Avancement du GT « compensation des inconvénients liés aux déplacements »

Depuis le mois de mai le groupe de travail, composé de représentants des syndicats, d’autres membres du personnel concernés par des déplacements et d’animateurs des Relations Sociales, se réunit régulièrement. Sa mission est de « co-construire » des solutions de compensation des inconvénients liés aux déplacements.

Les premières réunions avaient donné lieu à des échanges constructifs, en établissant une liste exhaustive des inconvénients impactant la vie sociale et familiale des salariés qui se déplacent :

Nous avons émis de nombreuses proositions et avions le sentiment d’être écoutés.

Mais l’animation des réunions a clairement été réorientée cet été. Nous avons a vu les déplacements à la journée écartés au motif que les inconvénients seraient rigoureusement les mêmes que ceux des salariés sédentaires. Ne sont conservés dans la « cible financièrement compensable » que les déplacements avec nuitées. Cette approche ne découle pas d’un consensus des salariés et syndicats participant au groupe.

Une dernière réunion doit avoir lieu pour finaliser la proposition du groupe de travail, en fait acter une compensation pour laquelle aucun chiffre n’a encore été avancé, hormis le choix d’un minimum garanti (MG) sans doute inférieur à 5 euros et qui serait affecté d’un coefficient tenant compte du nombre de nuitées, des pays de destination, en semaine ou avec week-ends.

Rappelons que jusqu’au 31 décembre 2021, la ½ indemnité journalière incluait un montant de 7,5 euros pour frais divers soit 15 euros par jour avec nuitée. Quel tour de magie les aura fait fondre au soleil de l’inflation ?

Alors, GT de co-construction ou chambre d’enregistrement ?

La dernière réunion livrera son verdict, générateur de frustration ou rassurant sur la capacité d’écoute de la direction quant à la mesure réelle des inconvénients identifiés.

La CFE-CGC a participé jusqu’au bout pour expliquer, proposer, challenger. Nous partagerons la proposition finale avec vous dès qu’elle nous sera communiquée.

François Asdrubal.

13 réponses à “Avancement du GT « compensation des inconvénients liés aux déplacements »”

  1. RDC BtoB dit :

    Nous avançons tout droit vers une attractivité de nos métiers de la route dégradée qui aura pour conséquence un turnover perpétuel de commerciaux juniors qui après avoir une ligne sur le CV partiront ailleurs retrouver de la reconnaissance de l’engagement nécessaire pour ces beaux métiers. La relation et service au client n’en seront que dégradés ! Les « anciens » n’accepterons plus de faire le fusible des intérims à moins d’être au prix marché de compensation de 800€ brut/semaine d’intérim ?
    Je propose juste de changer l’ordre des 3P puisque l’on a tendance à retenir que le dernier!

  2. RDC4 dit :

    J’ai choisi ce métier par passion. Souvent avec de grands secteurs qui m’obligent à découcher et les indemnités de déplacement étaient un « Plus » pour profiter d’activités supplémentaires avec les enfants et mon épouse.
    Ce nouveau mode de fonctionnement m’as fait perdre du « pouvoir d’Achats » et déséquilibre mon équilibre vie pro – vie perso.

  3. RDC dit :

    « un déplacement en journée ne génère aucun inconvénient »…
    Je me sens un peu heurté par cette phrase, d’autant plus que je travaille dans une des agglomérations les plus engorgées de France.

    J’adore mon travail mais je dois avouer que les déplacements journaliers sont une véritable contrainte au quotidien. Passer plusieurs heures par semaine dans le traffic pèse lourd sur le moral, sans parler des problèmes de dos auxquels nous pouvons faire face occasionnellement.
    Le trajet du matin, celui du soir, ceux entre 2/3/4 rdvs, la gestion du stress, des clients.. je dirais que le déplacement fait intrinsèquement partie du job. Il se gère, s’anticipe et, parfois, se subit. Il ne faut pas l’oublier.

    Je fais confiance au groupe pour penser à la situation de tout le monde dans les décisions qu’il sera amené à prendre dans un futur proche.

    Bien à vous,

    RDC

  4. TCR2 dit :

    Un pas de plus vers le mépris envers le personnel qui est contraint de par son métier d’être en déplacements.la journée OK rien à dire pour ma part mais le soir avec les contraintes que lui et sa famille doivent assumer sans compensations financières est totalement scandaleux.
    J’ose espérer que cette année aussi nous percevront une prime compensatoire car sinon quels avantages avons nous de ne pas être chez soi avec sa famille plutôt que dans une chambre d’hôtel seul ? Aujourd’hui si je devais prendre le même poste dans ces conditions je le dit honnêtement je ne le prendrait pas.

  5. Voyageur dit :

    Voici donc le constat d’un écart qui se creuse entre des dirigeants financiers trop bien installés dans leur tour d’ivoire, trop aveugle pour voir l’évidence, et les populations terrain qui se désengagent de l’essence même de leur mission : les clients.
    Comment expliquer aux bien-penseurs, que les indemnités journalières jouaient le rôle de rançon auprès des populations qui se sur-engagent au quotidien?
    Quel fin calcul financier et court-thermiste que celui d’octroyer une compensation annuelle ponctuelle, afin de mieux faire passer la pillule.
    Croyez-vous réellement que vos équipes terrain sont stupides, au point de croire que notre pouvoir d’achat restera inchangé?
    Les équipes terrain sont a l’agonie, ne serait ce que par l’enchaînement des postes en intérim faute de recrutement.
    « Nous n’avons pas pas candidats qui postulent sur les offres d’emploi cette année » Quelle coïncidence.
    Un voyageur résigné qui a gardé les clés mais perdu sa « Maison »

  6. Bib dit :

    Michelin une des rares entreprises en France ou tu gagnes moins d’argent d’années en années.
    Sans doute une meilleure façon d’avancer.

  7. RDC dit :

    Pour les « NOMADES » les déplacements à la journée c’est TOUS les jours.

     » Je ne connais pas d’expérience réussie d’un nomade qui ait quitté « la route » pour y retourner » m’avait dit un Directeur Commercial MICHELIN FRANCE en son temps…
    Horaires élastiques, pression permanente du client, disponibilité des matériels (en heures creuses), la météo, la manutention des pneus, l’insalubrité etc…

    Quant aux déplacements professionnels, ils représentent plusieurs dizaines de millier de kilomètre par an

    Nombre de tués annuels par 100 km de voie sur l’année 2010 :
    Autoroute concédée 1,69 mort tous les 100 kms
    Voie rapide urbaine 5,67 morts tous les 100 kms
    Route nationale 4,67 morts tous les 100 kms

    Risques physiques
    Le conducteur est exposé aux vibrations du véhicule. Le niveau d’exposition à ces vibrations est lié à la vitesse moyenne de conduite, ainsi qu’au type de véhicule, à la motorisation, à la période de circulation… Cette exposition pourrait favoriser la survenue de douleurs au niveau de la colonne vertébrale (rachialgies).
    Il est également exposé au bruit (moteur, circulation…). L’utilisation de la radio et l’ouverture de la fenêtre seraient les deux éléments augmentant le plus cette exposition au bruit (d’après une étude canadienne).TMS Il y a donc un risque de perte auditive (avec une perte auditive plus importante à gauche qu’à droite).

    Notons que l’exposition à la chaleur, en période estivale, dans des véhicules non climatisés, constitue un risque avéré. A partir d’une température de 30 °C à l’intérieur de l’habitacle, les capacités du conducteur (vitesse de réaction, vigilance…) se dégradent, ce qui peut provoquer des accidents. Or, ces valeurs de températures sont très rapidement atteintes derrière un pare-brise.

    Enfin, l’exposition à la lumière des phares, à leur réfléchissement sur des routes mouillées ou enneigées peut engendrer une fatigue visuelle.
    Risques liés aux postures de travail
    La position sédentaire de conduite pendant la totalité ou la plus grande partie du temps de travail expose à des risques connus : troubles musculosquelettiques (TMS) affectant principalement le cou, les épaules et le dos, maladies cardio-vasculaires ou digestives…

    De plus, les passages rapides d’une position de conduite assise et immobile prolongée à une posture debout avec, dans certains cas, des tâches de manutention (chauffeurs-livreurs par exemple), peuvent être un facteur aggravant.
    Risques chimiques
    Tous les salariés qui conduisent régulièrement en milieu urbain sont particulièrement exposés aux gaz d’échappement de la circulation automobile, aux vapeurs de carburant et de benzène (l’essence sans plomb et le gazole peuvent en contenir jusqu’à 1%) lors du remplissage du réservoir. Ces vapeurs d’essence agissent sur le système nerveux et peuvent provoquer des troubles graves de la formule sanguine. Il est à noter que les effluents du carburant diesel et le benzène sont des cancérogènes avérés.

    Enfin, les conducteurs sont susceptibles d’être exposés aux risques liés à la nature du chargement, à une exposition aux émanations, fuites, renversement ou autre exposition accidentelle.
    Risques psychosociaux
    BouchonsAu stress lié aux contraintes professionnelles (organisation du travail, respect des délais…), s’ajoute le stress dû à la conduite elle-même (vigilance permanente, conditions de trafic ou météorologiques…). Conduire pour le travail expose donc à un risque de stress chronique avec ses conséquences sur la santé (dépression, anxiété, troubles du sommeil ou de l’alimentation, ulcères, TMS, maladies cardio-vasculaires, accidents vasculaires cérébraux…).

    Les risques de violence ou d’agression ne sont pas non plus négligeables dans certains secteurs (transports de fonds ou de cargaisons ayant une valeur marchande importante).

  8. RDV B2B dit :

    il est ou le P de people ?
    « un déplacement en journée ne génère aucun inconvénient » :sur l’organisation familiale !!!, Les Visites Techniques du samedi!!!, les visites de parc en semaine tot ou tard !!! pendant la pause déj !!!, la manipulation des carcasses, les intempéries (froid-canicule), le téléphone qui n’a pas d’heure meme pendant les conges, les avantages sociaux (CSE, garderie, …)

  9. G* dit :

    En général, une journée avec déplacement démarre à 6h30 voir 7h00 et se termine rarement avant 20h….. peut-être que c’est la même journée que vivent les « sédentaires »….(je ne dis pas qu’ils ne travaillent pas…mais 8h-12h et 13h30-18h c’est pas la même journée…)
    une journée de terrain c’est 10 à 12h régulièrement…. les temps de trajet sont bien du boulot…. et rarement des temps inactifs professionnellement parlant… et quand on déjeune avec des clients, on n’est pas en « pause »…
    pas de compensation= pas de motivation= quiet quitting…. l’investissement sera le strict minimum.

  10. Henrico dit :

    Il est facile de dire qu’un déplacement à la journée n’est pas un inconvénient…. Peut-être que en faisant des déplacements à la journée quasiment toute l’année est en fait un vrai inconvénient, qui semble mal compris : ceux qui en décident habitent Clermont et travaillent aux Carmes….
    Mais partir à 6h30 le matin rouler sous la neige avec les risques afférents, travailler en extérieur avec des températures à -10 ou + 30 , l’exposition aux différentes fumées… le retour tard le soir….enfin tout cela me semble être de vrais inconvénients pour ceux qui en douteraient ils sont les bienvenus pour faire une tournée, un « vis ma vie » sur 48h ?

  11. RDC BtoB dit :

    Pour l’entreprise : « un déplacement en journée ne génère aucun inconvénient »???!!!… Le travail du samedi, les visites de parc à point d’heure du matin ou du soir, pendant la pause déjeuner pour voir les véhicules des clients, rajouter les délais de route, des milliers de pneus examinés, les odeurs d’urine, les poussières toxiques levé par la prise des pressions de gonflage(plaquette de frein longtemps amianté), la manipulation des carcasses (50 à 70 kg), les intempéries (froid-canicule), les risques routiers (20 à 80000 kms pro par an)le téléphone qui n’a pas d’heure, l’Éloignement des services centraux (téléphone, informatique, pressing le comité d’entreprise etc..) et j’en passe…Quand à ceux qui découche une compensation bien moindre que le produit de la quette d’un S.D.F… NON NON pas de différence à moins de faire 9 heures-17 heures les Lundi Mardi et Jeudi télétravail le Mercredi et Vendredi si j’en crois votre excellente étude sur la fréquentation des parkings des Carmes … Bravo pour le travail que vous avez fourni et fournissez; on ne vous oubliera pas en 2023.

  12. PERRAUD dit :

    Ne pas donner d’indemnité pour les déplacements à la journée dans SON pays ne me choque pas à condition que ce soit des journées de 8 voire 9h maxi.
    Hors c’est rarement le cas…
    Par contre c’est obligatoire en ce qui concerne des nuitées d’hotel et doit être basé sur la durée du déplacement (ex: 3 jours avec 2 nuitées donne 3 jours d’indemnités complètes et non 2).
    Les indemnités pour déplacement hors de son pays doivent être mieux reconnues et rémunérées.

  13. Stock63 dit :

    Merci pour votre implication sur ce sujet sensible. L’entreprise va t-elle prendre en compte l’aspect PEOPLE avec les remontées des personnes concernées ? Wait and See.

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