Le contexte

dimanche 4 mars 2007, par Pascal Auxerre


Dans la presse comme dans sa communication interne, l’entreprise exprime une volonté de transparence et de dialogue sur les relations sociales. L’égalité de traitement entre homme et femme en est un aspect, et l’entreprise affiche sa volonté de s’ouvrir davantage aux femmes.
Un groupe de travail sélectionné par la direction en collaboration avec un cabinet de consultant et a présenté en novembre les résultats d’une enquête sur le vécu des femmes cadres chez Michelin (Pourquoi uniquement les femmes cadres ?)

Alors que les média énumèrent les grandes entreprises telles Peugeot, Renault, Thalès qui ont signé des accords sur la parité homme/femme, nous restons en demande de négociations avec l’entreprise pour passer des paroles aux actes.

Depuis les lois Auroux, l’entreprise doit publier certaines données sur « la situation comparée des conditions générales d’emploi et de formation des femmes et des hommes ».
Nous avons simplement travaillé sur ces informations légales. A la CFE-CGC, nous sommes donc en position de juger de la situation réelle de l’entreprise sur ce thème : nous pensons qu’il y a beaucoup de travail à faire …

Notre enquête complète est à votre disposition sur simple demande.

Analyse : « La population collaborateur est la plus féminisée (25%). La proportion est globalement constante dans le temps. Cela se perçoit par une stricte égalité des âges moyens (45 ans).

Les pourcentages de femmes par coefficients sont extrêmement démonstratifs du niveau de l’inégalité hommes-femmes dans le passé récent de l’entreprise.

Plus les coefficients sont élevés plus le pourcentage de femmes diminue. Si les chances étaient égales, le pourcentage de femmes dans chaque coefficient serait proche du pourcentage de femmes dans la catégorie. A capacités égales, il faut donc beaucoup plus d’efforts à une femme qu’à un homme pour atteindre le même échelon. »