Vannes


Tract de Février 2008

mardi 26 février 2008, par Pascal Guillemain

2008, UNE ANNEE CHARNIERE ?

Suite aux différentes visites de Messieurs Texeira, Baleige et Roche, les termes « arrêt d’investissement » ou « nos mauvais résultats pourraient être préjudiciables, l’usine sera jugée sur sa capacité à améliorer ses résultats dans les prochains mois » ont été prononcés et écrits. Avons-nous des raisons légitimes d’être inquiets ? Ce qui est sûr, c’est que nous constatons une pression particulière sur l’usine de Vannes.
La direction affirme que si nous voulons nous sauver, nous devons « perdre du poids » donc dégraisser les effectifs. Cette piste peut aussi avoir ses limites et ses inconvénients. Il existe un proverbe qui dit : « Quand les gros seront maigres, les maigres seront morts » !
Par contre, nous avons bien identifié des chiffres inquiétants à Vannes ! Nous sommes les premiers au niveau du turnover, l’usine où les agents ont les salaires moyens les plus bas de la Manufacture, l’unité de production où la parité salariale homme-femme est la plus décalée. Comment voulez-vous fidéliser et motiver le personnel ? Il n’y a pas de fatalité dans ce domaine.

A la CFE-CGC, nous avons fait des propositions à la direction :

  • Mise en place des tickets restaurants ;
  • Augmentation des indemnités domicile-usine ;
  • Augmentation du budget C.E et participation de l’entreprise pour permettre un meilleur abondement des chèques vacances ;
  • Valorisation du travail posté ;
  • Lors de l’attribution de la PPC (Prime de Participation Collective), que TOUTE l’équipe soit concernée par le bénéfice de la prime. Cette équité devrait aller de soi.

Réponse de la direction à nos propositions : NON

Ne serait-il pas temps, et cela commence à devenir urgent, de réagir de façon à associer salaire digne de ce nom, avantages sociaux, considération du travail fourni avec fidélisation de notre personnel, amélioration de notre « image … de marque ». Ceci permettrait aussi de faciliter le travail de nos moniteurs car il y aurait moins de personnes à former par session et nous aurions alors une meilleure efficacité pédagogique et moins de frustration à voir partir des salariés fraîchement formés. Là aussi, il ne doit y avoir de fatalité, une nouvelle politique de recrutement, attractive et volontariste s’impose.

On parle beaucoup actuellement de désertification industrielle, alors, pour ne pas encore plus accréditer cette thèse, donnons des raisons d’espérer à nos usines, et à celle de Vannes en particulier !

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Tract Vannes Février 2008