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Tract de Mai 2007

mardi 29 mai 2007, par Pascal Guillemain


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Tract Vannes Mai 2007

Editorial

Depuis plusieurs mois, les demandes clients augmentent. Ceci est certainement un bien et « présage » de la pérennité de l’usine. En 2006, à Vannes, nous avons effectuées 15619 heures supplémentaires sans compter celles versées dans le Compte Epargne Temps.
Nous sommes « les champions des heures sup », et cela n’est pas près de s’arrêter. Beaucoup d’entre nous font de gros efforts (vie familiale, associative, etc…) pour permettre à l’entreprise les meilleurs résultats possibles. Qu’avons nous en retour ?

Dans un contexte économique difficile lié à la flambée des prix de l’énergie, à l’heure où le groupe s’endette pour rémunérer l’actionnaire, il est temps que l’entreprise démontre qu’elle s’intéresse à son personnel pas uniquement pour lui demander des gains de productivité, mais également pour lui redistribuer une part de la richesse créée.

La direction a annoncé du bout des lèvres, en réunion de C.E du 21/05/2007, qu’il était possible, apparemment, de payer deux dimanches ou jours fériés dans les mêmes conditions que les majorations. Qu’attend-on pour le faire ?
Ce même jour, la CFE-CGC a demandé à la direction de faire le nécessaire pour que le personnel en 2X4 puisse avoir l’accord quotidien du N+1, si besoin est, pour faire des heures supplémentaires. Le N+1 doit accepter et le notifier avant l’exécution de ces heures. Nous attendons la réponse.

Dans ce contexte, comment garder notre personnel ?
Un absentéisme aléatoire élevé, un turnover (fin de contrat des intérims + démission des CDI) relativement important, voilà des problèmes qui pénalisent fortement Michelin Vannes. Ceci est probablement dû à une politique salariale déficiente, à un manque de reconnaissance et à une diminution des avantages sociaux (passage à 15% de remise au lieu de 25% sur l’achat de pneus par exemple).

Pour rendre cette usine attractive auprès des nouveaux embauchés, la CFE-CGC propose :

  • la création de tickets restaurant pour tout le personnel,
  • la création de chèques transport pour le déplacement des salariés non postés entre le lieu de résidence et le lieu de travail.
    La part contributive de l’employeur sur les chèques est exonérée de cotisations sociales.

Dans notre monde de compétitivité, il faut faire le nécessaire pour maintenir notre personnel au sein de l’usine, au lieu qu’il parte dans une entreprise voisine.
Regardons combien nous coûtent les formations aux personnels ayant quitté l’entreprise ! Nous pensons que cela serait moins cher d’avoir quelques avantages sociaux attractifs. Ce serait du « gagnant-gagnant », suivant l’expression à la mode.