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Mutuelle

Mutuelle : les problèmes récurrents

samedi 3 mars 2007, par Pascal Auxerre

plusieurs problèmes sont récurrents dans la mutuelle :

  • un faible taux d’adhésion chez les 25/40 ans
  • un vieillissement de la population et un taux de retraités supérieur à la norme nationale
  • une mutuelle qui rembourse mal les soins dentaires et ophtalmique

un faible taux d’adhésion chez les 25/40 ans

Il y a actuellement un déficit d’actif (20 à 40 ans) dans la mutuelle Michelin. Ceci pour deux raisons :

  • La mutuelle Michelin à faible coût rembourse logiquement peu.
  • L’esprit mutualiste est moins inscrit dans l’esprit des plus jeunes

L’esprit mutualiste Michelin, c’est une cotisation au long de sa vie pour en bénéficier en fin de vie, au moment où les remboursements mutualistes deviennent les plus importants. Le problème est que l’on demande une cotisation forte aux 20-40 ans alors qu’ils bénéficient peu de la mutuelle, et qu’ils trouvent que les remboursements restent faibles. Après 40 ans, les demandes en optique et en dentaire font que les salariés sont majoritairement adhérents au système mutualiste.

Taux retraités/actifs qui augmente fortement

On considère qu’une mutuelle qui "rembourse bien" coute environ 1€/mois et par année d’age.

Ainsi, un actif de 20 ans a des couts de l’ordre de 20 €/mois, tandis qu’un retraité de 70 ans coutera lui de l’ordre de 70 €/mois.

Globalement, les retaités coutent entre 1,5 et 2 fois plus que les actifs.
A ceci s’ajoute une hausse très importante des dépenses de santé pour les retraités (de l’ordre de 7 à 8% par an durant les 10 prochaines années contre 3 à 5 % pour les actifs)
Tout ceci sans tenir compte de l’évolution des remboursements de la Sécurité Sociale …

Pour se donner des ordres de grandeurs, il faut imaginer que les dépenses santé actif vont augmenter en 20 ans de 50% (passant de 500 à 800-900 € /an) tandis que les dépenses santé retraités risquent pour la même période d’être multipliées par 4 ou 5 (passant à plus de 2000 € /an).

A ceci s’ajoute le fait que le rapport entre retraité/actif augmente fortement, tant et si bien que le constat fait par l’expert de l’entreprise et de la mutuelle est le suivant :

  • A l’horizon 2025, les dépenses retraités pèseront de 5 à 10 fois plus que les dépenses des actifs (suivant les hypothèses).
  • Pour assurer la pérennité à long terme de la mutuelle, il semble nécessaire de différencier actifs et retraités, tant dans les niveaux que probablement dans les types de prestations.

Des mauvais remboursements dentaires et ophtalmiques

A ceci s’ajoute le fait que les 40 à 60 ans, qui auraient besoin de bons remboursements dentaires et ophtalmiques n’en bénéficient pas réellement avec le contrat ALIZE :

En conclusion

Dans le cadre d’une mutuelle obligatoire, nous allons obliger chacun à adherer . Il est donc nécessaire de :

  • s’assurer que notre mutuelle couvre correctement les besoins de chacun
  • présente un bon rapport qualité/prix
  • continue à satisfaire les anciens adhérents

Bref, rendre notre mutuelle comme un atout et non une contrainte …