dimanche 9 mars 2008, par Emmanuel Pasquier
Le syndicalisme en France est marqué par une longue tradition de conflit. Si ce syndicalisme d’opposition a permis des avancées importantes dans le passé, il peine aujourd’hui à faire entendre la voix des salariés et particulièrement ceux des entreprises privées. Nous voulons mettre en oeuvre un syndicalisme de consensus fondé sur la primauté au dialogue mais aussi sur un rapport de force rééquilibré. Aussi devons nous relire les idéaux et les valeurs du syndicalisme à l’aune de notre époque en s’affranchissant des dogmatismes de tous bords.
Le syndicalisme n’est ni dépassé ni désuet : il faut le réinventer et nous souhaitons participer à sa refondation.
Un syndicalisme de dialogue
Nous revendiquons un syndicalisme réformiste, ouvert au dialogue avec l’entreprise, mais sans naïveté. Nous souhaitons être force de proposition pour porter des revendications modernes et amener des idées nouvelles dans l’entreprise. Nous sommes une force de rappel pour s’assurer que les choix de l’entreprise respectent les femmes et des hommes qui la composent. Si pour nous le rapport de force n’est pas un but en soit, nous savons l’utiliser à des fins légitimes.
Un syndicalisme d’adhésion
A l’heure où s’ouvre le débat sur la représentativité des syndicats, deux logiques s’affrontent : D’un coté un syndicalisme « d’élection », emmené par des professionnels sans troupes qui basent leur légitimité sur les seuls résultats électoraux De l’autre un syndicalisme « d’adhésion », soucieux de recruter et d’accueillir de nouveaux adhérents pour être représentatif de tous. C’est dans un syndicalisme d’adhésion que la CFE-CGC Michelin souhaite s’inscrire, pour être en prise avec la réalité des salariés et assurer le renouvellement de ceux qui s’engagent comme vos représentants.
Un syndicalisme d’engagement
Par notre engagement comme représentants du personnel, nous contribuons à la bonne marche de l’entreprise : en défendant les salariés, en revendiquant de nouveaux droits pour tous et en participant à l’élaboration d’accords collectifs. Nous ne sommes pas des professionnels du syndicalisme et nous ne souhaitons pas y faire « carrière ». Les femmes et les hommes qui s’engagent au nom de la CFE-CGC chez Michelin sont soucieux de rester en activité et d’être des professionnels reconnus dans leur métier.
Nous sommes vos représentants
Lorsque des femmes et des hommes de la CFE-CGC Michelin s’engagent en votre nom, ils sont vos représentants avant d’être la voix d’une organisation syndicale centrale. Cette priorité est pour nous l’assurance d’éviter tous les dogmatismes mais aussi d’être au plus près des préoccupations des salariés. Aujourd’hui nous nous félicitons d’avoir des adhérents et des élus de tous les statuts : agent, employés, agent de maîtrise et cadres. Si notre étiquette syndicale est souvent associée à l’encadrement, nous tenons chez Michelin à être représentatifs de tous.
5 valeurs qui font la différence