CONGES ENFANT MALADE : FAITES VALOIR VOS DROITS !

Dans le livret « Devenir Parent » distribué par Michelin à tous les employés concernés, les congés non rémunérés en cas de maladie d’un enfant sont proposés. Toutefois, faire valoir ce droit est plus compliqué qu’il n’y paraît : entre méconnaissance et confusion, les salariés sont souvent contraints de poser des JDR. 

Depuis l’accord 35h, il n’existe plus de jours de congés indemnisés en cas de maladie de son ou ses enfant(s) chez Michelin. Toutefois, le Code du Travail continue de s’appliquer et le livret « Devenir Parent » y fait référence lorsqu’il mentionne la possibilité de poser 3 à 5 jours de congé « enfant malade » (en fonction de l’âge et du nombre d’enfants à charge).

Ces jours de congé sans solde ne peuvent être refusés, sauf si l’employé est dans l’incapacité de présenter un certificat médical attestant de l’état de l’enfant.  

Ces congés nécessitent un encodage spécifique « APA » dans GTA, il faut donc se tourner vers les assistants.es de service pour l’encoder. Or, nombre d’entre elles ne connaissent pas l’existence de ces congés légaux et la confusion est vite faite avec les Jours de Solidarité Enfant (JSE), qui ne s’appliquent que dans le cas de pathologies graves. Et les rares assistants.es au courant hésitent à poser ces congés sans solde, craignant probablement que les personnes n’aient pas bien mesuré comment « sans solde » se traduira sur la feuille de paie. Elles demandent ainsi en toute bonne foi aux employés de poser des JDR. 

Plus inquiétant encore, certains PDP ne sont pas plus au fait de ce droit et peuvent véhiculer un message erroné qui ajoute à la confusion. Exemple : « les JDR sont faits pour pallier la disparition des jours de congé enfant malade ».

La CFE-CGC invite le Service du Personnel à clarifier le sujet en communiquant auprès de l’ensemble des employés et à mieux former les intervenants pour garantir des pratiques homogènes.  

Michelin prône un meilleur équilibre entre vie professionnelle et personnelle et pourtant l’accès à ce congé légal n’y est pas assuré. LA CFE-CGC rappelle que Michelin se contente d’ailleurs d’appliquer les dispositions minimales du Code du Travail.

L’ironie veut que des prestataires en soient parfois étonnés, eux qui bénéficient de nombreux jours de congés « enfant malade » indemnisés par leur entreprise, parfois même sans justificatif.  Nous invitons l’entreprise à assouplir sa position et proposer plus que le minimum pour accorder son discours qui se targue d’accompagner la parentalité avec ses pratiques. 

Charlotte Z, militante CFE-CGC

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