L’amiante

samedi 12 mai 2007, par Noël Morel


Notre action vise à supprimer le risque d’exposition, non protégée, aux fibres d’amiante.

A terme il faut arriver à l’élimination de l’amiante du site.

Les actions à court terme viseront à l’identification des infrastructures, des matériels et des personnels concernés.

Mais au fait, l’amiante, c’est quoi ?

L’amiante est une fibre minérale à l’état naturel. Elle a été largement utilisée pour ses propriétés thermiques et son faible coût. La famille des chrysotile (amiante blanc) est la plus répandue. On en trouve en bâtiment :

  • Dans les flocages,les calorifugeages, les faux plafonds, les plaques ou canalisations en fibrociment, les dalles de sol, les portes coupe-feu,… On en trouve dans l’industrie :
  • Dans les matériaux de friction, les écrans et vêtements de protection thermique, les chaudières,…

L’amiante chrysotile est la plus dangereuse car ses fibres peuvent avoir un diamètre de moins de 3 microns. Elle est classée fibre dangereuse par inhalation parmi les CMR. Ses effets nocifs sur la santé sont reconnus. Les limites tolérées sont 5 fibres/litre d’air et 100 f/l en cas d’exposition professionnelle.

Seule une analyse de labo permet d’identifier l’amiante. Les fibres sont invisibles à l’oeil nu.

Les produits de substitution ne sont pas tous PRM (fibre de céramique)

L’amiante est interdite à la vente en France depuis 1980 environ. Depuis 1997, il est imposé de repérer les zones contenant de l’amiante = DTA

Le repérage ne concerne que l’infrastructure (hors process) et la surface visible (exclus ce qui est dans l’épaisseur des murs)

Selon l’état du matériau, il peut rester ou doit être éliminé. A terme tous les sites seront désamiantés.

Le personnel MFPM n’est pas habilité à procéder au retrait de l’amiante. Certains sont formés en cas de risque d’exposition dans le cadre d’opérations de maintenance. Une notice par poste doit être soumise à l’avis du médecin du travail puis communiquée au CHSCT.

En fin d’intervention, une fiche d’exposition individuelle est renseignée, ainsi que le DTA si nécessaire.

L’employeur a l’obligation d’évaluer les risques (document unique) et de les limiter (en relation avec le CHSCT).

Les équipements de protection existent (EPC, EPI) ainsi que les méthodes de confinement puis la gestion des déchets.

2 personnes au minimum sont nécessaires pour chaque intervention. Elles doivent consulter le DTA, procéder à une analyse des risques et rédiger un mode opératoire.