Le + syndical MICHELIN
Le + syndical MICHELIN

N'hésitez pas à faire appel à votre équipe locale disponible et efficace.

 

Retrouvez ici toute l'actualité syndicale de la CFE-CGC MICHELIN et les coordonnées de vos représentants. 

 

Informations locales de :

 

BASSENS           

BOULOGNE                              

BOURGES                                      

CHOLET                                         

CLERMONT FERRAND                   

GOLBEY                                        

LA ROCHE / YON                        

MONTCEAU                                   

ROANNE                                           

TOURS                                             

TROYES                                         

VANNES                                         

Likez nos pages sur les réseaux sociaux en cliquant ci-dessous.

Vous appréciez le travail accompli par la CFE-CGC Michelin, vous partagez ses valeurs.

 

Vous souhaitez recevoir des informations réservées à nos adhérents.

 

Notre cotisation reste inchangée pour la 8 ème année consécutive.

Elle est déductible de vos impôts à hauteur de 66%, ce qui vous fait une cotisation nette de 5 euros par mois pour les plus fortes cotisations.

Tarif préférentiel la première année !

 

Rejoignez-nous :

 

Votre message issu du formulaire a été envoyé avec succès.

Vous avez entré les données suivantes :

ADHESION OU CONTACT

Veuillez corriger l'entrée des champs suivants :
Une erreur s'est produite lors de la transmission du formulaire. Veuillez réessayer ultérieurement.

Remarque : Les champs suivis d'un astérisque * sont obligatoires.

Veuillez noter que le contenu de ce formulaire n'est pas crypté
REDACTRICE EN CHEF
Laure Trincal
63000 CLERMONT FERRAND
Téléphone :
Fax :
Adresse email :
Administrateurs du site:
Laure Trincal - Nicolas Mirvault
Téléphone :
Fax :
Adresse email :

PLAN DE SUPPRESSION DE JUSqU'A 2300 POSTES D'ICI 2024  

DEMARRAGE DES GT COMPETITIVITE INDUSTRIE : DIAGNOSTIC

SIMPLY - AURORE : ACCOMPAGNER CEUX QUI PARTENT MAIS RECONNAÎTRE CEUX QUI RESTENT !

Comme chaque année en janvier, l’entreprise et les OS doivent se rencontrer pour la « NAO salaires », Négociation Annuelle Obligatoire sur les salaires. Au terme de cette « négociation », un accord est signé (ou pas), qui s’impose à l’ensemble des salariés et à l’entreprise.

 

L’employeur n’a pas le droit d’inciter ses employés à renoncer à un accord signé en leur faveur. C’est la loi, on ne « rend » pas son augmentation, même si l’employeur invoque la solidarité entre les pays ou la pression sur sa trésorerie (sic). S’il le fait, il est dans l’illégalité, et il peut être condamné par une Cour de Justice.

 

Cette année, l’entreprise donne 0% d’augmentation à 5 000 cadres et collaborateurs français. Les autres employés toucheront une augmentation de salaire, que la CFE-CGC estime indécente au vu du résultat 2020 ! Nous avons vécu une année difficile, et c’est grâce à ses salariés que l’entreprise a pu réaliser un résultat financier exceptionnellement bon. Cela ne mérite-t-il pas reconnaissance ?

De ce fait, aucune organisation syndicale ne sera signataire de l’accord sur la NAO 2021.

 

L’entreprise a mis un terme à cette négociation de manière unilatérale et s’est empressée de communiquer sur sa politique salariale 2021. Comment dès lors aborder la négociation suivante visant à supprimer jusqu’à 2 300 emplois dans les trois ans qui viennent ?

 

La CFE-CGC n’accepte pas de maltraiter d’un point de vue salarial ceux qui restent.

La CFE-CGC a fait savoir à l’entreprise qu’elle ne participerait pas aux premières réunions de février pour négocier l’« accord cadre » du projet de « compétitivité et simplification ».

 

Toutes les organisations sauf une ont suivi cette voie, et c’est grâce à cette protestation que l’entreprise a finalement accepté d’ouvrir les négociations sur l’accord cadre en incluant un volet rémunérations et « benefits » (PEE, PERCO, CESU…) à horizon trois ans.

L’accord cadre portera sur les mesures d’accompagnement de ceux qui partent (pré-retraites ; mobilité externe) et nous allons maintenant négocier aussi de meilleures conditions de travail et de « reconnaissance » pour ceux qui restent !

 

Gardons en tête que presque 30 fois plus de salariés « poursuivront leur parcours professionnel chez Michelin » comparé à ceux qui partent… !

 

Dans l’accord cadre, la « Gestion des Emplois et des Parcours Professionnels » (GEPP) sera incluse, elle répondra en partie au traitement des cas de mobilité interne, mais ce n’est pas suffisant.

 

La CFE-CGC est heureuse d’annoncer que des « dispositifs d’accompagnement et de gestion des salariés » vont être discutés dans le cadre des négociations qui débutent le 25 février prochain. La CFE-CGC fera des propositions concrètes pour faire évoluer la rémunération y compris les benefits à horizon trois ans. Cela nous paraît tout à fait cohérent et indispensable pour que l’entreprise rassure et engage ses salariés qui vont porter le changement dans les années qui viennent. Et ça commence cette année…

 

Quand on dit vouloir « co-construire », il faut savoir partager.

  • Partager des informations avec les salariés et leurs représentants afin de comprendre et anticiper les évolutions nécessaires.
  • Partager les idées en acceptant que l’autre puisse avoir des propositions aussi dignes de considération que celles de la Direction.
  • Enfin, partager les fruits du travail accompli en commun - quand on va verser 65% du Résultat Net 2020 aux actionnaires, on peut prévoir aussi un budget pour les salariés.

L’entreprise doit donner une toute autre image que celle de la « NAO salaires 2021 ».

C’est tout l’enjeu des négociations qui s’ouvrent. Nous vous tiendrons informés de leur avancement.

 

La CFE-CGC joue un rôle majeur dans le paysage syndical Michelin en France, conformément à vos votes lors des dernières élections professionnelles, et nous vous remercions de votre confiance.

 

José Tarantini, Délégué Syndical Central, le 19 février 2021.

LA CFE-CGC NATIONALE PUBLIE UN ARTICLE COMPLET SUR LES SUPPRESSIONS DE POSTES CHEZ MICHELIN
Téléchargez ici l'article complet de la Confédération CFE-CGC qui synthétise les réactions de la CFE-CGC Michelin avec une interview complète de José TARANTINI, Délégué Syndical Central.
ArticleMichelin_BulletinConfédéral_janv2[...]
Document Adobe Acrobat [1.1 MB]

PROPOSITION D’ACCORD DE METHODE POUR LE PLAN DE SUPPRESSION DE JUSQU’A 2300 POSTES D’ICI  2024

 

Au terme de 3 jours de négociations, vos élus ont terminé avec l’entreprise la première des 3 étapes de négociation liées aux annonces du 6 Janvier concernant le projet de compétitivité et de simplification (Simply/Aurore).

Cette première étape consiste à définir les périmètres et les ressources allouées aux organisations représentatives (OS) des prochaines étapes de négociation.

 

Les périmètres sont définis :

  • La GEPP (Gestion des Emplois et Parcours Professionnels) s’appliquera sur le périmètre MFPM, MTP, PLA, CSM, MAS, CGEM, IMECA pour une durée de 4ans
  • Pour les Ruptures Conventionnelles Collectives (RCC) sont concernés MFPM, MTP, PLA, CSM sur 3 ans.

 

La négociation « Accord Cadre » (Février Mars) couvrira :

- Les principes généraux accompagnant les évolutions de carrière et les mobilités (GEPP),

- Les conditions générales d’éligibilité des salariés aux accords annuels de RCC,

- Les modalités de présentation et d'examen des candidatures des volontaires au départ,

- Les critères de priorisation entre candidats au départ (retraite, interne, externe…)

- Les modalités de calcul des indemnités de rupture garanties aux salariés volontaires,

- Les mesures visant à faciliter le reclassement externe des salariés (emplois équivalents, formations, créations d’entreprises…)

- La durée d’application des accords annuels de RCC.

 

La 1ere négociation RCC (Avril Mai) permettra de définir :

- Les conditions d’éligibilité des salariés à la rupture conventionnelle collective,

- Le nombre maximal de départs, de suppressions d'emplois associées et la durée de mise en œuvre de la rupture conventionnelle collective,

Les RCC seront issues de la consolidation des « Co-constructions » des macros-leviers de simplification et compétitivité déclinés par service, entité, site.

 

La présence d’un expert lors des différentes étapes de négociation et de consultation est actée.

Les salariés intéressés et les élus se joindront les GT pour assurer une représentativité équilibrée du corps social de chaque établissement. Nous devons être vigilants et présents afin de garantir le réalisme de ces modifications organisationnelles, sur les sites et dans les entités tertiaires, en déployant des personnes compétentes dans chacun des domaines.

 

Comme demandé, vos représentants utiliseront aussi souvent que possible les moyens de communication de l’entreprise afin de vous informer régulièrement de l’évolution des négociations. Ces modalités doivent être vues localement. La CFE-CGC demande entre autres l’organisation de réunions d’informations syndicats – salariés car les précédents plans de départ ont démontré qu’une partie de vos questions nécessitent un échange avec les OS plutôt qu’avec l’entreprise. 

 

L’équipe de négociation, le 27 janvier 2021.

DECEPTION DES ELUS APRES 4 JOURS DE CSEC

 

En clôture du CSEC consacré au plan de compétitivité annonçant jusqu'à 2300 suppressions de postes en France, les élus Cfdt, CFE-CGC, FO et Sud se sont unis pour dénoncer le manque de clarté sur "où et comment se feront les suppressions de postes?".

 

4 jours de CSEC n'ont pas permis de mesurer l'impact sur les métiers et services. La co-construction n'explique pas tout, sinon, comment le chiffre de -2300 a-t-il été obtenu?

 

Le texte complet de la déclaration est à lire / télécharger ci-dessous. 

 

DECLARATION INTERSYNDICALE DE CLOTURE DU CSEC -22 JANVIER 2021
Déclaration CSEC intersyndicale 220121.p[...]
Document Adobe Acrobat [207.7 KB]

AVIS DEFAVORABLE DU CEEM SUR LE PLAN "SIMPLY AURORE"

DECLARATION DES MEMBRES CEEM SUR LE PLAN DE SUPPRESSION D'EMPLOIS EN FRANCE
Déclaration des élus du Comité Economique Européen qui s'opposent au plan de simplification et de compétitivité entrainant jusqu'à 2300 suppressions de postes en France d'ici 2024.
L'avis du CEEM n'est que "consultatif" mais les élus font part de leur soutien aux salariés français.
Réunion du 19 janvier CEEM déclaration.p[...]
Document Adobe Acrobat [51.5 KB]

UN CSEC PLUS FORMEL QU'INFORMANT

Les représentants des salariés sont convoqués en CSEC extraordinaire sur 4 jours pour « l’information – consultation sur le projet d’évolution des activités industrielles et tertiaires à horizon 3 ans ».

 

Après deux jours de débats, la CFE-CGC constate que les présentations sont éloignées des préoccupations concrètes des salariés : où et comment se feront les suppressions d’emplois ?

 

La simplification passe par des « changements de comportements » selon JP.Chiochetti, mais lorsque vos élus demandent quels moyens leur seront consacrés, les réponses restent évasives, essentiellement basées sur des intentions. Nous avons noté que le mot « simplification » (ou simplifier) apparait 300 fois dans le document présenté aux élus : tout un symbole, l’entreprise sait où elle veut aller mais n’explique pas encore « comment ».

 

Les « macro-leviers » de simplification sont effectivement basés sur les irritants remontés par les salariés en ateliers Simply et lors des Groupes de Travail Aurore mais la CFE-CGC regrette que la co-construction se soit arrêtée là : les décisions semblent déjà prises et la consultation des élus se limite actuellement à des orientations, dont l’impact sur la France demeure abstrait.

 

Nous devons lire entre les lignes pour pressentir les entités et métiers qui seront particulièrement impactés par le plan de suppression de postes. Vos élus CFE-CGC sont mobilisés, questionnent l’entreprise mais la plupart des réponses sont floues. Nous vous apporterons des compléments d’analyse en fin de CSEC, le 22 janvier.

Laure TRINCAL, élue CFE-CGC Clermont au CSEC, le 20 janvier 2021.

QUELLE VISIBILITE SUR LE CALENDRIER ?

Concrètement le projet de suppression de jusqu'à 2300 postes passe par une négociation avec les représentants du personnel. Elle débute par un accord sur la méthode à adopter : quel calendrier, quels moyens accordés, quels moyens d’échange avec les salariés … ?

 

Ensuite, sur février -  mars (ou plus si la négociation peine), un accord cadre devra être négocié, qui définira pour les trois ans à venir le contenu des mesures d'accompagnement social : ce que l’entreprise accordera aux salariés en échange de leur départ soit en pré-retraite soit en mobilité externe.

 

Enfin, chaque année une RCC (rupture conventionnelle collective des contrats de travail pour les salarié concernés) viendra compléter le dispositif. Elle sera négociée après l'accord cadre. Elle fait l'objet d'une validation par Direccte (délai légal de 15 jours supplémentaires). 

 

Pour cette année on imagine que la première RCC ne deviendrait applicable qu'à l’été. Entretemps il va se passer des choses très importantes : des groupes de travail sur les sites industriels et dans les entités, vont proposer des actions spécifiques (« faire différemment », « ne plus faire », « faire faire par d’autres ou ailleurs ») pour des résultats concrets. Ces propositions seront soumises en consultation aux instances représentatives du personnel : CSEC et CSE.

 

Une fois ces étapes réalisées, la négociation reviendra en central pour la finalisation de la RCC annuelle. Ce point est important : une seule RCC consolidée pour la France (périmètre MFPM, CSM, …) consolidant les conclusions de dizaines de groupes de travail locaux.

 

L'équipe de négociation CFE-CGC Michelin, le 13 janvier 2021.

Vous pouvez nous contacter sur mag@cfeccgcmichelin.org pour toutes vos questions et interrogations. Nous vous répondrons sous deux jours en toute confidentialité. 

OUVERTURE DE LA NEGOCIATION SUR LES "JUSQU'A 2300 SUPPRESSIONS DE POSTES D'ICI 2024"

Selon la direction de Vannes, le site produisant des renforts métalliques ne serait pas touché par les réductions d’effectif, celles-ci ayant déjà été réalisées les années précédentes. La CFE-CGC vérifiera si les mesures de départ en retraite anticipée sont applicables ou pas dans ce cas.

 

A Golbey, spécialisé en renforts métalliques, la baisse d’effectif est projetée autour de 20%, soit 50 postes. La direction indique qu’il s’agit de la continuité du plan de compétitivité déjà annoncé. La CFE-CGC est aux côtés des salariés pour challenger chaque suppression d’emploi et nous veillerons à ce que les éventuels départs en rupture conventionnelle soient réellement volontaires.

 

Sur le site de Bourges, qui fabrique les pneus avion, un accord APLD vient d’être signé en fin d’année. Il n’y a donc pas d’annonce supplémentaire de suppression de postes, mais les 150 postes déjà annoncés font partie des jusqu’à 2300 postes supprimés annoncé le 6 janvier.

 

Cholet fabrique des pneus tourisme, camionnette et 4x4. Peu de précisions ont été apportées localement sur les suppressions de postes. Les projets de gains en cours se poursuivent sur la qualité, la vérification… Les objectifs de baisse du coût façon sont très ambitieux. L’inquiétude des salariés concernant l’avenir du site est forte pour 2024, d’autant plus que Cholet vient de subir 74 suppressions de postes suite à la fermeture de La Roche / Yon.

 

L’usine chimique de Bassens demeure dynamique et poursuivra son plan de recrutement. L’impact principal du projet sera d’intégrer cette structure, actuellement filiale, dans la Manufacture Française des Pneumatiques Michelin. La CFE-CGC veillera à ce que ce projet soit bien une simplification, engendrant alors des économies et non pas l’économie seule. Les mesures d’âge ne pourraient être appliquées à Bassens qu’après l’intégration à la MFPM.

 

Paris Boulogne est un site tertiaire, la production cartographique quittant le groupe au 1er février via une Joint-Venture avec Media Participations. Les salariés de MTP restant seront réintégrés à la MFPM.  Nos collègues expriment beaucoup de lassitude, les restructurations se succédant depuis 20 ans sur cette activité. Le nombre de postes supprimés localement n’est pas encore annoncé.

 

Le site de Troyes produit des pneus agricoles et la CFE-CGC a déjà évoqué ses inquiétudes pour l’atelier mélanges. La démarche compétitivité accélère sur le site, avec une demande forte de flexibilité des calendriers, des projets de productivité avec de l’automatisation et l’amélioration de l’ergonomie, de l’atelier mélange à la logistique. Pour les baisses d’effectif, le levier des mesures d’âge sera activé, complété par des mobilités externes accompagnées.

 

Pour l’usine de Montceau, aucune annonce concrète n’a été faite au niveau site. Les demandes de volumes sont en hausse. Leur atteinte sera difficile à tenir avec l’effectif actuel et génère de l’inquiétude. Des démarches compétitivité sont en cours avec le projet Station de Gommage (- 15 ETP), de la flexibilité et des réflexions sur la fabrication. La direction demande d’accélérer les progrès, ce qui, pour la CFE-CGC, signifie une pression sur les effectifs de ce site.

 

A Tours, la rénovation de l’atelier calandre ZP est en cours et maintenu. L’atelier Flaps fermera (moins 7 postes). Les démarches compétitivité seront axées sur la réactivité, la sécurité et les coûts façons. La CFE-CGC estime que les mesures d’âge devraient être activées, sachant qu’environ 40 personnes ont plus de 56 ans.

 

A Roanne, les investissements sur l’atelier C3M (pneus haut de gamme) sont confirmés. La performance est challengée sur l’atelier moyens individuels mais la pleine capacité sera conservée à court terme. Selon notre analyse, le site semble engagé vers du « tout C3M » à moyen terme.

 

Pour Clermont Ferrand, les annonces nous laissent dans le flou sur tout ou presque. Aux Gravanches, usine C3M orientée sur le haut de gamme, la perspective reste à la croissance, la charge de production est à 100% pour l’année, le site poursuivra son plan de recrutement et d’investissements. Ces éléments nous amènent beaucoup d’inquiétude pour les autres activités industrielles demeurant sur Clermont Ferrand, en particulier l’atelier Compétition à Cataroux.

La CFE-CGC s’inquiète du plan de réduction d’effectifs à Clermont Ferrand, les activités tertiaires étant majoritairement au siège. Les 970 départs en mesure d’âge ont eu des conséquences sur la charge de travail de tous. A peine les derniers départs réalisés, on engage le plan suivant, tout en nous indiquant qu’il est trop tôt pour dire dans quels services se feront les coupes. L’argument de la simplification qui va tout résoudre nous avait déjà été servi avec la réorganisation précédente. Si c’est bien la simplification qui permet « jusqu’à 1100 suppressions de postes », comment la direction a-t-elle abouti à ce chiffrage précis alors qu’il serait trop tôt pour nous indiquer où et de quelle manière ?

Nous sommes inquiets pour l’atelier compétition de Cataroux et pour les sites des Carmes et de Ladoux. Les récents investissements ne sont pas toujours un gage de longévité, nous l’avons déjà constaté sur d’autres sites.

 

EN SYNTHESE

L’analyse des annonces faites localement montre que les usines plutôt épargnées ont reçu de l’information sur leur perspective à 3 ans. Et si certains sites sont épargnés, d’autres devront compenser pour atteindre les objectifs de suppression de postes fixés par le groupe.

Les représentants du personnel seront en CSEC du 19 au 22 janvier pour aborder les leviers de ce plan : la CFE-CGC questionnera l’entreprise sur le « où et comment » des suppressions de postes et les challenger pour défendre les conditions de travail des salariés, qu’ils choisissent de quitter le groupe ou d’y poursuivre leur carrière.

La section syndicale, le 8 janvier 2020. 

Le groupe Michelin vient d’annoncer dans la presse un projet de simplification et de compétitivité en France, dont le volet principal est « jusqu’à 2300 suppressions de postes » échelonnées sur trois ans (jusqu’à 1100 postes tertiaires et jusqu’à 1200 postes en industrie).

La CFE-CGC déplore le nombre de suppressions de postes, notamment sur les activités industrielles qui n’étaient pas citées dans le projet Simply. Nous demanderons des explications détaillées sur ce chiffrage « jusqu’à 2300 postes », et nous mettrons tout en œuvre, site par site, pour faire baisser le nombre de suppressions de postes.

La CFE-CGC est choquée par l’ampleur des réductions d’effectif projetées dans une entreprise qui annonce aux marchés financiers des projections de résultats 2020 très positifs, avec un ROS supérieur à 1,6 milliard d’€ et un cash-flow libre supérieur à 1,2 milliard d’€, malgré la crise sanitaire.

Nous serons particulièrement vigilants sur les conditions de départ et sur les conditions de travail des salariés qui restent dans l’entreprise, les plans sociaux, les chaînes de valeur et les VSM se succédant à un rythme soutenu depuis une dizaine d’année.

L’entreprise met en valeur le dialogue social et annonce une concertation renforcée pour construire les accords d’entreprise qui seront nécessaires au déploiement de son programme. Néanmoins, pour un dialogue efficace, il faut une entreprise à l’écoute et capable de prendre en compte les propositions syndicales, ce qui n’a pas été le cas lors des dernières négociations (exemple NAO salaires). La CFE-CGC fera valoir les droits des salariés qu’elle représente. Nous serons donc exigeants sur la réalité de la concertation et sur le contenu des propositions d’accord de l’entreprise. Nous revendiquons un dialogue social de qualité au niveau national afin d’assurer des mesures équitables entre tous les sites industriels et tertiaires.

La CFE-CGC note l’engagement de la direction de ne fermer aucun site français d’ici 2024. Elle veillera au maintien des compétences et de l’effectif suffisants à l’atteinte des objectifs de production pour éviter toute situation rappelant celle vécue par les salariés de La Roche / Yon.

L’engagement d’un emploi créé pour un emploi supprimé pourrait être un « moindre mal », si les emplois créés étaient de niveau équivalent, ce qui est rarement le cas lors d’une restructuration. Nous rappelons d’ailleurs que les salariés des entreprises innovantes citées dans le Communiqué (Resicare, Addup, Pyrowave, Carbios…) ne bénéficient pas des mêmes contrats de travail que leurs « collègues » Michelin.

La CFE-CGC attend donc de l’entreprise un accompagnement de tous les salariés à la hauteur des ambitions affichées, surtout pour ceux qui poursuivront leur carrière dans l’entreprise. Les négociations annoncées vont tous nous concerner et modifier en profondeur les éléments de notre relation salarié – entreprise. Nous ne nous tromperons pas de combat et serons, comme toujours, au service des salariés.

La section syndicale CFE-CGC Michelin, le 6 janvier 2021. 

Version imprimable Version imprimable | Plan du site
© Section CFE-CGC Michelin