dimanche 4 mars 2007, par Pascal Auxerre
Le 12 décembre 2006, l’Entreprise a convoqué les organisations syndicales pour « la réunion annuelle obligatoire de négociation sur les salaires ». Avant cette réunion nous avions écrit nos propositions à l’entreprise. Nous restons pragmatiques et sommes prêts à négocier pour tenir compte des contraintes liées à notre environnement et au marché.
Contexte 2007
Dans un contexte économique difficile lié à la flambée des prix de l’énergie, à l’heure où le groupe s’endette pour rémunérer l’actionnaire, il est temps que l’entreprise démontre qu’elle s’intéresse à son personnel pas uniquement pour lui demander des gains de productivité, mais également pour lui redistribuer une part de la richesse créée.
Même si nous avons signé un accord sur la base de la proposition de politique salariale de l’entreprise pour 2006, nous étions sortis de cette négociation insatisfaits sur de nombreux points. L’attitude de la direction était plus proche de l’ultimatum que de la négociation : soit vous signez notre proposition soit nous ne reconduisons aucun des dispositifs sociaux mis en place en 2005. Néanmoins le maintien et l’augmentation des talons pour les agents et collaborateurs d’échelons 2 et 3 et le maintien d’une augmentation minimale sur 3 ans pour les échelons supérieurs à 4, nous était apparu comme une avancée sociale vers une politique salariale tenant compte du caractère collectif du travail en entreprise.
Il s’agit aujourd’hui de confirmer ce premier pas et de finir de démontrer la capacité de l’entreprise à négocier sa politique de rémunération pour toutes les catégories de personnel, et pas uniquement pour les agents (réforme du compte-point en 2006).
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Nos propositions
Nos propositions réalistes tiennent compte des spécificités de chaque statut. Comme les situations des individus sur le marché du travail varient en fonction de leur formation et de leur expérience professionnelle, la direction acceptera ou refusera certaines propositions selon les catégories concernées. Notre position sera de négocier pour chaque statut une amélioration des accords 2006 : pérennisation de l’AG pour les agents, création d’une AG pour les collaborateurs et cadres… Le bonheur des uns ne devant pas faire le malheur des autres, nous ne refuserons pas une amélioration de situation pour les collaborateurs au prétexte que les agents ou les cadres ne seraient pas concernés pour de multiples raisons et inversement. Au risque de choquer quelques dogmatiques, nous resterons fidèles à nos valeurs de pragmatisme et de réalisme et acterons les progrès de la politique salariale de l’entreprise s’ils sont conséquents. A la direction de démontrer sa volonté de négocier et de progresser sur ce dossier. Nous ne signerons pas sinon…
Après la mise en place d’augmentations minimales de forme variable selon les statuts, l’année 2006 est une année clé pour la mise en place tous statuts confondus d’une augmentation générale prenant en compte les efforts collectifs d’atteinte des résultats.
Cette évolution doit s’accompagner d’un niveau d’augmentation moyen permettant la reconnaissance des efforts individuels.
En résumé :
Chronique de la réunion
La réunion a débuté à 14h00. Toute la première partie de la réunion a été consacrée au bilan de la rémunération globale en 2006, et aux commentaires sur la situation comparée Hommes Femmes. Enfin, vers 16h00, nous entrons dans le vif du sujet. L’entreprise demande alors à chaque organisation d’exposer ses souhaits. Puis après avoir longuement disserté sur la difficulté pour l’entreprise d’avoir une possible marge de manœuvre de négociation, voici ce que l’entreprise a proposé aux organisations syndicales. Il est alors 17h00. :
Nous avions pourtant clairement indiqué que nous attendions une avancée conséquente et que nous n’accepterions pas une nouvelle fois d’être mis devant le fait accompli. En aucun cas nous ne pouvions partir sur la base de la remise en cause des talons, sauf part d’augmentation générale pour toutes les catégories de personnel. Constatant que cette année encore nous assistions à une mascarade de négociations, nous avons quitté la salle.
Techniquement, et pour respecter le formalisme de la loi qui prévoit que l’employeur ne peut pas appliquer unilatéralement sa dernière proposition, celle-ci nous a envoyé une proposition avec un talon Collaborateurs à 340€, face au refus, elle se repliera sur 320€. Nous avons estimé que 50 salariés seraient touchés, soit un effort global de 50x20 € (le jeu des 1000 € ?)… L’Entreprise touche le ridicule. Nous ne signerons pas ces propositions.
Dernière minute : Les Organisation Syndicales ont adressé un courrier commun aux Relations Sociales de l’entreprise pour signifier leur refus de signer ces propositions, et demandé l’engagement de réelles négociations. _