dimanche 21 septembre 2008, par Emmanuel Pasquier
Après plus d’un an de négociation, l’entreprise et les organisations syndicales sont arrivées à un projet d’accord sur la Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences (GPEC).
Le législateur a souhaité faire de ce thème une négociation obligatoire afin que les problèmes d’emploi soient gérés « à froid » dans les entreprises pour éviter d’affronter « à chaud » les grands plans de licenciement qui laissent trop de salariés sur le carreau. La fermeture douloureuse du site de Kléber Toul montre l’intérêt de la démarche.
Lors des nombreuses réunions les organisations syndicales ont été force de proposition et l’entreprise a montré une réelle volonté d’aboutir. Les partenaires peuvent se féliciter de cette négociation constructive qui montre que chez Michelin aussi le dialogue a des vertus.
Vos élus CFE-CGC ont été particulièrement présents et convaincants car nombre de nos propositions ont été retenues dans le projet d’accord (espace mobilité, observatoire des métiers, entretien de mi-carrière, mobilité externe, suivi de l’accord par indicateurs, …).
Des déceptions …
La formation professionnelle : l’esprit de cet accord relève d’une responsabilité partagée : les salarié(e)s en étant acteur de leur carrière, l’entreprise en mettant à disposition des projections sur l’emploi et des outils pour bâtir des parcours professionnels.
En ce sens, nous étions légitimes pour attendre des avancées concrètes sur les outils de la formation professionnelle (DIF, CIF, VAE, Parcours professionnel). Mais l’entreprise s’est contentée de reprendre la loi, rien que la loi. Une occasion ratée.
La gestion des fins de carrières : La politique nationale de l’emploi des seniors n’a aujourd’hui qu’un seul mot d’ordre : les salariés âgés doivent rester en activité.
Quand la charge de travail ne ralentit jamais, les fins de carrières deviennent impossibles. Toutes les organisations syndicales ont donc demandé que le temps de travail des seniors soit aménagé. L’entreprise a répondu en partie à la demande, mais en mettant en place des outils qui risquent de ne pas être utilisés. Nous aurons l’occasion de ré-ouvrir des négociations sur les fins de carrières et nous espérons que l’entreprise sera plus ambitieuse.
… et de vraies avancées
Cet accord mettra en place :
Une plaquette de présentation accompagnera la signature de cet accord et détaillera l’ensemble des mesures négociées.
Ce projet d’accord n’est peut-être pas la copie rêvée mais il présente de nettes avancées pour tou(te)s les salarié(e)s. Nous serons donc signataire.
N’hésitez pas à nous contacter pour de plus amples informations.