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GPEC : l’alternative à la crise

mardi 5 mai 2009, par David Poirier


Dans le contexte actuel les interrogations sur l’avenir professionnel de chacun vont bon train. Nous concevons notre activité syndicale comme un support au salarié face aux évolutions importantes que connaîtra sans nul doute l’entreprise. En tant que support, il est donc important de vous informer et de vous épauler dans toutes vos démarches vous permettant d’être acteur de votre évolution professionnelle et de traverser au mieux cette période d’incertitude.

Cet article a donc pour but de vous présenter l’accord GPEC et de montrer en quoi ses différentes parties vous permettront de préserver votre emploi. L’accord de GPEC, est dans son principe une rencontre entre une entreprise dont les besoins en termes de compétences évoluent et des salariés qui doivent ou souhaitent s’adapter à ces évolutions. Concrètement cet accord se base, entre autres, sur deux principes : l’information et la formation.

L’information

L’information permettra de connaître quelle est la stratégie de l’entreprise à horizon 3 à 5 ans. Ceci permettra d’identifier quels sont les besoins actuels et futurs de l’entreprise à travers la mise en place d’un observatoire des métiers.
Cet observatoire permettra d’identifier des métiers dit « neutres », « en tension » ou « menacés ». Et ces informations seront présentées dans les différentes instances représentatives.

Parce que nous croyons que le salarié est le premier acteur de sa mobilité professionnelle, nous avons proposé la mise en place d’un espace de mobilité permettant à chacun de s’informer de manière anonyme sur les parcours professionnels internes et externes à l’entreprise. Ce qui permet de pallier au manque de disponibilité ou de visibilité des responsables du personnel locaux.

N’hésitez donc pas à nous contacter si vous avez l’impression que votre secteur d’activité est menacé et que vous souhaitez évoluer vers un métier en développement.

La formation

De grandes nouveautés sur la formation ? Pas vraiment dans une entreprise qui a toujours plutôt bien formé ses salariés.
Ce qui pourrait être nouveau par contre c’est l’utilisation du DIF, droit individuel à la formation : chaque salarié dispose actuellement d’un quota d’environ 100 heures lui permettant de se former. Le DIF, est un dispositif qui permet à chaque salarié d’accéder à une formation avec l’accord de son employeur.

Jusqu’ici ce droit était relativement peu utilisé chez Michelin. Cet accord doit permettre de développer l’utilisation de ce DIF.
A savoir, le DIF peut être utilisé pendant le du temps de travail ou en dehors ; pendant le temps de travail, la rémunération est maintenue, en dehors du temps de travail, une allocation de 50% du salaire est versée. Si l’entreprise se positionnait en tant que formateur reconnu, une partie des sommes de la formation pourrait lui être reversées par les organismes paritaires de formation.

Bonne nouvelle financière pour l’entreprise et bonne nouvelle pour les salariés si cela peut leur apporter des formations valorisables en interne et en externe.

_ La formation et l’évolution professionnelle, se prêtent à nombre de questions de la part des salariés. Nous sommes à votre disposition pour y répondre ou vous orienter vers les bons interlocuteurs.