accès restreint

identifiant


[mot de passe oublié]


Accueil du site > Actualités > Actualités syndicales > Augmentation : un tien vaut mieux que deux t’auras rien

Augmentation : un tien vaut mieux que deux t’auras rien

lundi 29 mars 2010, par Emmanuel Pasquier


Ceux qui ont de la mémoire se souviennent qu’en décembre 2008, l’entreprise avait annoncé des augmentations moyennes de 2,9% pour l’ensemble des catégories de salariés : agents, collaborateurs et cadres. La signature des syndicats n’apportait rien ou si peu qu’aucun d’eux ne signa. La suite, vous la connaissez, arguant de la crise, l’entreprise revint sur ses annonces et n’augmenta les agents et les collaborateurs que de 2,2%. Les cadres eurent un 0 pointé pour reconnaissance de leur engagement et du travail fourni.

Cette année l’entreprise propose 2,2% pour les agents, 2,5% pour les collaborateurs et 3,6% pour les cadres. Les augmentations nationales pour 2009 furent de 2,8%. Celles de 2010 sont prévues à 2,3%. Nous serions donc en droit d’attendre pour une entreprise aussi rentable que Michelin – même en temps de crise – prétendant payer ses salariés au niveau du marché, une augmentation moyenne d’au moins 5,1 pour les cadres, 2,9% pour les agents et collaborateurs, sans compter les intérêts. _ Nous sommes très loin du compte.

Néanmoins les événements de 2009 nous ont appris qu’aujourd’hui est le jour même et uniquement ce jour. Nous ne souhaitons pas que l’entreprise revienne sur ses engagements et revoie sa politique salariale à la baisse comme en 2009. Nous avons donc signé l’accord proposé par l’entreprise attendant qu’elle respecte au moins sa signature. La sagesse impose des compromis.


Dividendes

Certaines entreprises (PSA, Mercedes, Continental) ont annoncé qu’en 2010, il n’y aura pas de dividendes.
Michelin maintient les siens à la hauteur de 2009. La somme totale dépassant les résultats, il faudra donc emprunter pour les payer. Certes nous sommes nombreux à être actionnaires, sauf les plus chanceux d’entre nous qui ont revendu leurs actions quand celles-ci frôlaient les 105 €. Il faudra 40 ans de dividendes pour que la fidélité des uns soit récompensée à la hauteur de « l’opportunisme » des autres.
Voilà une fable à bien méditer