Enlever un jour de télétravail par semaine et réduire à 10 jours par an le télétravail occasionnel, c’est ce qu’a proposé l’employeur pour ce deuxième volet des négociations télétravail.
Lors de la négociation Télétravail du 6 mai, les échanges avec l’employeur, bien que cordiaux, n’ont pour l’instant pas abordé des points importants sur des problématiques quotidiennes d’organisation tel que le nombre de bureaux, la restauration, les places de parking, etc …
Les organisations syndicales ressortent frustrée de la « non » négociation possible sur le nouvel accord télétravail. Les lignes guides de Michelin restent figées avec une vision dogmatique de baisser le nombre de jours de télétravail à 2 jours maximum par semaine pour les avenants et à 10 jours par an pour le télétravail occasionnel. Pas d’augmentation d’indemnités toujours plafonnées à 250€ pour la durée totale de l’accord, malgré une inflation à 14,5% depuis le dernier accord.
Bref, un accord au rabais se profile pour les salariés de Michelin sans beaucoup de marge de manoeuvre pour vos élus. Nous restons pourtant mobilisés et prêts à défendre les intérêts des salariés.
Finalement quels sont les résultats de cette négociation ? Avez-vous pu obtenir ce que vous souhaitiez et qu’en pensent les salariés ?
Voici l’article où vous retrouverez les résultats des négociations.
https://cfecgcmichelin.org/2025/06/06/teletravail-bilan-des-negociations/
Bonjour, je pense que l’entreprise considère clairement que télétravail = téléglandouille, mais elle se trompe car ceux qui « glande » en télétravail glandent ,tout autant sur site, si la « vraie » raison est de fliquer il y a des moyens pour le faire…bref.
Je me pose la question de la vraie raison derrière tout cela.
Qui sont ces fameux 100 managers interviewés?Quiaà fait cette enquête?
Ce panel était il représentatif???
Cette enquête à t’elle réellement existé?
Si je devais résumer mon état d’esprit , je dirais que je suis personnellement dégoûté.
Bonjour, déçus, dégoutés, amers, c’est aussi notre état d’esprit.
Il y a aussi la question du Flex Office : comment justifier un nombre fume bureau inférieur au nombre de personnes sur les plateaux en limitant le télétravail ? On est déjà en crise de place….
Nous allons poser la question sur ce sujet précis à Michelin car nous partageons votre inquiétude.
Il est clair que le souhait de la direction d’enlever un jour de télétravail est une manoeuvre déguisée pour faire partir des gens dans le tertiaire. Comme des fois dans son histoire et peut-être de manière plus systématique ces derniers temps, ce sont des méthodes où le service du personnel Michelin avance masqué. Aucune statistique (à part la soi-disante interview de 100 managers, qui, d’ailleurs laisse penser que 69% des managers sont satisfaits …) ne vient étayer les arguments. Personne n’est dupe … Si la direction souhaite se séparer de ses employés, qu’elle le dise et propose des conditions financières intéressantes.
Nous sommes également inquiets et nous nous posons des questions sur les motivations profondes de cette absence de dialogue social autour du Télétravail
Bonjour chers représentants. Avez-vous l’intention d’utiliser le levier financier avec la possibilité d’exiger un remboursement systématique des frais fixes (avec rattrapage le cas échéant) dans l’eventualité où la direction ne souhaite pas négocier sincèrement et comprendre des arguments de bon sens ? Si le partenaire social ne voit pas son propre intérêt (porte-monnaie et facilités fiscales) dans une négociation á double sens il est compréhensible qu’il impose son point de vue (même si sur la forme la communication antérieure aux débats constitue une pression scandaleuse). lSihttps://www.legifrance.gouv.fr/loda/article_lc/LEGIARTI000046513379/2022-11-02
Nous avons l’intention d’utiliser tous les leviers à notre disposition, conscients pourtant que cela ne représente pas grand chose. Mais nous ne baissons pas les bras et sommes très motivés. On vous tient au courant !
Une autre clé de lecture trouvée sur LinkedIn :
« Ils ont changé les fauteuils. Ils ont mis des LED. Ils ont redessiné les open spaces.
Résultat : toujours personne au bureau.
Le grand retour forcé au bureau est lancé et 83% des dirigeants français le planifient d’ici 3 ans.
3 méthodes utilisées pour organiser ce retour pré-covid :
👉 La méthode douce : on installe des « fausses fenêtres » Innerscene à 1 000€ pièce, rajoute des plantes et redécore les open spaces.
👉 La méthode autoritaire : comme chez Google où c’est simple – revenez 3 jours par semaine ou prenez la porte.
👉 La méthode financière (et efficace) : Cameo l’a compris – 10 000$ cash pour un retour 4 jours/semaine. 𝗥𝗲́𝘀𝘂𝗹𝘁𝗮𝘁 : 𝟭𝟬𝟬% 𝗱’𝗮𝗱𝗵𝗲́𝘀𝗶𝗼𝗻 𝘃𝗼𝗹𝗼𝗻𝘁𝗮𝗶𝗿𝗲.
On se rend compte que faire revenir les employés coûte bien plus cher que les économies espérées sur l’immobilier.
Car si on veut du volontariat de la part des employés, seule une compensation FINANCIÈRE pour le temps de transport, les frais supplémentaires, et la perte de flexibilité est acceptée.
Donc en 2025, la question « comment les faire revenir » pourrait devenir « combien sommes-nous prêts à payer pour qu’ils reviennent » ?
–> chiche Michelin ?
Bonjour,
Merci pour votre engagement.
L’entreprise considère-t-elle que télétravail = téléglandouille ?
A titre personnel, le télétravail 3 jours par semaine me permet d’éviter beaucoup de perte de temps dans les transports et d’être tout aussi efficace. Nos organisations mondes et matricielles font que quoi qu’il arrive, on a au moins la moitié des personnes à distance et cela fonctionne. Je pense que sur mon poste 2 à 3 jours de TT c’est très bien. J’ai eu des postes ou 4 jours seraient même possible à mes yeux et d’autres ou à l’inverse, 1 jour était le maximum je pense.
Je trouve qu’ici l’entreprise a une approche dogmatique, une fois de plus. Responsabilisons les salariés ET managers avec une approche pragmatique en fonction du mode de fonctionnement de l’équipe, de la personne, de la mission, de l’ancienneté,…. bref chaque cas est différent et il faut l’accepter. Et à titre personnel, dès les entretiens de job posting, j’ouvre ouvertement le sujet pour voir le niveau de compatibilité des postes avec le TT. C’est un critère.
Avec la multiplication des sujets ces derniers temps, j’ai le sentiment profond que l’entreprise pilote une démotivation d’une partie des salariés pour pousser des volontaires au départ notamment dans le tertiaire.
Merci cher télétravailleur. Vous avez exprimé en quelques phrases le découragement et la déception des élus, toutes organisations syndicales confondues, qui étaient présentes hier à la négociation. N’hésitez pas à venir nous rejoindre si vous avez envie de nous épauler lors de telles négociations.