « , aucun salarié ne revient sur le fait que l’entreprise se doit de respecter les règles.
    On notera tout de même que cette évolution va entraîner un véritable irritant de plus pour la réalisation des futures notes de frais (une dizaine de factures repas par semaine).
    En revanche, il est tout simplement inacceptable pour les salariés que l’entreprise ne mette pas en place une rémunération de compensation. Cela est particulièrement vrai pour les métiers dans lesquels les déplacements sont nombreux comme les services de l’ingénierie, les essais, les forces de vente, la compétition, etc…
    Partir en déplacement n’est pas un plaisir et amène pour tous ceux qui l’ont vécu une difficile organisation au sein de la famille : être loin de sa conjointe ou de son conjoint, de ses enfants, de ses proches est très compliqué à vivre, particulièrement si la fréquence de ces déplacements est élevée. Le report des charges quotidiennes sur celle ou celui qui reste est considérable. L’impact affectif est lui aussi très important et peut parfois devenir critique. Les dépenses pour l’allongement du temps de garde des enfants sont elles aussi non négligeables.
    De plus, il ne faut pas oublier que l’engagement des salariés en mission loin de chez eux est particulièrement important. La majorité d’entre eux ne comptent pas leurs heures et prennent souvent de courtes pauses le temps d’avaler un sandwich pour le déjeuner.
    L’ensemble du personnel, quel que soit le NR d’ailleurs, a profité de ces indemnités journalières, celles-ci ne constituant qu’une maigre consolation au vu des contraintes citées ci-avant.
    Il est évident que l’entreprise doit mettre en place une prime journalière de déplacement pour palier au manque à gagner, à minima pour les salariés se déplaçant fréquemment dans le cadre de leur mission.
    Merci pour votre aide sur le sujet.

  11. Un camarade d'une autre syndicat dit :

    Notre employeur aurait trot de s’en priver. Lorsqu’il y a un appel à la grève, il n’y a personne devant les Carmes.

    • Laure TRINCAL dit :

      Bonjour « camarade », l’action syndicale ne se limite heureusement pas à la grève mais en effet, mobiliser n’est pas simple, dans un contexte où la défense collective des salariés devient de plus en plus indispensable tant les ordonnances Macron ont bousculé le Droit du Travail. La tentative de passage en force en mettant le document en approbation dans inTouch montre bien qu’il est indispensable de nous défendre ENSEMBLE.

  12. Greg dit :

    Le responsable europe du sud dans ses commentaires en français sur les résultats économiques de l’entité a été très clair : s’il cela tenait qu’ à lui il mettrait « une bombe  » sur la France…C’est confirmé, et elle est à fragmentation ! Merci à nos élus CFE CGC pour leur travail remarquable .

  13. Valentin dit :

    L’expression: » Préservez moi de mes amis, je m’occupe de mes ennemis » n’a jamais été aussi vrai…Une vie à combattre les américains, japonais et autre coréen pour imposer notre Bibendum et voilà qu’on est poignardé dans le dos par des auvergnats…Tout cela pour le cours d’une action… Parfois possédé quelques milisecondes par un Algorithme.Les valeurs des fondateurs est bien loin. Triste fin…

  14. ADF dit :

    Bonjour, je viens de recevoir dans Intouch une « déclaration d’acceptation » sur l’évolution des règles de remboursement des frais professionnels. Je veux bien accepter d’être informé à ce sujet mais de là à valider une déclaration d’acceptation c’est un peu fort quand même ! Est-on obligé d’accepter ce document?

  15. DOMF dit :

    Bonjour,
    Je pense qu’il est important de représenter les métiers de l’ingénierie, en effet nous sommes aussi appelés à nous déplacer très régulièrement dans le monde entier sur des durées non négligeables (2 / 3 semaines, voir plus) loin de nos familles et en laissant les charges du quotidien à nos compagnes / compagnons qui doivent souvent s’organiser avec leur travail respectif pour pouvoir s’occuper à plein temps de nos enfants. (écoles, activités extra scolaire)
    Donc oui la possibilité de faires quelques économies sur le forfait journalier accordé nous permettait d’apporter un argument et une contrepartie pour les efforts qu’ils doivent produire durant cette période.
    Il y a bien entendu l’ISDE pour les déplacements à l’étranger, mais l’ISDE ne représente que 10/15€ par jour je ne suis pas sur que cela soit à la hauteur des efforts fournis, de plus l’ISDE ne s’applique que pour les jours travaillés durant le déplacement, ce qui signifie qu’un jour de repos loin de chez nous ne mérite aucun dédommagement …

  16. Voyageur dit :

    Voir ci-dessous l’extrait concernant ce point :
    Indemnisation des frais professionnels sous la forme d’allocations forfaitaires

    Si l’employeur décide de verser une indemnité forfaitaire, il doit en comparer le montant aux limites d’exonération revalorisées chaque année prévues pour les frais suivants :
    • de repas au restaurant, lorsque le salarié est en déplacement professionnel et empêché de regagner sa résidence ;

    L’employeur n’a pas à justifier ces dépenses. Il doit simplement pouvoir démontrer que l’application des allocations correspondent aux situations de fait.
    Lorsque les allocations versées sont supérieures aux limites d’exonération, deux situations sont possibles :
    • si l’employeur n’établit pas les circonstances de fait, l’allocation versée est réintégrée dans l’assiette dès le premier euro car c’est alors un complément de rémunération ;
    • si les circonstances de fait sont établies, la fraction excédentaire est exclue de l’assiette des cotisations si l’employeur prouve que l’allocation a été utilisée conformément à son objet en produisant les justificatifs.
    https://www.urssaf.fr/portail/home/employeur/calculer-les-cotisations/les-elements-a-prendre-en-compte/les-frais-professionnels.html

    Pour moi c’est une perte d’environ 2000€ par an. Je me déplacement essentiellement à l’étranger par contre on a aucune info sur l’étranger.
    Quand on voit les résultat de l’entreprise et qu’on a pas d’augmentation de salaire et qu’on nous enlève quelques avantage quand on est hors de la maison. Je me pose la question qu’elle est l’intérêt de se déplacer et de faire un effort pour l’entreprise. Comme par hasard l’annonce est faite après l’étude avancer ensemble. Je ne suis pas sur que la politique salariale soit avancer ensemble c’est plutôt la direction qui avance pour ses actionnaires.
    En tous cas depuis quelques années Michelin a bien changé…

  17. RDC dit :

    La Force de vente Michelin est et a toujours été une population mobilisée pour son entreprise et pour ceux qui nous font vivre c’est à dire nos clients.
    La motivation est toujours présente malgré des temps difficiles (cf les témoignages de tous les collègues plus haut) mais je commence à me demander si le Groupe Michelin souhaite toujours avoir une population de commerciaux étant donné les dernières décisions prises et celles à venir…
    Je suis tout simplement déçue des choix de l’entreprise et je perds confiance dans l’avenir alors que cela ne m’était jamais arrivée jusqu’à présent!
    Merci à la CFE CGC de nous aider sur ce sujet.

  18. 1 RDC PARMI TANT D'AUTRE dit :

    Ecœuré par cette décision, il ne faut pas considérer cette indemnité uniquement pour les repas, c’est aussi une forme de reconnaissance pour des personnes qui font 60 000KM / an, par tous les temps, pour des personnes qui font leur bureau, leur repas… derrière le volant, mais aussi qui découchent plusieurs nuits par semaine et donc loin de leurs familles (nous préfèrerions ne pas bénéficier de cette indemnité et manger tous les soirs avec nos conjoints et enfants). N’oublions pas que la force de vente est le dernier maillon de la chaine, et que sans elle les résultats de l’entreprise ne serait pas la même. Merci de nous accorder un peu de considération.

  19. Marc dit :

    Bonjour
    Merci pour La Défense de notre population nomade sans compromission et avec un vrai sens critique.
    L’annonce que vous venez de publier montre malheureusement l’intérêt de l’entreprise pour les personnes qui sont en contact avec les clients au quotidien avec parfois des position difficile à tenir pendant cette pandémie
    Merci à la CFECGC pour votre pugnacité et en espérant que l’ouverture d’une négociation que vous avez obtenu aboutisse à quelque chose de satisfaisant

  20. RDC Transport dit :

    Bien senti d’attendre la fin de l’étude avancer ensemble pour nous annoncer cette nouvelle régression. Je n’aurai pas répondu pareil à certaines questions.
    je suis déçu et inquiet de la route que prend l’entreprise sur la gestion de ses équipes commerciales.
    Je perd confiance, c’est grave.
    Merci à la CFE CGC qui nous avait alerté avant l’été et qui je suis sur, obtiendra une compensation honorable.
    Vous avez tout mon soutien.

  21. RDC dit :

    Ma décision est prise, je vais rejoindre la CFE-CGC c’est devenu indispensable !

    • Laure TRINCAL dit :

      Bienvenue parmi nous RDC, l’action collective renforce la parole des salariés.
      Je vous envoie en MP les explications pour adhérer.
      Si vous souhaitez participer aux préparatoires sur ce sujet nous vous associerons.
      Merci

  22. RDC Anonyme dit :

    Plusieurs années que l’on entend parler de la disparition de ces indemnités, voilà chose faite, c’est acté, merci l’URSSAF, merci le système français ! On ne paye pas suffisamment d’impôts et de cotisations, voilà qu’il faut qu’on nous retire les quelques avantages dont nous avions la chance de pouvoir bénéficier chez Michelin.

    Si la responsabilité de Michelin ne peut être engagée sur cette décision de l’URSSAF, n’en reste pas moins que cela va générer des économies pour le groupe si aucune mesure d’accompagnement n’est envisagée. J’espère sincèrement que les parties prenantes seront en mesure de redistribuer tout ou partie de ces économies sous une autre forme pour compenser la perte associée à la disparition de ces indemnités forfaitaires !

  23. Eric dit :

    Bonjour,
    On ne voit pas apparaitre clairement dans la note et dans votre article si la règle va s’appliquer également pour les déplacements à l’étranger.
    Quelqu’un aurait-il la réponse?

    • Laure TRINCAL dit :

      bonjour @Eric, nous avons compris qu’il s’agit d’un passage aux frais réels y compris pour les déplacements à l’étranger mais je vais vérifier et confirmer.

      En réponse à RDC anonyme : nous avons justement obtenu l’engagement d’une discussion sur des mesures d’accompagnement (compensation) en portant la protestation par une déclaration ferme dès l’ouverture du CSEC et basée sur des exemples très concrets issus de vos remontées (voir notre article ci-dessus qui reprend l’essentiel de la déclaration)
      Merci pour vos commentaires 🙂

  24. RDC PL dit :

    Les clients jusqu’a lors etaient médusés de notre portance à l’entreprise dans nos paroles comme dans nos actes. L’entreprise avait su entretenir cette flamme ….
    mais je percois un changement qui va je le crains eteindre cette flamme et nous perdrons en 10ans 10% de pdm en FRANCE Michelin est il prêt à cela?
    Sur le sujet des frais ,Je souhaiterai remettre dans son contexte le pourquoi de cette colère:
    1/ pourquoi avons nous le sentiment d’une décision injuste? le réponse est simple entre 12/14h nous restons dans notre voiture à travailler souvent :à gerer la lourdeur quotidienne de nos process, des pneus à trouver etc….
    2/ pas d’augmentation pour beaucoup d’entre nous cette année
    3/ cette décision arrive l’année ou la rémunération de la part variable n’a jamais été aussi injuste en FRANCE, le groupe se porte bien, la performance des pays ou se trouve les broker font belles performances car inondent par l’import le marche FRANCAIS (invisible dans notre remunération)MICHELIN a accentué le phénomène avec la pénurie et ses critères de priorisations supply qui favorise les exportateurs mais ne vous trompez pas s’il y a de l’import c’est grâce à au produit certe mais aussi à sa force de vente qui a porté depuis 100ans la marque en FRANCE Un produit sans son ambassadeur ne fait pas de miracle commercial, nos conccurents seront tjs moins cher que nous
    la banalisation s’installera
    MICHELIN en 2021 est en train de démotiver ses ambassadeurs: vous l’avez bien compris la coupe est pleine
    J’espère pouvoir encore compter sur des fortes contrepartie en rémunération de cette dernières décisions qui s’ajoute aux précédentes injustices vaincus cette année 2021
    A vous les responsables MICHELIN , je compte sur vous, progressez et nous progresserons. j’ai encore envie d’y croire
    Un RDC triste ce jour

  25. Flo dit :

    La Covid 19 à fait prendre conscience à la société de l’importance de la première ligne au point de lâcher en quelque mois 10 fois plus d’argent qu’économisé en 15 ans…Quoi qu’il en coûte et un plan de réévaluation immédiate et durable de cette population. Le virus a muté, la Covid Bib s’attaque aussi à cette population, des TCR qui produit directement du chiffre d’affaire en chassant puis facturant du rechapage à des clients que le RDC aura convaincu de rouler avec nos produits…
    Nous comptons sur la CFE CGC pour nous trouver rapidement le vaccin
    Merci d’avance.

    • Laure TRINCAL dit :

      Merci pour votre confiance dans nos capacités de chercheurs 😉 Notre équipe travaille d’arrache pied sur le vaccin 🙂

  26. RDC en France dit :

    Bonjour à tous,
    Je suis clairement déçu et surpris de cette décision. Je pensais être dans une entreprise qui prenait soin de son personnel qui se lève tous les matins motivé pour porter haut et fort les couleurs de notre société.
    Cette décision vient impacter très clairement et fortement ma motivation et ma rémunération en tant que partie intégrante de la Force de Vente. Cette décision est une énorme goutte d’eau qui vient faire déborder un vase déjà trop plein dans une période sanitaire compliquée, avec des problèmes profonds de disponibilité produits et de hausses tarifaires à faire passer.
    Remercier solennement le courage de sa FDV pour le travail effectuer ces derniers mois et années ne s’effectue pas seulement par des paroles.
    Signé un RDC démotivé et triste de voir son entreprise prendre un mauvais virage…

  27. RDC dit :

    En effet, la démotivation vient d’atteindre son paroxysme avec cette nouvelle annonce, qui vient ponctuer une succession de claques prises par les équipes délocalisées ces dernières années.
    Le forfait journalier est présenté comme un avantage lors de la prise de poste, et une justification au niveau de salaire bas.
    Les temps de route peuvent être longs, dangereux, ils impactent la vie personnelle des employés itinérants, tout comme les découchages. Les conditions de travail sont soumises aux aléas climatiques, souvent dans des lieux sales et peu confortables. Le pneu, c’est rond, c’est noir… mais après utilisation c’est surtout sale et détérioré !
    Les commerciaux ne comptent pas leurs heures, travaillant parfois (souvent ?) de nuit, entre midi et deux, le week-end, à leur domicile… afin de servir au mieux les intérêts de nos clients et de l’entreprise. Ce dans un contexte très solitaire, ne bénéficiant que de peu d’interactions sociales autres qu’avec nos clients (interactions régulièrement soumises à tension étant donné leur nature). Le manque d’écoute et de considération de la part de nos dirigeants face à nos difficultés actuelles et celles de nos clients n’aident pas… Nos salaires ont déjà été fortement impactés ces deux dernières années par des primes inatteignables de par leur positionnement sur le Sell In et non le Sell Out (les pays frontaliers nous remercient), l’état catastrophique de notre Supply (connu de tous, et pourtant…), les décisions d’arbitrage prises par l’entreprise…
    Les employés clermontois bénéficient d’avantages auxquels les employés itinérants ne peuvent accéder : les offres commerciales du CSE Michelin sont en grande partie rattachées à Clermont et sa périphérie, aide à la garde d’enfants et accès aux crèches, cantine d’entreprise (!!!), accès à des aides de services à domicile… qui plus est dans un contexte de vie peu onéreux comparé à certaines régions de France où la stabilisation contrainte des commerciaux est très coûteuse, sans accompagnement de l’entreprise (Lyon et sa périphérie, PACA et Occitanie, Bordeaux…).
    A cela s’ajoute le faible accès pour la population itinérante aux opportunités salariales et à l’évolution au sein de l’entreprise, de par la solitude sur les postes itinérants, le manque d’interactions avec les autres employés, le manque de connaissance des opportunités, l’absence totale d’accompagnement de la part de la fonction P… Les jobs postings sont régulièrement déjà staffés avant même d’être publiés, le réseautage fait loi. Quant au manque de considération vis-à-vis de notre fonction… n’en parlons pas.
    Dans le contexte sanitaire que nous subissons tous, ces inégalités ont été accentuées pour les employés hors sites : pas d’accès au restaurant ni même à des points d’eau pour se laver les mains ou pour aller aux toilettes, isolement intensifié… Sans compter l’impact psychologique face aux relations dégradées avec nos clients, que nous essayons de servir au mieux et qui ne nous accordent plus leur confiance… Confiance durement gagnée au fil du temps, par notre travail et notre acharnement. Nos remontées sur le sujet n’ont provoqué que peu de réactions, faisant sembler nos propos comme anodins aux yeux de la direction. Malgré ce, le travail a continué, et rien n’a été fait pour remercier les employés de leurs efforts et leurs sacrifices. Pas d’indemnités, pas de rattrapage de primes…
    Cette année, certains salaires ont été revus à la hausse pour se rapprocher de la médiane… de manière indifférenciée selon l’ancienneté de l’employé sur le poste occupé. Cette démarche est NORMALE, notamment pour les employés ayant 5 années et plus d’ancienneté sur le poste considéré. Elle ne peut toutefois justifier le retrait arbitraire pur et simple d’un des rares avantages à la fonction des employés itinérants : l’indemnité journalière. L’entreprise ne peut utiliser cette hausse comme motif de compensation à cette perte de revenus. Une compensation financière de 10 à 15% du salaire, intégrée au salaire mensuel, est le minimum acceptable.

    • Laure TRINCAL dit :

      Bonjour à tous,
      merci pour vos derniers commentaires qui décrivent bien vos conditions de travail et l’importance que cette indemnité quotidienne représente. Vos commentaires sont très importants pour nous, n’hésitez pas, nous les prendrons tous en compte et porterons les messages.

  28. RDC non respecté dit :

    Bonjour , Je vais aller vendre des véhicules en concession ,2x mon salaire et 2x moins d’ennuis au contact des clients .
    Triste décision qui ne prends pas en compte le quotidien difficile sur le terrain. Au revoir motivation

  29. Un Responsable de développement de compte Michelin dit :

    Bonjour et bravo pour le travail accompli

    Après calcul sur l’exercice 2020,la suppression de cette « indemnité representera pour moi une baisse de 12% de mon salaire de base. Après le gel du salaire, la disparition d’un bonus de vente atteignable, curieuse façon pour une entreprise de traiter son dernier maillon face au client…Plus de client, plus de salariés, plus d’actionnaires

    Bon courage à tous

  30. Frédéric dit :

    Pour ce qui des repas de midi, certains restaurants d’entreprise ne délivrent pas de ticket de caisse et ne sont pas équipes pour cela, a l’etranger hors EU notamment, ce repas lors d’un déplacement revient clairement a 100% a la charge de l’employe. Il faut donc une compensation.
    Qu’en est-il des frais de blanchisserie par exemple ?

  31. ADF dit :

    Bonsoir. Quelle année chez Servives et Solutions!!! Suppression de 100 opérateurs de flottes, délocalisation d’une partie du Back office à Bucarest, et maintenant plus de forfait repas… Nous passons nos journées sur la route, chez nos clients et sans compter les heures car la charge de clients est toujours en hausse. Nous restons le midi chez nos clients pour gagner quelques heures de travails ou grignotons vite fait un morceau au volant sans jamais nous plaindre car oui, ce forfait repas offre une certaine compensation. Comment rester mobiliser après ça ??? J’espère que la compensation négociée sera à la hauteur…

  32. Imeram dit :

    Bonjour,

    J’ai du mal à comprendre la volonté de l’entreprise.
    Il y a un fait indiscutable: nous ne sommes pas chez nous quand nous nous déplaçons, le forfait permettait de se nourrir en priorité et de bénéficier d’une « compensation » liée à cette contrainte.
    L’utilisation de l’indemnité « chambre sans facture » permettait à l’entreprise d’éviter les frais d’hôtel quand les salariés sont hebergés chez la famille ou chez des connaissances. Cet hébergement n’est pas gratuit dans la réalité: on ne vient pas sans contrepartie chez quelqu’un pour un motif professionnel pour bénéficier de l’hébergement (eau, électricité, intrusion dans la vie privée). Pour ma part, si cette décision est actée, je passerai donc par un hébergement hôtelier, moins intéressant pour l’entreprise d’un point de vue économique.
    J’ai une préoccupatipon concernant la porte ouverte vis-à-vis des déplacements à l’étrager et les indemnités associées.

    Merci pour votre action et bonne soirée.

    • Laure TRINCAL dit :

      Bonsoir,
      En effet, nous avons expliqué aussi le contexte des « chambres sans facture », on ne vient pas les mains vides…
      Nous attendons beaucoup des discussions sur la compensation, affaire à suivre.
      Merci pour votre expérience qui sera utile à tous.

  33. GANCGLUS dit :

    il faudra faire valoir à la direction que c’est elle-même qui a institué cette indemnité de repas forfaitaire et en a fixé le montant en sachant pleinement ce que cela signifiait pour la rémunération des salariés. la retirer équivaut de manière déguisée à instituer une baisse de rémunération des salariés, alors même que l’entreprise n’a jamais fait autant de bénéfices: tout simplement incompréhensible et inadmissible.
    d’une : ce passage au frais réel peut être un motif de grève,
    de 2: l’engagement de l’entreprise concernant ses salariés, devient clairement discutable et peut amener à remettre en cause l’avenir chez Michelin et à envisager d’autres évolution ailleurs.
    au travers de cette décision, l’entreprise montre sa volonté clairement financière de maximiser un bénéfice, au détriment des salariés, et au final des clients: MICHELIN perd son âme.

    • Laure TRINCAL dit :

      Bonjour, merci pour votre commentaire et ressenti. Nous porterons vos revendications et réaction lors de la discussion sur la compensation envisagée pour les salariés qui se déplacent beaucoup. A suivre, donc. La CFE-CGC sera à votre écoute et n’hésitez pas à nous remonter des ordres de grandeur de ce que vous estimeriez comme compensation juste.

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