Alerte rouge dans les Régions Blanches B2C : surcharge, fatigue et incompréhension

La situation est critique au sein des équipes B2C des régions dites « blanches », les régions avec un hiver. Malgré deux week-ends prolongés récents, la fatigue et la pression sont palpables.  La CFE-CGC demande un réel pilotage des actions à déployer et une gestion centralisée des informations diffusées aux commerciaux, pour rétablir un climat de travail serein et efficace.

Surcharge et fatigue

Ce constat alarmant n’est pas nouveau. Dès novembre 2024, une alerte avait été lancée concernant la charge de travail excessive et la pression subie par toutes les équipes B2C. Cette année la campagne de commandes hiver Kléber, à anticiper dès octobre pour l’année 2025, s’est ajoutée à un flux de travail déjà conséquent. Cette surcharge a inévitablement rejailli sur le centre de service, où l’on a déploré un arrêt de travail et un malaise.

Suite à ces signaux d’alerte, des discussions avec les représentants de l’employeur avaient abouti à la promesse d’un plan d’action. Cependant, ce plan tarde à se concrétiser, et un pilotage centralisé de la charge de travail fait cruellement défaut. 

Il ne s’agit pas ici d’un simple problème d’effectifs, mais d’une gestion chaotique des multiples missions à déployer. Le « mémo d’actualité », censé informer, se transforme en une liste hétéroclite de tâches à accomplir, assorties de délais souvent compliqués à tenir.

La conséquence directe de ce manque d’organisation se traduit sur le terrain par des Responsables de Ventes Régionaux (RVR) contraints d’établir des priorités parmi les priorités, reléguant au second plan des tâches pourtant essentielles.

Le paradoxe le plus frappant réside dans le fait que le travail considérable fourni par les équipes, notamment la prise de commandes Kléber en octobre pour l’ensemble de 2025, n’a pas porté ses fruits. Sur le premier quadrimestre, jusqu’à 30% des pneus n’ont pas été livrés, engendrant une charge de travail supplémentaire et régulière pour ajuster les portefeuilles clients – une réalité dont la direction à Clermont ne semble pas tenir compte.

La transition vers la saison hivernale en avril n’a fait qu’accentuer la pression, avec l’impératif de prendre les commandes hiver avant le 30 avril. 

Incompréhension

Le discours tenu par les équipes du siège lors de la réunion hiver a démoralisé les troupes. L’indifférence affichée vis-à-vis de la marque Kléber ont heurté de plein fouet les équipes commerciales sur le terrain. La CFE-CGC déplore le manque de considération pour le travail acharné des forces de vente, mobilisées pour aller chercher ces commandes.

Le climat de tension est encore alimenté par des publications dans le mémo qui mettent une pression excessive sur le suivi des commandes, pointant parfois du doigt des individus de manière ciblée.

Face à cette situation intenable, la proposition faite aux équipes de déclarer une surcharge de travail s’est heurtée à un double obstacle : un manque de procédure claire et une crainte de représailles. 

La réunion du mardi 13 mai, convoquée en urgence face au retard de marge, a paradoxalement mis l’accent sur une animation visant à générer du volume supplémentaire pour toutes les LB. Le comble réside dans le fait que la performance de mai-juin (+7% au TC, +14% au PL, +20% à l’agricole, + 5% TCR, +15% pour Camso) sera déterminante pour la rémunération. Ainsi, ceux qui ont surperformé au premier semestre au-delà des objectifs annuels, mais qui n’atteindraient pas les objectifs spécifiques de mai-juin, ne seraient pas récompensés. Cette logique court-termiste ne tient pas compte de la pérennité des performances ni de l’intérêt du client.

4 réponses à “Alerte rouge dans les Régions Blanches B2C : surcharge, fatigue et incompréhension”

  1. François dit :

    « Le soucis du client, le soucis de l’avenir de la maison et ce bon sens qui méprise l’autorité quand elle ne fait pas son boulot »

  2. Anonyme dit :

    Malheureusement, même pression de dingue à tous les étages de la fusée. On donne l’impression de courir comme un poulet sans tête. Faire toujours plus mais avec les mauvaises décisions.

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