vendredi 10 avril 2009, par Emmanuel Pasquier
L’entreprise a souhaité avertir les élus du CCE d’une restructuration sur 2009, sans nous dire pour autant quel site serait touché. Mais cette annonce, qui n’en est pas une, fait le lit des rumeurs, agace les représentants du personnel devant le calendrier inflexible de l’entreprise et finira par nuire au dialogue le jour où nous rentrerons dans le vif de la restructuration.
C’est donc sur des rumeurs de plan social que le 17 mars dernier, l’entreprise a ouvert une négociation pour parvenir à un accord de méthode sur le périmètre du Groupe Michelin France (hors Pneu Laurent et Euromaster).
Code du travail ou un accord de méthode
Légalement une restructuration comprend deux phases :
L’accord de méthode est une possibilité ouverte par la loi Fillon de 2005 de déroger au cadre légal. Il donne une méthode de travail et des moyens propres au site restructuré.
L’intérêt pour les salariés est d’avoir des conditions de reclassement interne et externe au-delà du légal et des moyens accrus donnés à leurs représentants pour challenger le coût social du projet.
Pour l’entreprise l’intérêt tient dans la sécurisation d’une procédure qui fait très souvent l’objet de recours en justice. La plupart du temps les accords de méthode ont été signés « à chaud » alors que les restructurations avaient déjà été annoncées.
Ce que nous proposons
Chez Michelin nous ne négocions ni « à froid » puisque une restructuration est annoncée, ni « à chaud » puisque nous ne savons pas quel site sera touché.
La CFE-CGC ne souhaite donc pas s’engager sur des mesures « passe-partout » qui ne seraient évidemment pas adaptées à tous les contextes des sites français (type de population, pyramide des âges, bassin d’emploi, …).
Nous avons donc proposé à l’entreprise de s’inscrire dans un « accord cadre ». Il comprendrait :