vendredi 13 mars 2009, par Remy Jomat
Quels enjeux pour chacun de nous ?
Les négociations pour 2009 et 2010 qui sont rouvertes depuis le 11/02 et jusqu’au 6/03 sont déjà dans l’impasse. Le point de blocage —mode de répartition de la prime — nous a déjà coûté en 2008 entre 240 € à 400 € selon la position de la direction ou 300 € selon celle de la CGT, et risque de nous coûter pour 2009 + 2010 de 1600 € à 2666 € pour l’option direction ou 2000 € pour celle de la CGT..
Ou cela coince t’il ?
Seul le différend sur le mode de répartition de la prime a conduit la CGT, (seul syndicat ayant le pouvoir sur notre site) à refuser les propositions de la direction.
La CGT exige en effet que la prime soit du même montant pour tous les salariés quelque soit leur contribution individuelle aux résultats (répartition 100% au temps de présence), alors que la direction qui considère que la prime, comme les autres composantes de la « pyramide des rémunérations » doit être répartie, pour partie au moins (50%) en fonction de cette contribution individuelle, c’est-à-dire des salaires plafonnées à 2 plafonds de la sécurité sociale.
(Pour mémoire, sur l’ensemble des sites Manufacture, 5 ont signé un accord réparti à 100% au salaire, les autres ayant signé une répartition mixte avec prépondérance de répartition au salaire).
Où en sont les négociations ?
Lors de la réunion du 11/02 la CFE-CGC a proposé des pistes d’aménagement des objectifs, et des pistes de compromis sur la répartition.
La direction s’est déclarée ouverte à la négociation, tout en refusant la répartition à 100% au temps de présence qu’exige toujours la CGT et en refusant de négocier au-delà du 6/03 pour une contrainte de calendrier (nécessaire inscription de l’accord à l’agenda du prochain CCE si l’on veut qu’il soit validé pour 2009).
Elle a demandé aux syndicats de faire des propositions pour la réunion du 23/02.
Nous avons proposé, à la CGT de les élaborer ensemble, mais notre proposition est restée sans réponse et nous avons eu le regret d’apprendre par la direction le 23/02 que la CGT avait annoncé qu’elle boycotterait toutes les réunions.
La CFE-CGC peut elle par sa signature débloquer la situation en valider un bon compromis ?
Les règles de représentativité syndicale imposent que les signataires d’un accord totalisent au moins 30% des voix aux dernières élections professionnelles, et qu’aucun syndicat totalisant un minimum de 50% des voix ne s’y oppose, ce qui est le cas à PBR de la CGT, qui de ce fait détient seule avec la direction le pouvoir de valider notre accord.
La CFE-CGC a continué de négocier
Lapalissade : pas de prime = rien à répartir !
Avant d’essayer de résoudre les blocages sur la méthode de répartition, nous considérons qu’il est primordial de s’assurer que les objectifs raisonnablement ambitieux restent néanmoins accessibles, afin de nous permettre d’obtenir la prime maximale.
Les avancées obtenues/ 2008 : Sur les objectifs :
La direction a spontanément proposé de réduire l’exigence de performance du seuil de déclenchement concernant UIC à « 3 titres maxi en retard de commercialisation sur les seuls titres faisant l’objet de pré-commandes » au lieu de 92 % de toutes les publications.
Les pilotes de BU nous ont tous confirmé que les objectifs qui les concernaient étaient raisonnablement accessibles.
Nous n’avons aucun pouvoir sur ces cas. CFE/CGC a donc demandé que les non conformités ou retard pour de tels cas, soient exclus du calcul (grève des transporteurs ou chez un partenaire, incendie, toit s’écroulant sous la neige…).
Accord de principe de la direction sous réserve toutefois de trouver une formulation sans équivoque de ces différents cas dans l’accord.
Le taux maxi de non-conformités refusées pour les G.M est augmenté d’½ point en notre faveur pour les tranches 0% et proportionnel.
Certains points restent à éclaircir ou négocier
La note de propositions de la direction du 26/02 accroît les exigences de 2 critères :
Plus 2,5% de CA nouveautés à réaliser pour 2009-2010 / au projet d’accord 2008, au motif que la crise détruisant plus rapidement les anciens titres, la proportion de nouveaux augmente mathématiquement.
Moins 4 T de produits rentrants à réaliser pour 2009-2010 / au projet d’accord 2008.
Nous ne portons aucune responsabilité dans ce retard qui est hors de notre pouvoir de contrôle, devrait en toute équité être facturé au fournisseur et donc ne rien coûter à la LP.
Pour sortir de l’impasse et soutenir les plus petits salaires, nous avons demandé à la direction que soit instauré un plancher de répartition à 100 % au prorata du temps de présence, si par malchance un seul des seuils de déclenchement était franchi (cas 2008), ce qui aurait conduit cette année à une répartition de 300 € de prime pour chacun.
La direction est favorable à la discussion de cette proposition.
Nous négocierons la pertinence de ces 4 points lors de la réunion du 3/03