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Intéressement : on renégocie

lundi 29 mars 2010, par Patrice Malingrey


Comme la loi le permet, nous avons demandé à l’entreprise de renégocier des critères de l’accord initial d’intéressement. Nous avons été entendus.

Concernant l’établissement de Clermont Ferrand

Nous avons obtenu pour 2009 un taux de 2,1% pour un maximum de 3%, ce qui est satisfaisant. Cependant, depuis 2 ans, l’objectif du critère « Mobilité professionnelle » n’est pas atteint et nous redoutions une troisième année blanche.
Nous avons obtenu une grille d’autant plus accessible que le PVF devrait multiplier les mouvements durant l’année 2010.
En contre partie, l’entreprise a imposé de majorer le critère « Taux de conformité sûreté » en argumentant que les progrès réalisés par le personnel ne devraient pas reculer et que le plus viendrait des investissements (caméras, coffres, serrures…). Nous prenons ceci pour un engagement.

Concernant la MFPM

Nous souhaitions un avenant au titre du critère « MEF » (empreinte environnementale). En effet, à l’origine de l’accord, il n’avait pas été imaginé une chute de la production telle qu’en 2009 (plus de 30%) et, faute d’historique, le phénomène de non proportionnalité entre tonnages fabriqués et déchets générés n’était pas non plus mis en évidence. Nous avons signé un avenant qui prévoit une corrélation niveau MEF/ tonnages produits et rend possible l’atteinte de l’objectif.
Par ailleurs, nous avons réitéré notre demande d’obtenir pour l’ensemble des salariés un intéressement exceptionnel égalitaire (exonéré de charges pour l’employeur) pour avoir contribué si intensément et efficacement aux bons résultats de 2009.
Réponse : ce n’est pas prévu « à ce jour ». Une incitation à reposer la question ?


Double peine

La non atteinte du critère MEF (Michelin Environmental Footprint) a des allures de double peine. La crise révèle qu’un faible niveau de production induit des coûts incompressibles en terme d’énergie.

Le faible taux de perte matières sur 2009 montre que les sites de production ont eu le souci de cette économie qui participe du MEF.

Finalement le progrès a été réalisé (perte matière), il n’est pas visible (MEF pas atteint en raison des coûts fixes d’énergie) et les sites de production qui auraient mérité au premier chef de recevoir l’intéressement ont subi l’essentiel du chômage sur 2009.
Deux fois punis.