Déclaration CFE-CGC au CSE du 17 février 2025. 

Lors des NAO, il a été évoqué une simple recommandation auprès des managers afin d’éviter le « saupoudrage » pour les collaborateurs et cadres. Mais à aucun moment, il n’a été indiqué que la consigne serait de déshabiller « Pierre » pour habiller « Paul ». C’est pourtant bien ce que recommande l’Entreprise dans le document adressé aux managers en date du 23 janvier :   

« Pour les collaborateurs et cadres, compte tenu de l’enveloppe budgétaire plus réduite que les années précédentes, des recommandations seront faites aux managers de privilégier des augmentations individuelles d’au moins 2%, afin qu’elles soient plus significatives pour les personnes concernées. Ceci demandera donc aux managers d’analyser finement les rémunérations dans leurs services et éventuellement de faire des arbitrages en fonction de la situation de chacun. » 

Sur la forme, à quoi sert la démarche de responsabilisation menée par l’Enterprise, si elle se résume à un choix imposé aux managers. 

 
Sur le fond, l’entreprise demande en conscience à ses managers de priver d’augmentations individuelles d’au minimum la moitié des collaborateurs et cadres, malgré leur engagement et des résultats financiers parmi les meilleurs depuis plusieurs années.  

L’entreprise innove également en inventant le concept de « recommandation obligatoire » puisque d’après les propos relayés lors de la réunion auprès des managers de coca (fortement suggérée par la CFE CGC), tout manager proposant des augmentations inférieures à 2% se verrait devoir fortement justifier cet écart à la recommandation.  
   
Les managers sont envoyés en première ligne faire le sale boulot. On les réduit à un rôle d’exécutants, doigt sur la couture. Où est la responsabilisation des managers ? Où est le « Icare » par rapport à l’engagement des salariés ?  
 

La CFE-CGC s’insurge face à ces pratiques d’un autre âge, inadmissibles et indécentes. La direction sème les germes de la division, au lieu de jouer la cohésion des équipes. Il en résultera la discorde dans les équipes entre celles/ceux qui auront eu droit à des augmentations et celles/ceux qui n’auront rien. 
 
Ce n’est pas acceptable. La CFE-CGC communiquera largement sur ces pratiques délétères et exhorte la direction à stopper toute forme de pression sur les managers.  

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