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Le + syndical MICHELIN
Le + syndical MICHELIN

Bonjour et bienvenue

 

Retrouvez dès à présent sur notre site internet CFE-CGC MICHELIN toute l'actualité syndicale de notre entreprise.

Notre équipe CFE CGC Michelin a pour ambition d'être constamment présente pour vous informer, vous conseiller et vous épauler avec compétence et professionnalisme.
N'hésitez pas à faire appel à votre équipe locale, elle se fera un plaisir de vous aider !

Retrouvez des informations locales de

Bassens   mise à jour  le 3 déc.  2018

Boulogne            19 septembre 2018

Bourges                        3 octobre 2018

Cholet,                     29 novembre 2018

Clermont,  (CE, COM,LAD)   5 nov 2018

La Roche / Yon à la une 22/10/2018 

Montceau                      4 décembre 2018

Roanne                               Juin 2017

Tours                            3 décembre 2018

Troyes                               juillet 2018

Vannes                     janvier 2018

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Rédacteur en chef :
Chris BOYER
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Administrateurs du site:
Brigitte JUCHET, Laure Trincal et Denis Paccard
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A la UNE

Prime de fin d'année, une occasion manquée

Michelin verse une prime de fin d’année minime :

  • 750 € pour les salariés touchant moins de 26 000 € brut annuel
  • 500 € pour les salariés touchant moins entre 26 000 € brut annuel et 30 000 €
  • 250 € pour les alariés touchant moins entre 30 000 € et 34 000 €

 

Michelin justifie sa prime en informant que les salaires minimum sont 10% au-dessus du SMIC. Elle oublie de dire que les salariés Michelin sont payés 6% en moyenne en dessous du marché. Un détail sûrement. 

 

Jean-Christophe Laourde, Délégué Syndical Central, le 13 décembre 2018

Prime de fin d'année

Dans le cadre des annonces faites par le président de la république Monsieur Emmanuel Macron en réponse à la crise des "gilets jaunes", la CFE-CGC demande à l’entreprise Michelin une prime de fin d'année pour l’ensemble des salariés.

 

 Les prévisions de résultats historiques 2018 le permettent. Les négociations annuelles obligatoires, incluant la rémunération, qui se déroulent cet après-midi, sont un excellent lieu pour en négocier  le montant.

 

Nous apprécierons ce remerciement efficace aux salariés de leurs efforts dans cette année difficile de réorganisation ; une occasion que Michelin, qui se dit socialement responsable, ne saurait manquer.

 

Laure Trincal, délégué syndical, le 11 décembre 2018

Karlsruhe : impact sur les équipes clermontoises

Les transfrontaliers visés par le transfert de leurs postes de Karlsruhe à Francfort représentent d’après la CFE-CGC 60 % de la population concernée (250 personnes) soit environ 160 salariés.

 

Selon la CFE-CGC, le taux de refus de transfert serait compris entre 70 et 80% pour une prévision de l’entreprise de 80 % d’acceptation. Sachant que le temps de trajet entre Karlsruhe et Francfort en train est d’une heure et plus d’une heure trente en voiture, imaginer que ces transfrontaliers vont accepter une telle dégradation de leurs conditions de travail paraît peu réaliste.

 

De plus, l’entreprise a refusé les solutions de télétravail proposée par certains salariés qui s’éloignent par ce transfert de leurs clients. La CFE-CGC s’attend à un nombre important de départs de ces salariés stratégiques pour nos relations avec les constructeurs allemands.

 

La CFE-CGC a fait part de ses estimations et de ses inquiétudes à l'entreprise et a demandé qu'elle revoie son plan et qu’elle apporte au moins un soutien aux équipes clermontoises qui devront compenser cette perte de compétences et de relationnel qui risque les désorganiser.

 

Patrick Soule, et du CEE, le 11 décembre 2018

Transfert de Postes de karlsruhe à francfort

Nous avons appris par des Michelins, frontaliers francais,  il y a 15 jours,  le transfert des activités , principalement "tertiaires" , de Karlsruhe à Frankfort ; Soit plus de 250 personnes des services commerce, Finances,  juridiques, MS ... Ce transfert se fera, de manière échelonnée, de Mai à fin Juillet 2019.

 

Si ce transfert peut avoir du sens en matière d’accessibilité et de proximité de centres de décision, nous nous devons à ce qu’ il se fasse sans casse ; Or l’entreprise avait estimé que ce problème était un problème purement Allemand , et pas transnational, malgré l’impact sur les salariés frontaliers et la zone EUN.

 

Nous avons donc, au Comite Européen, interpellé nos collègues des syndicats Allemands qui ont effectivement reconnu que ce transfert était un problème pour les frontaliers concernés, mais qu’ils leur étaient difficiles de traiter ces cas particuliers; Le bureau a donc reposé le problème à Messieurs De Verdilhac et Chamaillard qui se sont engagés à ce que ces cas particuliers soient traités individuellement et humainement, en fonction de leurs problématiques. 

 

Nous demanderons qu'un point soit fait  à notre réunion du CEEM d’avril. Nos collègues Allemands ont aussi posé la question de l'opportunité d’un tel déménagement, et des couts engendrés, alors que tout les freins sont mis sur les frais généraux ?

 

Olivier Golaz, Délégué Syndical, le 10 décembre 2018

L’emploi sacrifié à Clermont-Ferrand

Le 05 décembre 2018, lors du CCE, Michelin annonce une forte baisse de ses effectifs à l’horizon 2021.

En décembre 2017, Michelin annonçait déjà une cible d’effectif CDI + CDD (hors alternants et hors personnes en dispense d’activité) comprise entre 9600 et 9900 salariés en 2020.

En décembre 2018, Michelin décale la cible d’effectif à une fourchette comprise entre 9000 et 9600 salariés en 2021.

Rappelons que l’effectif de référence était de 11254 salariés en 2016.

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Les 970 suppressions de poste déjà effectuées dans le cadre du PSE de 2017 ne sont ainsi qu’une partie d’un plan global conduisant à la suppression de 2000 emplois directs sur le bassin d’emploi de Clermont Ferrand, auxquelles  s’ajouteront inévitablement un nombre conséquent d’emplois indirects qu’il est difficile de chiffrer.

 

Clermont Ferrand va payer très cher les conséquences de la stratégie de l’entreprise et sa financiarisation débridée. La CFE-CGC dénonce cette évolution et interpelle les pouvoirs publics : la réalité de notre entreprise est-elle cohérente avec l’image sociale qu’elle cherche à donner ?

Denis Paccard, le 6 décembre 2018

Délocalisations : le compte est bon ?

Il ne se passe pas une réunion mensuelle du comité d’établissement de Clermont Ferrand sans qu’une annonce de délocalisation soit à l’ordre du jour.

La réunion de novembre 2018 n’a pas fait exception, avec l’annonce de la délocalisation en Inde de 60 postes dans la R&D (cf ci dessous communication du 22 novembre).

 

Chaque fois, la direction nous indique que ce ne sont pas de nouvelles annonces, mais qu’elles sont liées à la réorganisation du groupe et ainsi intégrées au plan de sauvegarde (sic) de l’emploi sur l’établissement de Clermont Ferrand négocié fin 2017.

 

La CFE-CGC a interpelé la direction dont le message est standardisé : les suppressions de poste en lien avec le PSE n’ont pas été annoncées au moment de la signature de l’accord ; elles le sont au fur et à mesure que la réorganisation se déploie. Et chaque nouvelle annonce s’inscrit dans ce schéma. La direction nous a affirmé suivre un compteur des délocalisations.

 

Dans le cadre d’une transparence des relations sociales, nous avons demandé la présentation régulière de ce compteur.

Rendez-vous pris lors de la prochaine réunion du comité d’établissement.

 

Nous vous tiendrons informés du résultat de notre demande.

 

Denis Paccard, le 5 décembre 2018.

 

Des nouvelles positives de l'intéressement

Une réunion de suivi sur l’intéressement de Clermont-Ferrand a eu le 23 novembre. Globalement les critères sont en hausse. Notamment, le critère sur les formations numériques devrait être atteint si les efforts des salariés et de la direction se poursuivent. 

Nous notons un effort particulier de l’entreprise pour relancer les personnes susceptibles par le suivi de la formation de permettre l’atteinte du critère. L'entreprise motive les salariés en leur rappelant le gain d'intéressement associé. Cette communication dédiée, proche du marketing dédié enseigné par le MOOC presté par la formation, montre son efficacité. C'est un signe positif. 

La CFE-CGC salue le travail des salariés qui se forment et également le travail de motivation effectué par l'entreprise au bénéfice de tous.
 

JC Laourde, délégué syndical central, le 2 décembre 2018
 

Sur les pages sites : Cholet, l’usine à plein régime, les propositions de Bassens pour les NAO, CR du CE de Tours, CR CE extraordinaire à Montceau

Lettre d'information de novembre 2018

Edito : Objectifs globalement atteints mais de quelle manière?

Dans sa lettre titrée « finir en position de force en 2018 », M. Senard précise que « nos prévisions de résultats à fin d’année ne nous placent pas au niveau de tous les objectifs […] ni au niveau attendu par la communauté financière ».

Or les ventes sont en hausse hors parité et le résultat prévu est supérieur à 2017, année déjà historique. Les objectifs de l’entreprise sont donc pour nous globalement atteints. Comment alors expliquer ce double langage?

Nos dirigeants ne se seraient-ils pas laissés séduire par des projets coûteux et très (trop) ambitieux ?

OPE, RLF2 : le TSD devait s’améliorer, il a chuté. Les coûts de logistique devaient diminuer, ils ont pris +10 points vs nos concurrents.
La réorganisation devait simplifier et responsabiliser : elle a coûté plus cher que prévu, crée de la complexité et ne fait pas sens, 1 an après.

L’entreprise avait prévu :

qu’en vendant  à des prix  toujours plus décalés pour améliorer la profitabilité,
qu’en investissant moins dans les performances (après 10 ans de stabilité, les dépenses de R&D ont baissé de 15% en % des ventes l’an passé),

Nous allions faire +25% de ventes – ce qui aurait pu justifier les hausses de SG&A. La CFE-CGC alertait « nous allons sortir du marché par le haut ». Et hélas nous avons eu raison. Dernier exemple : le marché TC<16’ et la décision consécutive prévisible, la fermeture de Dundee.

La direction lance une chasse aux coûts  au-delà du raisonnable, que nous subissons tous : gel des embauches même pour les équipes en sous-effectif, annulation des formations, des déplacements même déjà payés ou demandés par le client, arrêt de projets proche du terme, arrêt de CAI sans se préoccuper des conséquences, lancement produit en urgence se terminant par un échec commercial…  et c’est un début, l’entreprise demande encore, en 2 ans, plus de 600M€ d’économies.

Le tout s’accompagne d’un discours culpabilisant, « soyez solidaires » avec comme explication de texte « la solidarité c’est être aligné avec les décisions de l’entreprise »… Ce serait anecdotique si certains de nos collègues ne tombaient malades de surcharge de travail et de perte de sens.

Dans ce contexte, la CFE-CGC, avec les autres organisations syndicales, a demandé un CE extraordinaire, pour déclencher une expertise. L’objectif est de responsabiliser la direction sur ses obligations légales de respecter la santé de ses salariés. Nous n’avons pas le pouvoir de décision, mais nous ne sommes pas sans pouvoirs. Nous, salariés, sommes aussi l’entreprise. Nous avons droit à sa considération.

Chris Boyer– Délégué Syndical  CFE-CGC, le 26 novembre 2018

Lettre complète accessible à tous

erratum : une version erronée sur l'article Turn Over chez Michelin qui est stable depuis 3 ans, a été en ligne du 26.11 17h au 27.11 18h. Veuillez nous en excuser.

Délocalisation à la R&D

La délocalisation à but financier avait jusque-là peu touché la R&D. Espoir illusoire.

La délocalisation en Inde des métiers  "développeur géométrie externe (mouliste)", "analyste cuit" et "supply chain RDI" vient d’être annoncée pour certains produits.

 

Au-delà de la suppression de 60 nouveaux emplois à Clermont Ferrand, cette annonce montre que l’entreprise privilégie la réduction de la masse salariale à la préservation de métiers cœurs.

Les métiers délocalisés travaillent actuellement en étroite collaboration avec d’autres métiers cœurs : développeurs cuits et crus, développeurs matériaux, industrialisateurs, experts performances, équipes qualité … la liste est longue.

Au global, c’est un écosystème dont la capacité à travailler en symbiose et de manière réactive est un pilier historique de la performance de la R&D Michelin. Cet écosystème est actuellement composé de métiers structurés pour créer de l’expertise interne et transverse avec les autres métiers.

Imagine-t-on améliorer la performance de la R&D Michelin avec de telles mesures ? Que cela soit en termes de qualité, de réactivité, de service au client ?Pour la CFE-CGC, la réponse est non.

 

La CFE-CFC dénonce ainsi une décision, dont la cible unique est la réduction des coûts, prise malgré la perspective d’une dégradation de la performance de la R&D.

Cette annonce a créé un trouble important au sein des équipes R&D, car elle ouvre clairement la perspective  d’autres délocalisations financières de métiers cœurs.

 

Denis Paccard, le 22 novembre 2018.

Compte rendu du CE extraordinaire du 14 novembre

La réunion extraordinaire CE  sur la situation préoccupante des Risques Psychosociaux en lien avec la mise en place de la nouvelle organisation, s'est déroulée ce matin.

 

L'entreprise, par l'intermédiaire de la présidente du CE, de sa référente RPS et de son coordinateur de la médecine du travail, nous a présenté ses indicateurs:

Evolution de l'absentéisme.

Nombre de veilles RPS activées suite aux captages de signaux faibles et dues à la réorganisation.

Nombre de passage infirmerie en lien avec des problèmes psychologiques à caractère professionnel.

Nombre de prises en charge psychologique lors des visites médicales planifiées.

 

Tous les élus constatent que ces indicateurs, bien que factuels, ne reflètent plus la réalité du terrain. En effet pour une personne se signalant en difficulté, l'entreprise ne sait pas évaluer combien d'autres "se cachent" de peur soit de perdre leur job soit d'être jugés « faibles  et fragiles ». Nous, élus CE et élus DP, à travers l'écoute quotidienne des salariés, pensons que ce taux de fuite est très significatif et qu'il justifie notre alerte.

 

En conséquence, les élus ont voté à l'unanimité le déclenchement d'une expertise qui sera réalisée par la société SECAFI, l'entreprise étant d'accord pour y participer.

Dès mercredi 21 novembre, une réunion des élus, de l'entreprise et de l'expert mandaté aura lieu afin d'établir la lettre de mission et une ébauche de la méthode qui sera employée pour obtenir un rapport clair, fiable et partagé par toutes les parties prenantes.

 

Thierry Palou, le 16 novembre 2018

Salariés en danger au CESP paie

Depuis l’externalisation de la gestion de la paie intervenue en janvier 2016, les conditions de travail des salariés du service « paie » (CESP paie) ont été fortement dégradées par les lacunes du fournisseur ADP qui les obligent à recalculer une grande partie des feuilles de paie, à corriger les déclarations fiscales, à suivre les centaines de bugs de leur outil.…

Les membres du CHSCT alertent l’entreprise depuis plus de trois ans sur les problèmes d’organisation, de charge de travail et la perte de sens que subissent les salariés de ce service. Une cellule de veille RPS, qui a fait son possible avec le peu de moyens dont elle dispose, est en place depuis 2016. Malgré ces éléments, la situation des salariés est devenue critique, ce qui se traduit par une première personne en Accident du Travail pour « burn-out ».  Cette situation devient  intenable, la santé des personnes est menacée, ce qui a conduit  les membres du CHSCT représentant 3 organisations syndicales dont la CFE-CGC, à déposer une alerte DGI (danger grave et imminent) sur ce secteur de Cataroux.

Une réunion extraordinaire du CHSCT (9/11/2018) en présence de l’Inspecteur du Travail a montré la nécessité d’un diagnostic complet de l’organisation du travail sur ce service en termes de charge de travail, répartition des tâches, moyens apportés pour résoudre les difficultés récurrentes et nombreuses résultant de l’externalisation de ce service.

Le CHSCT demande le bilan des heures supplémentaires, les suivis d’anomalies fonctionnelles des outils ADP, les descriptifs de postes des salariés concernés, les estimations de charge de travail de ces postes et l’accélération du recrutement d’une personne supplémentaire afin de ne pas reporter la charge supplémentaire (induite par l’AT qui concerne un poste clé) sur les salariés restant. La CFE-CGC estime être allée au bout du dialogue avec l’entreprise, et avoir dû recourir à ce moyen légal, seule issue restante pour protéger la santé des salariés.

Notre équipe est à votre écoute si vous vous sentez également concernés par des RPS (risques psycho-sociaux).

 

Laure  Trincal, le 14 novembre 2018.

Fermeture du site de Dundee

C’est avec consternation que nous avons appris l’annonce de la fermeture de l’usine de Dundee au royaume Uni en mi-2020.

 

Notre première pensée est pour les 845 salariés de l’usine, pourtant reconnus pour leur engagement de longue date au service de Michelin, dont la vie vient d’être brutalement bouleversée et a basculé dans l’incertitude du lendemain. Même si Michelin annonce vouloir mettre les moyens (155M€) pour permettre à chacun de rebondir, nous savons bien pour l’avoir déjà vécu maintes fois en France, combien une fermeture d’usine est une étape de vie douloureuse pour chaque salarié et sa famille. Dans quel état psychologique peuvent être les ex-salariés de Ballymena qui ont accepté il y a 2 ans seulement une mutation à Dundee où Michelin leur avait promis un avenir meilleur ?

Cette fermeture était-elle évitable ? Dundee était une usine tourisme dédiée aux pneus de moyenne gamme dans des seats ≤ 16’’. Le marché est en baisse à l’OE du fait de la croissance des équipements dans des seats ≥ 17’’, y compris pour des véhicules de gamme et puissance moyennes.

 

En remplacement, le parc de véhicules équipés en pneus de moins de 16’’ est énorme en Europe. Pour ce segment du marché, Michelin invoque la croissance des ventes de pneus asiatiques. Et oublie de dire que depuis de nombreuses années, il a fait le choix de déserter ce marché parce les ventes ne procuraient pas les marges demandées par nos actionnaires. Ce qui ne veut pas dire que l’usine de Dundee était déficitaire. Elle ne procurait plus les marges attendues, ce qui est très différent.

 

Avec la fermeture de Dundee, nous avons ainsi un nouvel exemple de priorité absolue à la performance financière, cette « share holder centricity » destructrice d’activité et d’emploi.

La décision de fermer Dundee ne sera pas sans conséquences sur l’activité de plusieurs usines françaises dont elle était cliente de semi-finis.

 

La liste des sites fermés dans cette logique s’allonge : en 10 ans, Poitiers 2009, Montceau tourisme 2011, Joué les Tours 2014, Budapest 2016, Ballymena 2016, La Combaude rechapage 2016, Orianenbourg rechapage 2016, Fossano 2018, Dundee 2020. Sans oublier le siège à Clermont Ferrand touché par des suppressions de poste et des délocalisations.

 

A qui le tour ? Nous craignons que la poursuite d’une stratégie de marge ne conduise à d’autres décisions de fermeture. Et plusieurs sites français sont en première ligne…

 

La CFE-CGC renouvelle sa demande de voir émerger une stratégie plus équilibrée entre attente des actionnaires et des salariés. Il serait temps que la perspective de nos dirigeants redevienne le long terme et l’équilibre entre besoins de tous les acteurs de l’entreprise, plutôt que la publication financière du prochain trimestre.

 

Denis Paccard, le 11 novembre 2018

BILAN DE NOTRE ACTION AU CE

Forts de notre légitimité des dernières élections, nous avons mis en oeuvre une dynamique collective avec l'ensemble des organisations syndicales. A des niveaux d'implication différents de nos collègues, nous avons réussi un travail collectif très structurant "Le projet du CE" qui définit pour les années à venir nos axes prioritaires partant de la question "Que voulons-nous pour le CE de demain?" 

Cette réflexion n’est pas exclusivement conceptuelle, elle se réalise dans des actions concrètes : 

- Pour les vacances : un développement des voyages de groupes, plus en phase avec les attentes des salariés, voyages qui rencontrent un vif succès,

- Pour les colos : réécriture du projet éducatif du CE (qui définit le cadre éducatif que l'on souhaite pour nos jeunes et aussi celui attendu de nos partenaires « colos »),

- Pour la culture, véritable enjeu pour le CE : mise en place de partenariats auprès d'acteurs culturels locaux, pour preuve, l'expo photo en place au CE en collaboration avec le FITE (festival international des textiles extraordinaires) et un développement des loisirs qui impliquent nos adhérents,

- Pour la Communication : refonte de Spot, redéfinition de notre ligne éditoriale et création d'une page Facebook "CE Michelin Clermont Ferrand" (actuellement 650 abonnés, faites en la promo!)

- Mise en place d'une véritable politique patrimoniale avec la rénovation totale de notre centre de vacances de Noirmoutier en 2020, celle de notre centre de vacances de l'ile de Ré, prévue aussi en 2020, une réflexion associant la mairie, des associations locales et l'université d'Auvergne sur « Comment repenser notre centre de colos de l'ile d'Yeu » (projet 2021) et enfin , une rénovation de notre accueil CE et des bureaux afin de valoriser l'espace pour des expos, des conférences, des lieux d'échanges et d'interactions avec nos adhérents.

 Cette liste n'est pas exhaustive et, si besoin était, montre notre dynamisme et notre capacité d'avancer avec et pour les salariés.

Michel Désormière, secrétaire du CE Clermont-Ferrand. 9/11/2018

 

Le nouveau dictionnaire Michelin

Sur une vidéo du site intranet, les salariés Michelin peuvent voir la « référente comportementale » d’une entité du centre de recherche demander aux salariés, une attitude pilier de la nouvelle organisation « responsabilisante » : la solidarité. Et pour ceux qui en ignoreraient la signification, elle est définie en ces termes « notre capacité à nous aligner sur les décisions pour l’intérêt de l’entreprise au service de nos clients ».

En revanche, le Larousse définit la solidarité comme le : « Sentiment qui pousse les hommes à s’accorder une aide mutuelle». Pour des syndicalistes, dont la solidarité est une valeur cardinale, la première définition décrit mieux l’alignement ou la subordination. Cette interprétation prêterait à sourire dans une entreprise au management sain, mais elle est juste la face émergée de l’iceberg où la direction parle de :

  • simplification quand elle impose une organisation beaucoup plus complexe,
  • responsabilisation quand la moindre dépense est validée au plus haut niveau (soyez solidaire, alignez-vous sur les décisions les moins compréhensibles) ,
  • santé au travail quand, sans révision des objectifs, l’entreprise précipite le départ des 10% les plus expérimentés à  Clermont-Ferrand.

Quelle est donc la signification de cet usage systématique à contresens du vocabulaire? Le management actuel serait-il applicable s’il affichait ses réels objectifs ?

 

Quand  il est nécessaire de draper « la subordination » de l’aura morale de « la solidarité », est-ce le signe d’une direction crédible, si cette obligation légale du contrat de travail n’est plus respectée ?

Pour faire appliquer les décisions de la direction, est-il nécessaire de faire croire que celles-ci sont au service des clients et non pour atteindre « tous nos objectifs boursiers » comme le suggère la note récente (18/10) de M. Sénard ?

 

D’autant que ces « nouveaux comportements » sont là pour : « être au service des clients », « en maîtrisant les coûts », « par des équipes compétentes ». Les élus CFE-CGC pensent que les équipes des services en question, remplissaient déjà ces critères ce qui a permis d’atteindre les résultats historiques depuis plusieurs années et que sous-entendre qu’elles ne l’étaient pas, est extrêmement maladroit, pour ne pas dire plus.  

 

La CFE-CGC suggère aux managers qui se prêtent à ces mises en scène de s’investir plutôt dans le choix des projets, de s’intéresser à la faisabilité de leurs décisions, à la charge de travail de leurs équipes, aux coûts générés par les « économies »… En acceptant ces déformations de la réalité, ils démontrent davantage leur subordination et leur absence de vision d’avenir que leur solidarité.

 

Les salariés Michelin comprennent suffisamment le français pour savoir ce qu’est réellement la solidarité. Ils l’appliquent d’ailleurs tous les jours, heureusement pour l’entreprise.

 

Chris Boyer, Délégué Syndical,  le 8 novembre 2018

 

Les salariés peuvent visionner la video : http://intranet.michelin.com/fr/web/intragroup/portail-dord/-/asset_publisher/NBbMwGzLH23V/content/behaviors-mat-s-video-let-s-talk-about-our-behaviours-/maximized

Demande de CE extraordinaire à Clermont-Ferrand

Vos élus constatent jour après jour la dégradation des conditions de travail liée à la mise en place de la nouvelle organisation.

 

Au cours de leurs nombreux contacts avec leurs collègues, vos élus recueillent trop rarement une réponse positive à la question : la nouvelle organisation constitue-t-elle pour vous une meilleure façon d’avancer ?

 

Ce qui devait avoir comme finalité responsabilisation et simplification conduit dans les faits à une perte de sens pour beaucoup dans de très nombreux domaines d’activité.

 

Placés dans une situation de complète désorganisation, de trop nombreux salariés voient leur santé affectée.

 

Dans ces circonstances, vos élus ont demandé la tenue d’une réunion extraordinaire du CE Michelin afin d’interpeler l’entreprise et de lui demander d’apporter très rapidement les corrections indispensables à une organisation inefficiente et pathogène.

 

Voici, en pièce jointe, le texte de la demande officielle.

 

La réunion aura lieu le 14 novembre. Nous ne manquerons pas de vous tenir informés de la suite que nous donnerons en fonction de la réponse de l’entreprise.

 

Denis Paccard, DS CFE-CGC, élu CE, le 7 novembre 

Demande de CE extraordinnaire portant sur les effets de la réorganisation
Les constats faits par les élus
Les alertes
La justification de la demande de CE extraordinaire
18-10-29 Demande CE Extra.pdf
Document Adobe Acrobat [213.0 KB]

Sauvons les colonies de vacances !

Vous trouverez ci joint le projet de taxation des œuvres sociales peu relayé dans les médias, sur les avantages dont bénéficient les salariés par le biais de leurs comités d’entreprise.

 

Cette initiative avait déjà été portée par le député (socialiste) Alain Fauré dans le cadre de la loi travail (El Khomri) en 2016.

A l'époque, les organisations syndicales et quelques professionnels du tourisme s'étaient mobilisés et avaient par deux fois fait échouer ce projet en première lecture.


Aujourd'hui , l'amendement plafonnant les exonérations de cotisations sociales sur les avantages versés par les comité d'entreprise (CE) aux salariés a été adopté en première lecture mercredi 24 octobre 2018 par l'Assemblée Nationale.

L'amendement prévoit de taxer les aides versées par les comités d'entreprise (CE) aux salariés et aux retraités. Cette taxe s'appliquerait au-delà de 322 € par an, le plafond montant à 20% (644€) si le salarié a des enfants quel qu’en soit le nombre.

Selon les estimations réalisées par le gouvernement, il pourrait récupérer environ 1,7 milliard d'euros. Soit 1.7 milliard d’euros de moins pour les salariés pour partir en vacances, offrir des colonies de vacances à leurs enfants, avoir une activité culturelle et/ou sportive…  

Le CE Michelin applique une politique sociale de distribution. Les salariés aux revenus les plus faibles ont les aides les plus élevées. Cette nouvelle frappera d’abord les familles les plus modestes.

 

Opposons nous à cette loi. Signons la pétition.

 

La section syndicale CFE-CGC Michelin, le 5 novembre 2018

NEGOCIATION MIXITE ET EGALITE PROFESSIONNELLE

L'accord sur Le Développement de la Mixité et l’Egalité Professionnelle  entre les Femmes et les Hommes arrive à terme fin 2018.

La dernière séance de négociation pour son renouvellement a eu lieu mercredi 24 octobre.

 

En attendant la redéfinition des blocs de négociation dans le cadre de la mise place du Comité Social et Economique(loi MACRON), qui sera opérationnel chez Michelin fin mai 2019, nous avons convenu avec l'entreprise de reconduire très majoritairement les engagements de l'accord existant pour une durée limitée à une année.

 

De fait, dans cette négociation particulière, l’exigence de la CFE-CGC a été d'obtenir des promesses d'actions très concrètes pour 2019 en limitant toute prose de "bonne intention" qui n'engage finalement que celles et ceux qui y croient.

 

Au sortir de cette négociation, nous avons amendé les points suivants :

  • Augmentation des intervenants femme dans les entretiens d'embauche (2J)    cible 2019 -> 47%,
  • Garantie d'embauche de 10% minimum d'agents femmes  (pour mettre  la cale derrière la roue du progrès...)
  • Meilleur pilotage du taux de recrutement des femmes Collaboratrices et Cadres en séparant le suivi des embauches de ces deux populations,
  • Travaux de recherche de l’INED centré en 2019 sur l'analyse des freins à la promotion professionnelle des femmes, l'égalité de salaire à responsabilité et ancienneté égales ayant été démontrée,
  • Renforcement de la mixité dans l'industrie en formant en alternance 23% minimum de femmes aux postes de RI et TOI,
  • Déploiement du kit " Michelin lutte contre les Stéréotypes et les discriminations", sachant que celui-ci est déjà disponible dans l’intranet mais peu visible et méconnu,
  • Focus sur les métiers « assistant » et « métier de la santé » afin de renforcer la présence des hommes à ces postes.

 

Nous reviendrons vers vous fin 2019 pour collecter de nouvelles suggestions d'amélioration de la mixité et de l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. A cette date, le paysage aura sans doute changé au regard des 970 départs volontaires du PDV CFE et de la suppression de nombreux postes.

 

Thierry Palou, pour l'équipe de négociation, le 31 octobre, 2018

 

FEBRILITE DE COMMUNICATION FINANCIERE ?

« Nous le savons, le Groupe est fort d’immenses atouts. Nous avons un cap et une vision. Nos performances économiques sont saines, notre stratégie est claire, nos récentes acquisitions contribuent à nos objectifs de croissance, notre gouvernance est solide. »

C’est par ces mots que le président de Michelin, M. Jean Dominique Senard conclut la communication aux salariés sur les résultats du groupe des 9 premiers mois 2018 : conclusion plutôt sereine, mais troublante en comparaison du reste du texte et de la situation vécue par les salariés principalement en France.

 

Ce trouble n’a pas échappé aux analystes financiers tant sur la forme que sur le fond :

"Michelin avait pourtant dépassé les attentes du consensus et semblait se diriger vers une fin d'année sans encombre" selon les analystes d'Oddo BHF.

Au troisième trimestre, le chiffre d'affaires du groupe est en effet ressorti à 5,615 milliards d'euros, en hausse de 5,2%, alors que le consensus Inquiry Financial/Reuters était de 5,5 milliards.

Les analystes de Jefferies regrettent ainsi une erreur de communication financière. "La prévision révisée va être prise inutilement comme un avertissement sur résultats et reflète plus un problème de communication que d'exécution", estiment-t-ils.

Ceux d'UBS soulignent aussi le calendrier "étonnant" du groupe, qui a publié ses chiffres de vente trimestriels quatre jours plus tôt que prévu après avoir encore confirmé ses prévisions annuelles en septembre.

 

Pourquoi annoncer les résultats du groupe avec 4 jours d’avance sans raison apparente ? Pourquoi être aussi alarmiste  alors que les résultats seront loin d’être catastrophiques (+200M € de résultats vs 2017 et free Cash-flow > 1,1 millards d’euros) ? Michelin annonce seulement des marchés moins favorables fin 2018, en précisant dans le communiqué de presse: « Le Groupe révise donc à la baisse ses perspectives en matière de volumes de ventes, même s’ils sont attendus en légère amélioration sur l’année, grâce notamment à la poursuite de notre croissance sur les dimensions de pneumatiques ≥18’’ en Tourisme camionnette, aux gains de parts de marché des activités de Spécialités et à la stabilité du segment Poids lourd. »

La seule justification, toujours selon le communiqué officiel, est « nos prévisions de résultats à fin d’année ne nous placent pas au niveau de tous les objectifs que nous nous étions fixés, ni au niveau attendu par la communauté financière».

 

Ce point de vue semble avoir été envoyé au monde de la finance dans la précipitation et la nervosité, alors que nous allons encore une fois dépasser le résultat de 2017 pourtant déjà historique. L’objectif ne sera peut-être pas atteint sur tous les indicateurs, mais vu le contexte des marchés, notre résultat est loin d’être honteux.

 

Cette précipitation à communiquer cible probablement nos actionnaires. Que leur avons-nous donc promis pour que tous les salariés soient mis sous une telle tension, sans aucune logique : baisse des effectifs, plan d’économies drastique, top-down d’un niveau jamais vu (annulation de tous les déplacements intercontinentaux et dérogation uniquement par un membre du CEG, coupe dans tous les budgets et achats…).

 

Qui sont ces actionnaires qui trustent les bénéfices du groupe et qui nous abandonnent alors que les résultats ne fléchiront que légèrement : ils ont provoqué une baisse de l’action de 13 % en 2 jours… Doit-on pleurer ou se réjouir de les voir vendre leurs actions ?

Les salariés qui ont investi fin septembre via Bibaction 2018, juste après la confirmation de la guidance du groupe aux marchés, apprécieront de voir que leurs actions viennent de plonger et de perdre une grande partie du  bénéfice de leur abondement. Les salariés devront les garder 5 ans contrairement à ces mystérieux actionnaires.

 

Quel contrat la direction a-t-elle passé avec eux pour tout sacrifier, y compris l’avenir à moyen terme, sur l’autel du dogme de 15 % de ROSAC (Résultat Opérationnel sur Activités Courantes) à fin 2020 ? Michelin a pourtant remboursé l’émission d’actions faites en 2012 pour financer nos investissements sur les zones en croissances (Brésil, Inde et Chine).

 

Ces actionnaires n’ont aucun scrupule à vendre leurs actions dès qu’un petit contretemps se présente. Par leur comportement opportuniste, Ils mettent en péril l’entreprise bien plus que la non-atteinte des 15 % de ROSAC en 2020.

 

Nous demandons à l’entreprise de nous éclairer sur la politique actionnariale du groupe. Bien que les prérogatives naturelles des représentants du personnel ne le prévoient pas, nous constatons que cette politique  pénalise la santé des salariés et leurs conditions de travail, les impacte financièrement (plan d’actionnariat), aussi nous estimons devoir être informés de cette stratégie. Contrairement à ces actionnaires volatiles, nous n’avons pas la liberté de changer d’employeur comme on vend une action et nous déployons tous beaucoup d’énergie pour créer la valeur de notre entreprise. Nous appelons nos dirigeants à rééquilibrer les priorités entre les salariés du groupe et les attendus de la communauté financière.

Nous sommes en accord avec Jean-Dominique Senard sur au moins deux points : le Groupe est fort d’immenses atouts et nos performances économiques sont saines.

 

Forts de ce constat, nous demandons à nos dirigeants d’arrêter cette course effrénée à la rentabilité court-terme qui sera destructrice de l’avenir.

 

JC Laourde, le 24 octobre 2018

La Roche : Diagnostic de la pSychologue

Communiqué CFE-CGC suite à la présentation du rapport de la psychologue au CE
La psychologue intervenant sur le site de la Roche sur Yon, a rapporté le bilan de ses actions et note un augmentation du nombre de personnes en souffrance sur le site, conforme aux interventions de la CFE-CGC. L'entreprise doit agir.
Psychologue du travail.pdf
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Mobilité interne: un petit coup de pouce pour faire vos cartons

La CFE-CGC est signataire de l’avenant sur l’aide à la mobilité professionnelle en direction des sites industriels. La CFE-CGC avait sollicité ses adhérents et émis des propositions concrètes – cf. notre communication du 26 septembre sur cette même page.

Beaucoup de nos propositions sont restées lettre morte. L’entreprise n’a hélas pas retenu l’augmentation des aides à la mobilité pour les sites dont elle admet qu’ils sont d’ores et déjà en sureffectif. Néanmoins, il y a quelques avancées par rapport à l’existant :

  • le passage de la prime de mutation de 3 à 4 mois de salaire (vers un site industriel uniquement, elle reste égale à 3 mois vers Clermont-Ferrand)
  • l’extension de compensation de loyer / valeur locative pour l’achat d’un logement.
  • L’augmentation de l’aide au conjoint pour la recherche d’emploi – qu’il soit contraint de démissionner ou simplement ait la volonté de reprendre un emploi. Sur ce point la CFE-CGC est très dubitative compte-tenu des remontées navrantes de ses adhérents sur les performances réellement insuffisantes fournies par le prestataire choisi.

La CFE-CGC pense que cet accord ne changera pas la pratique de la mobilité interne chez Michelin car il n’est pas à la hauteur des enjeux évoqués par le président, M. JD Sénard.

Par sa signature, la CFE-CGC acte simplement des légers progrès en la matière.    

 

Texte de l'accord

 

Chris Boyer, 22 octobre 2018

Loi MACRON: Une signature a minima

Dans le cadre des lois Macron, la CFE-CGC Michelin sera signataire à regret de l’accord de relation sociale, titré très cyniquement par l’entreprise « Une nouvelle dynamique du dialogue social ».

 

Cet accord est une régression en termes de moyens par rapport à la situation actuelle d’environ 30%. La pseudo-négociation dont il est issu, a été aussi une régression en termes de méthode. Le titre de cet accord devrait être « minima sociaux du dialogue » et la CFE-CGC ne le signe qu’afin de conserver quelques moyens pour défendre les salariés. Compte tenu de ce que nous pressentons pour l’avenir de Michelin en France, ces moyens nous seront absolument nécessaires.

 

Les valeurs de l’entreprise basées officiellement sur le respect des faits et des hommes sont journellement mises à mal par des injonctions contradictoires dues à une logique financière court-terme. Cette même logique a amené l’entreprise à réduire les moyens des organisations syndicales. La CFE-CGC a proposé le transfert des sommes économisées aux salariés via la dotation du CE. L’entreprise, qui a pourtant toujours nié la recherche d’économies, l’a aussi refusé.

 

Nous constatons un net décalage entre le quotidien de la relation sociale et la communication externe de l’entreprise qui prétend être une référence. La valeur première de l’entreprise semble donc avoir changé pour devenir le respect des apparences.

 

Dans l’intérêt des salariés et face au choix de l’entreprise de se placer si près du minimum légal, nous saurons être plus exigeants dans la pratique du dialogue social.

 

La section syndicale CFE-CGC Michelin, le 12 octobre 2018

Résultats enquete Salaire

EDITO : tous les coûts ne sont pas permis

Dans sa communication financière, l’entreprise insiste sur sa volonté d’être attractive pour les actionnaires en surperformant le CAC40 (cf.  p.3). Cette stratégie serait compatible avec une volonté parallèle de surperformance dans l’attention aux salariés si elle s’inscrivait dans un contexte de croissance des ventes.

 

Comme ce n’est pas le cas depuis longtemps, la priorité donnée à la rémunération des actionnaires accapare la stratégie et les ressources de l’entreprise : la sacralisation de la marge se fait parfois aux dépens des volumes. Les profits sont majoritairement issus d’économies sur les coûts, elles-mêmes parfois contreproductives pour les parts de marché (page 2).

 

La masse salariale est contrainte par tous les moyens : suppressions de postes à tous niveaux, délocalisations, politique salariale qui va jusqu’à faire perdre du pouvoir d’achat à certains salariés (page 8). Les frais font également l’objet d’un tour de vis brutal : projets, formations, déplacements annulés… Avec une justification qui laisse pantois : la dérive des coûts liés à la réorganisation.  Au fait, n’était-elle pas censée améliorer l’efficacité de fonctionnement ?

 

L’entreprise ne peut pas ignorer les effets sur le pouvoir d’achat de la très forte reprise de l’inflation (+2,3% sur 1 an à fin août). Elle ne peut pas ignorer l’impact de la réorganisation sur la charge de travail : cela demande de l’énergie (et de l’argent) de reconstruire des modes de fonctionnement brutalement déstructurés dans certains domaines.

 

La « shareholder centricity », c’est-à-dire le « tout pour les actionnaires » doit cesser rapidement et laisser place à un rééquilibrage de la stratégie de l’entreprise en direction des clients et des salariés.

 

 

  Denis Paccard  Délégué Syndical  CFE-CGC

 

Lire l'intégralité de l'enquête salaire 2018, accessible à tous

Michelin, une entreprise ou il fait bon vivre ?

Alors que le nombre total de salariés quittant l’entreprise varie au gré des années et des facilités des départs à la retraite, le nombre de « licenciements et autres » et de « démissions » est en nette augmentation depuis 4 ans. +37% de démission, +75% de « licenciements et autres ». Le turn-over chez Michelin reste inférieur à la moyenne nationale (16.8%), comme le note l’entreprise, il est stable sur les 3 dernières années. Qu’en serait-il si Michelin était implanté dans des villes où la concurrence joue efficacement entre employeurs ? Sur les sites à l’Ouest de la France, terre de plein emploi, Michelin a des difficultés de recrutement au point de proposer des primes pour tout aide des salariés sur ce thème.

 

Contrairement à ce que certains croient, les cadres ne sont pas, ne se sentent pas privilégiés puisqu’ils démissionnent plus facilement que les autres (+10% vs les agents et +20% vs les collaborateurs).

 

Signe encourageant, l’absentéisme des agents baisse de 12% sur cette même période, effets probables d’un rajeunissement de cette catégorie de personnel et des efforts sur l’ergonomie des postes. En revanche, les collaborateurs et cadres Michelin ont un taux absentéisme équivalent à celui de l’industrie dans sa globalité autour de 4% en augmentation de 3% depuis 3 ans.   

 

La CFE-CGC alerte l’entreprise depuis longtemps sur ses problèmes d’organisation, de charge de travail, de sens du travail. Ces chiffres soutiennent notre point de vue. Il est temps d’agir. Il serait dommage que l’entreprise préférée des Français se contente d’une moyenne sans tenir compte de la dynamique actuelle.

 

C. Boyer, délégué syndical, le 1er octobre 2018.

AIDE A LA MOBILITE INTERSITE

A la demande de l'entreprise nous avons engagé une négociation concernant les mesures en faveur de la mobilité géographique interne volontaire. Nous avons compris lors de la première réunion qui a eu lieu jeudi 13/09, que son besoin, assez urgent, est de réduire le sureffectif de l'usine de la Roche/Yon (40 personnes env, majoritairement collaborateurs et cadres). L'entreprise souhaite inciter les personnes à aller vers un autre site industriel hors CFE. 

 

Elle centre cette négociation sur l'amélioration des mesures d'accompagnement de la famille et semble peu ouverte à renégocier les incitations purement financières.

 

La CFE-CGC a cependant insisté sur le fait que la notion de volontariat est toute relative lorsqu'il y sureffectif et qu'il faudra réfléchir à augmenter les incitations financières dans ce cas précis. Nous avons collecté les idées auprès de nos adhérents et les avons présentées à l’entreprise le 20 septembre. (cf document)

 

La deuxième réunion du 20/09 a démarré avec les remerciements de l'Entreprise pour ces propositions que nous avons formalisées. Très vite cependant, nous avons compris que seules deux propositions concernant la revalorisation des aides financières directes seront retenues. Il s'agit de l'aide au double loyer de l'enfant qui reste dans la ville de départ et de la compensation de l'écart de loyer qui s'appliquera aussi pour un locataire devenant propriétaire ou un propriétaire achetant un nouveau bien (en se basant sur l'écart de valeur locative).

 

L'essentiel des autres propositions retenues concerne l'assistance à la recherche d'emploi du conjoint(e). L'accompagnement par le cabinet "Right Management" est renforcé significativement et l'offre devient accessible au conjoint(e) qui ne travaillait pas ou plus. Quelques autres offres sont proposées telles l'assistance à la recherche des établissements scolaires et un abonnement de 18 mois à des services de plateforme pour la garde d'enfant.

 

La CFE-CGC est bien évidemment d'accord avec ces nouvelles propositions mais ne pense pas que cela sera suffisant pour changer la dynamique de mobilité interne chez Michelin. Nous avons insisté sur la revalorisation des aides financières et espérons quelques avancées sur ce sujet lors de la dernière réunion qui aura lieu jeudi 4 octobre.

 

T. Palou, F Herbreteau, le 26 septembre 2018

Propositions de la CFE-CGC
Demandes remontées des salariés :
1 - accompagnement de la famille
2 - clause de retour
3- Incitations financières directes
proposition aide mobilité septembre 2018[...]
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La roche sur yon demande de la transparence

L’entreprise annonçait en février la pause des investissements et la mise en place de trois initiatives, afin de trouver des solutions pour rester dans la course. La raison un coût façon loin des ambitions annoncées. Une de ces initiative intitulé « structure » a pour objectif la réduction de la masse salariale, levier le plus efficace.

 

Au mois de Juin, vos élus CFE-CGC ont demandé d’avoir une vision globale de la structure de l’usine à fin 2019. Il nous a été répondu que c’était trop tôt et que la conclusion serait présentée fin septembre. Début septembre, nous avons réitéré cette demande et là changement de cap. La réponse a été «  la nouvelle structure sera présentée au fil de l’eau après la conclusion de chaque étude ». Nous avons pris acte de cette décision et nous la déplorons.

 

Nous rencontrons chaque jour, des personnes en attentes, en questionnement, « mon poste va-t-il être supprimé ? ». La situation actuelle est anxiogène, certains sont où ont été en arrêt maladie. Qui plus est, elle est contraire à la transparence et le dialogue social que prône publiquement l’entreprise. Chaque semaine apparaissent des notes de mouvements, sans que vos élus soit informés de la finalité de ceux-ci.

 

Courant septembre une expertise a été menée par le cabinet ISAST, portant sur les risques psychosociaux que pourrait apporter cette nouvelle structure. Ils ont été surpris par le refus de la direction de communiquer sur les conditions de réussite et la vision à fin 2019. Un étonnement partagé par les représentants des salariés.

 

Nous demandons à la direction de la transparence vis-à-vis de ses salariés qui font chaque jour les efforts nécessaire pour pérenniser le site de la Roche sur Yon.

Vos élus CFE-CGC, sont et resterons mobilisés sur ce sujet sensible. Nous restons à votre disposition, pour toutes questions sur ce sujet. N’hésitez pas à nous faire part d’éventuelles pressions à la mobilité.

 

Fabrice Herbreteau, délégué syndical CFE-CGC de la Roche/yon,

le 26 septembre 2018

Michelin fait l’édito de l’usine nouvelle

Sous le titre « Michelin envisage d'autres accords de compétitivité

En invités : JP. Chiochetti, DRH et JC Laourde, délégué syndical central de la CFE-CGC.

 

La direction a su montrer dans l’entrevue l’originalité de ses points de vue et la finesse de ses analyses. Les salariés de La Roche sur Yon ont apprécié d’apprendre qu’ils étaient si nombreux à participer au spectacle du Puy du fou au point que cela a rendu la négociation plus compliquée pour le travail le Week-End, et non pas l’envie légitime d’avoir du temps libre avec leur famille.

 

Dans ce contexte de négociations envisagées sur l’ensemble des sites, l’éditorial souligne parfaitement la plus grande responsabilité qui va peser sur les organisations syndicales pour la signature d’accords majoritaires, seuls valables à l’avenir, responsabilité qui va également reposer sur les épaules des salariés qui auront à s’investir dans les élections pour voter et aussi dans les équipes syndicales afin d’être correctement représentés.

https://www.usinenouvelle.com/editorial/michelin-envisage-d-autres-accords-de-competitivite.N743749

                                                                          Chris Boyer, délégué syndical, 24 septembre 2018 

PROMOTIONS A SAISIR A L'USINE DES GRAVANCHES

Après l’adaptation des effectifs suite à la baisse du plan de charge de début d’année, comme l’avait prévu la CFE-CGC au printemps (cf. lettre d’information), le marché tire de nouveau. Sur un marché qui croit de 15 à 25% par an, cette anticipation nécessitait plus de bon sens qu’ une compétence aigüe de devin.

 

Sauf que l’usine des Gravanches n’a plus la capacité de personnel de saturer les machines avec l’effectif actuel. Il faut donc recruter pour être capable de remonter le niveau de production…. et

surtout il faut former les personnes et prendre en compte la montée en charge de ces personnes.

 

Les managers ont même passé le message aux salariés de postuler à certains postes de niveau supérieur dans l’usine. Leur candidature sera regardée, même si ils n’ont pas 3 ans de poste. Salariés, consultez le job posting si vous êtes intéressés. Il y a visiblement des opportunités. 

 

La CFE-CGC est favorable à la remise en route de l’ascenseur social interne de Michelin, mais elle préfèrerait qu’elle soit la conséquence d’une politique de reconnaissance des compétences des salariés et non celle d’une absence de vision de la « ligne business ». Car pendant ce temps, les pneumatiques qui ne sont pas fabriqués ne sont pas vendus, et vus les marges sur les pneumatiques haut de gamme des Gravanches, c’est une perte nette. Cet argument devrait toucher les traders qui semblent aujourd'hui à la tête de l’entreprise et qui font du management « haute fréquence », comme d’autres font de la finance « haute fréquence ». La formation d’un salarié prend hélas plus de temps que de passer un ordre en bourse.

 

Dans l’intérêt de tous, la CFE-CGC appelle la direction Michelin à changer de stratégie pour soutenir à court et surtout long terme le prix de l’action. Plutôt que d’étrangler l’entreprise dans une chasse aux coûts au-delà du raisonnable, d’avoir une stratégie offensive pour conserver et conquérir les marchés car les entreprises riches meurent aussi.

 

Tony Bluteau, Chris Boyer, le 20 septembre 2018

Efforts et   charge de travail aux salariés et bonnes nouvelles aux actionnaires

En août, M. Menegaux a demandé des efforts supplémentaires sur la réduction des frais, sous prétexte de menace imminente sur la rentabilité de Michelin et d’impacts majeurs pour le groupe. C’est la communication interne.

 

La CFE CGC vous rappelle que les résultats sont bons (+7,2% en résultat net vs l’année historique 2017). Vous trouverez ci-joint les commentaires de la presse spécialisée suite à la conférence de presse de ce matin destinée uniquement aux investisseurs. Le discours à bien changé, c’est une bonne chose. La direction est très confiante sur notre performance. La CFE CGC se félicite donc de ces résultats et demande une juste rétribution de ces bonnes performances aux salariés du groupe. Nous demandons que nos dirigeants s’expriment auprès du personnel, comme ils ont fait auprès des marchés financiers, afin de nous confirmer ce qu’ils comptent faire pour récompenser les salariés de ces efforts et ces résultats qui a priori ne manqueront pas d’être une nouvelle fois remarquables

 

Extrait de l’article du site de Boursier.com :

« Michelin profite d'une conférence destinée aux investisseurs pour réitérer ses objectifs annuels. Après revue des principaux éléments exogènes que sont les marchés, le cours des matières premières et les parités de change, le groupe clermontois confirme viser en 2018 une croissance des volumes en ligne avec l'évolution mondiale des marchés, un résultat opérationnel sur activités courantes supérieur à celui de 2017, hors effet de change, et une génération d'un cash-flow libre structurel supérieur à 1,1 milliard d'euros.

Par ailleurs, "le marché 'tourisme camionnette remplacement mondial' bénéficie d’une croissance des marchés européens, compensant un ralentissement du marché chinois", indique le groupe dans un communiqué. "Le marché 'tourisme camionnette première monte' se contracte, avec notamment une moindre croissance en Chine. Le marché poids lourd reste tiré par la forte demande de fret (en Europe et aux Amériques) et les marchés de spécialités poursuivent leur croissance dynamique", ajoute le groupe

Enfin, le spécialiste des pneumatiques confirme un engagement de distribution du dividende supérieur à 35%, après 36% en 2017 et 75 millions d'euros de rachat d'actions pour 2018. »

 

La CFE-CGC demande ce qu’il est prévu pour les salariés. 

 

JC Laourde, D. Bourgois, C. Boyer, le 14 septembre 2018

REMUNERATION CADRE, MICHELIN A CONTRE COURANT

Les médias se sont récemment faits l’écho d’un record. Non pas un record sportif, mais un record social : la hausse des salaires des cadres sur les 6 premiers mois de l’année 2018 est la plus forte enregistrée depuis 6 ans. Elle atteint 2,7% selon le baromètre EXPECTRA, filiale du groupe Randstad, basé sur la mesure des transactions de recrutement.

 

La forte hausse s’avère très homogène entre les secteurs d’activité et métiers, même si quatre métiers affichent des augmentations supérieures à 8% dans l'échantillon étudié : chef de projet webmarketing (+9,5%), responsable des études (+8,6%), ingénieur BTP (+8,5%) et ingénieur de maintenance (+8,1%).

 

Voilà qui conduit à relativiser le niveau de la hausse des salaires chez Michelin. Surtout lorsqu’elle s’accompagne pour beaucoup d’une forte baisse de l’intéressement.

 

Voilà qui conduit également à relativiser le niveau de la position médiane communiqué par l’entreprise dans son document « en toute transparence ». Rappelons qu’il est biaisé puisque qu’il rapporte le niveau de salaire après augmentation 2018 à une médiane … 2017 ! Laquelle n’intègre pas les hausses de salaires intervenues dans les entreprises du panel HAY’S Group en 2018.

 

Rendez-vous prochainement pour la publication de l’enquête salaires 2018 de la CFE-CGC Michelin.

 

Denis Paccard, le 9 septembre 2018

 

Références :

https://www.lesechos.fr/economie-france/conjoncture/0302198490613-les-salaires-des-cadres-enregistrent-leur-plus-forte-hausse-depuis-six-ans-2201770.php

http://www.europe1.fr/economie/salaires-des-cadres-27-en-2018-plus-forte-hausse-depuis-six-ans-3745973

Enquête "Avancer Ensemble": Repondez franchement

L’étude avancer ensemble a été lancée avec une date butoir au dimanche 23 septembre soir. L’anonymat est garanti.

 

Pour rappel, l’Entreprise attache beaucoup d’importance aux résultats de son enquête puisqu’elle communique sur un taux d’engagement visé de 85% : cela fait partie des 6 ambitions du Groupe pour 2020 (ambition 2 : bien-être et développement des personnes : favoriser l’accomplissement des collaborateurs) :
https://www.michelin.com/groupe-michelin/strategie/mobilite-durable-innovation-ambitions-2020.

 

Le niveau d’engagement des salariés est également un des éléments de la rémunération variable du Commanditaire Gérant Mr Sénard.

Au-delà de cet enjeu pour la Direction, c’est surtout l’occasion pour chacun de s’exprimer sur SON ressenti dans un contexte qu’il est utile de rappeler :
- 600 personnes en moins sur Clermont-Ferrand à fin décembre 2018 et une charge de travail qui sera grandement transférée aux personnes restantes
- une baisse de l’intéressement pour des milliers de collaborateurs et cadres alors que l’Entreprise réalise des résultats historiques
.
- des alertes multiples, avérées et convergentes sur la multiplication des arrêts maladie et autres symptômes d’épuisement professionnel pour les salariés.
- une perte de sens ressentie dans son travail suite à des mesures budgétaires dont la seule visée est de satisfaire les actionnaires.

 

Nous vous invitons donc à répondre massivement à l’enquête en faisant part de votre ressenti personnel, quel qu’il soit et en faisant abstraction de tout autre élément. Evitez les réponses « eau-tiède » et exprimez-vous franchement. C’est une des rares occasions où on vous donne la parole, donc saisissez-la !

 

Dominique Bourgois, délégué syndical, le 4 septembre 2018

BOURSE: LES ARBRES NE MONTENT PAS AU CIEL

Le deuxième équipementier automobile allemand, le Groupe Continental, a revu en baisse ses objectifs de ventes, de résultat et de free cash-flow pour 2018. En cause: des marchés européens et chinois moins dynamiques que prévus dans sa division pneumatiques et une augmentation de ses coûts de développement dans sa division moteurs. Il s’agit du deuxième avertissement lancé par le groupe en l’espace de quatre mois.

En Bourse, le titre a été sanctionné par une chute de plus de 13% et accuse une perte de près de 30% depuis le début de l’année. Il a entraîné dans son sillage les principales valeurs automobiles, dont Michelin (-3,95%). Voilà ce qui se produit lorsque le premier de cordée dévisse...

Même les manufacturiers qui affichent les résultats financiers les plus solides peuvent ainsi connaître un trou d'air et des déconvenues. Les arbres ne montent pas jusqu'au ciel. A méditer pour tous ceux qui pensent le contraire.  


Dominique Bourgois, délégué syndical, le 28 août 2018

 

résultats Michelin s1 2018: Analyse

Par rapport au premier semestre 2017, le résultat net au 1er semestre 2018 s’est amélioré de 6% à 917 M€, malgré un recul des ventes nettes de 4% à 10 603 M€. Comment expliquer cet apparent paradoxe ?

L’évolution des ventes nettes recouvre plusieurs réalités : une décevante stagnation des volumes, des effets mix (+77 M€) et surtout prix (+254 M€) favorables mais qui sont balayés par un effet parités très défavorable (-735 M€) qui explique à lui seul ce recul des ventes nettes. Cela fait d’ailleurs quatre trimestres de suite que les taux de change pèsent négativement sur les comptes de Michelin. Saluons les gains de part de marché en TC 18 » et + ainsi que la belle progression des activités de spécialité, traditionnelles « vache à lait » du Groupe. 

 

Si le résultat net progresse malgré ce recul des ventes, c’est d’abord sous l’effet de la maitrise des coûts : les prix des matières premières restent sous contrôle et un énième tour de vis a été donné sur les frais généraux. Ce tour de vis sur les frais est d’autant plus mal compris par les salariés que la Direction le justifie par une dérive des frais liés à la réorganisation, réorganisation censée optimiser nos modes de  fonctionnements… Or, ce sont bien les salariés qui pâtissent de ces mesures très concrètes: projets arrêtés, déplacements et formations annulés… Ensuite, dans une moindre mesure, l’amélioration du résultat net découle de la baisse du taux d’imposition du Groupe, attendue à 28%. Cette baisse du taux d’imposition du Groupe est en lien avec les dispositions fiscales votées aux US et sera un « booster » pour l’atteinte à terme d’un ROCE de 15%.  

Cette photo semestrielle rappelle ainsi que les résultats sont dépendants d’un certain nombre de facteurs exogènes comme les taux de change, le prix des matières premières, les niveaux d’imposition, autant d’éléments sur lesquels les salariés n’ont aucune prise. Et pourtant, ce sont bien les salariés qui sont mis sous pression pour atteindre les objectifs. Attention donc à ce qu’ils ne soient pas les éternelles variables d’ajustement face aux vicissitudes des marchés !

Enfin, le taux d’endettement s’est accru sous l’effet d’une croissance externe volontariste (coentreprise avec Sumitomo, acquisition de Fenner et Camso entre autres) mais reste modéré. Le niveau particulièrement bas des taux d’intérêts laisse de la marge pour envisager d’autres opérations si des opportunités se présentent.    

Dominique Bourgois, délégué syndical, 27 août 2018

A mediter pendant les vacances

Nous partageons avec vous l'envoi d'un cadre, manager de haut niveau, qui visiblement a besoin comme beaucoup de s'exprimer : un article du magazine "capital" sur la bureaucratie en entreprise et que nous croirions avoir été écrit chez Michelin.

 

Au centre de technologie, un logiciel déclaratif qui comptabilise les heures travaillées par projet, nous est tout de suite venu à l'esprit (GPS pour les initiés). Qu'il soit renseigné par le manager ou le salarié, nous nous interrogeons sur la véracité des informations qu'il contient. Les salariés du centre de technologie travaillent, mais ils travaillent en fonction de la pression des projets et de leur motivation. Il faut être naïf pour imaginer que les salariés consacrent leurs heures selon le prévisionnel et que lorqu'ils ont épuisé leurs heures sur un sujet qui les intéresse, ils s'arrêtent. Un projet motivant, un chef de projet motivant obtiendront les heures dont ils ont besoin et si elles dépassent le budget du projet, un autre projet paiera, sans lui même avancer.  La recherche n'est pas comme la production où les pneus produits sont un indicateur concret vérifiable, une idée géniale peut se réaliser plus vite ou pas qu'une idée sans avenir. Pour n'avoir aucun souci, il arrive que les managers eux-mêmes, entrent dans le logiciel de comptabilisation du réalisé, les chiffres du prévisionnel - ainsi tout le monde est content. Sauf que c'est une tâche totalement vaine. Mais chez Michelin aussi nous avons des babyfoots pour nous délasser des tâches absurdes.

 

Nous avons anonymisé le témoignage du cadre et fait suivre sa réaction à l'entreprise. Si cette dernière applique sa politique de simplification,  elle agira. Et vous quelle tâche bureaucratique absurde, envahit votre quotidien ? L'avez vous remontée à votre DP préféré ? A entendre qu'il est nu, le roi pourrait avoir l'idée de se couvrir. 

 

Chris Boyer, délégué syndical, 3 août 2018 

Article de capital - d'août 2018 - propos de M. Y. Morieux de Boston Consulting Group
"la bureaucratie en entreprise enfle et tue la créativité". Si des syndicalistes reprennent des propos de "Capital", on peut imaginer qu'ils ne manquent pas de fondements.
Article BCG.pdf
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Sur la page conseil : Retrouvez les documents "en toute transparence : "cadre, collaborateur et agent" normalement distribué par l'entreprise - parfois oublié par le manager

Lettre D'information du mois de JuiLLET

Edito : Les leçons de management de Zidane

 

Suite à son 3e succès consécutif en Coupe d’Europe à la tête du Real Madrid, les Echos ont consacré un article intéressant sur le management de Zinedine Zidane. Quel contraste entre le joueur, certes génial, mais impulsif et sanguin (14 expulsions dans sa carrière) et l’entraîneur, tout en maîtrise, qui a su parfaitement tirer profit d’un vestiaire réputé incontrôlable et explosif ! Quatre qualités managériales expliquent cet impressionnant virage à 180°C et sa réussite :

Sens du timing : agir au bon moment, ni trop tôt, ni trop tard,

Motivation : écouter, protéger et souder son équipe pour la motiver,

Humilité : être proche du terrain, faire confiance, prendre le temps d’apprendre. « Bottom-up » plutôt que « top-down » écrit le journaliste.

Vision : Partager la vision d’où on veut aller de façon claire.

 

On peut légitimement se demander si ces qualités managériales sont bien appliquées chez Michelin...

 

Lire la lettre d'information : accessible à tous

Partageons un moment de convivialite: rate !

Vendredi 6 juillet, l'équipe de France de Football rencontrait l'équipe d'Uruguay en quart de Finale de Coupe du Monde de football à 16h.
 

Nous avions suggéré à l’entreprise d’organiser un évènement autour en organisant la diffusion du match sur les sites clermontois et dans les services volontaires. Une belle occasion de souder les équipes, de partager des émotions ensemble, dans un contexte lourd de réorganisation et de nombreux départs en retraite. Sans évoquer les nombreux arrêts maladie en cours.


Nous avions argué que le tournoi de foot en salles par le CE de Clermont avait connu un vif succès et a eu des retombées positives et concrètes en termes de cohésion d’équipe. Et que de toute façon, le vendredi à 16h, la productivité des salariés n’est pas au plus haut. L’entreprise avait tout à y gagner en termes de « team-building » pour un coût somme toute modéré.


Suggestion non retenue. Raison invoquée en « off » par des membres des relations sociales : « Vous comprenez, on ne peut pas diffuser les matches dans le secteur tertiaire et continuer la production dans les usines. C’est une question d’équité ». C’est probablement au nom de cette équité que l’entreprise propose depuis des années des augmentations salariales significativement différenciées entre catégories. C’est probablement encore au nom de l’équité qu’elle investit dans l’amélioration de la QVT (= Qualité de Vie au Travail) dans le tertiaire alors qu’il faut se battre pour débloquer des budgets dans les usines. C’est probablement toujours au nom de cette équité que les conditions de déplacement varient très sensiblement d’un service à l’autre, sans que ne s’en émeuve particulièrement la Direction.


Equité, symétrie des attentions, il y aurait beaucoup à dire sur le sujet… Nous ne pouvons que regretter cette occasion perdue, a fortiori vu le déroulement du match.

 

D. Bourgois, le 9 juillet 2018

Coupe BUDGETAIRE ou LA "SHAREHOLDER CENTRICITY*"

Un sérieux coup de frein vient d’être lancé sur les dépenses des Services Groupes…. Une note est parue expliquant que la réorganisation a donné lieu à un important dépassement des coûts de structures. Elle demande aux managers d’activer tous les leviers possibles pour maîtriser les frais généraux : arrêt de projets, limitation des déplacements au strict minimum, non prolongement des intérims et/ou CDD…


Les salariés expérimentés se souviendront des époques des plans d’économie Tonus de 2005 à 2010 où ce type de mesures était habituel mais n’avait pas d’impact sur les stratégies à long termes de l’entreprise et n’était pas annonciatrices de mauvaises nouvelles sur la santé du groupe. Respectons les faits : Michelin affiche de très bons résultats : profit historique, endettement bas… Cette excellente santé financière se retrouve d’ailleurs le cours de l’action qui est historiquement élevé.

 L’entreprise n’a pas averti les élus d’un nouveau plan. Ces décisions ont un but : protéger la rentabilité du Groupe et respecter les engagements pris vis-à-vis des actionnaires, mais elles ne remettent pas en cause les fondamentaux économiques de Michelin.

 

La CFE-CGC tient donc à rassurer les salariés qui n’ont jamais connu ces mises sous contrôle de fin d’année : l’année prochaine, les actions, déplacements, achats…gelés aujourd'hui et toujours d’actualité en 2019 devraient trouver leur place dans les budgets. Assurément pour celles programmées en début d’année.

 

Pour la CFE-CGC, l’entreprise est pilotée selon une valeur principale : la « shareholder centricity*».  Elle devrait évaluer les coûts sur la motivation des salariés des annulations, gels des différentes actions programmées avant de prendre des telles mesures qui laissent à penser que l’entreprise serait en difficulté. Il n’est pas du tout sûr que l’entreprise soit gagnante sur le moyen terme. « L’avidité rompt le sac ».

 

(*) shareholder centricity : centré sur les intérêts des actionnaires

 

C. Boyer et D. Bourgois, le 29 juin 2018

BaSSEns revendique le même temps de travail que la MFPM

L'accord 35 h qui s'applique à Bassens prévoit 215 jours de travail par an pour le personnel en 2x4 et en forfait jour. La CFE-CGC revendique pour ce personnel une égalité de traitement avec la Manufacture Michelin qui est à 212 (+1 jour de solidarité). 

 

Cf tract de juin 2018 de Bassens.

B. Iztueta, le 27 juin 2018

 

Etude INED des différences de salaires hommes / femmes

Michelin a commandité suite à l’accord mixité 2016 une étude des différences Homme Femme à un organisme extérieur l’INED, spécialisé dans ces sujets – organisme d’état. La base d’étude commence en 2013, excluant toute vision historique antérieure. Le but est d’identifier les sources d’écarts.

La base concerne 18 000 salariés environ en CDI, segmentés en quatre sous populations, agents, collaborateurs (et employés administratifs de même niveau), cadres N-L (niveau de NRI), cadres K-D.  

 

Evolution des différences de salaires

Différence de salaires

Agents

Collaborateurs

Cadres N-L

Cadres K-D

2013

7.9%

-3.9%

4.2%

15.9%

2017

6.8%

0.2%

3.1%

12.9%

Seules les collaboratrices étaient en 2013 mieux payées que les collaborateurs. Sur tous les groupes l’écart tend à se réduire. 

 

Comme l’année précédente, l’INED a corrigé les données brutes et pour les catégories agents, collaborateurs et cadres N-L, l’âge et l’ancienneté expliquent tout, les hommes étant plus âgés et plus expérimentés que les femmes.    

 

Pour les cadres de K à D, l’âge et l’ancienneté explique environ une moitié des écarts, l’autre moitié étant expliqué par les NRI. Il y a en effet proportionnellement beaucoup moins de femmes de NRI H que de femmes de NRI K. 

 

Promotion 

% de promus par an

Agents

Collaborateurs

Cadres N-L

Cadres K-H

Hommes

13.8%

13.8%

15.8%

9%

Femmes

14.8%

14.2%

18.7%

10.5%

Les différences (nulle pour les collaborateurs) sont toutes liées à l’âge sauf pour les NRI les plus élevés (cadres K-H), les femmes étant en moyenne plus jeunes. 

 

L’Ined va maintenant s’attacher à comprendre pourquoi malgré une politique non discriminante depuis 2013, les femmes sont moins nombreuses dans les NRI H et supérieurs. Ne pouvant remonter avant 2013 pour des raisons de disponibilité de base de données permettant de le faire, l’Ined va étudier les effets des structures de métiers et leurs effets. Par exemple, la RDI représente un fort pourcentage des cadres H et plus et les femmes y sont peu représentées. Quel en est l’impact ?

 

La CFE-CGC regrette que les données d’avant 2013 ne soient pas exploitables. Enlever la part de l’histoire, aurait permis d’être plus serein vis-à-vis de la réalité de l’entreprise aujourd'hui. Toutefois il faut noter que depuis 2013, l'Ined ne perçoit pas de différence de gestion entre les genres, ce que toutes les entreprises Françaises ne peuvent affirmer.       

 

Chris Boyer, Laure Trincal, le 25 juin 2018

LOI PACTE et code du travail : deux poids, deux mesures

Alors que la loi Macron sur le code du travail s’applique sans discussion aux salariés pour plafonner leur indemnités de licenciement et aux Instances Représentatives du Personnel pour limiter leur prérogatives et leurs moyens, la loi PACTE repensant la place de l’entreprise n’a d’effets que pour les entreprises volontaires (cf. réaction de la confédération). Cette dissymétrie est choquante. Elle sera d’autant plus choquante si le rédacteur du rapport sur lequel la loi s’est basée, M. Senard n’engage pas l’entreprise qu’il dirige – Michelin - dans les évolutions qu’il a lui-même préconisées.

 

La CFE-CGC Michelin attend de l’entreprise des actions concrètes pour démontrer que nous ne sommes pas que dans une habile tactique de communication.

 

JC Laourde, C. Boyer le 22 juin 2018

 

Communiqué confédéral

Loi Macron : les syndicats réagissent aux propositions  de MICHELIN

La loi Macron sur le code du travail change considérablement le fonctionnement des instances représentatives du personnel (CE, CHSCT, DP). Les entreprises et les organisations syndicales peuvent négocier des améliorations et aménagements de loi par un accord. Michelin et les organisations syndicales négocient depuis 6 mois cette évolution.

 

Alors qu’en début de négociation l’entreprise annonçait comme objectif de « faciliter le dialogue social », la conclusion de la dernière réunion en date était « nous avons bien conscience que pour vous ce sera plus compliqué ». Ceci a amené l’ensemble des organisations syndicales à réagir par une déclaration intersyndicale soulignant que :

 

  • les propositions de l’entreprise visent à accorder aux représentants des salariés des moyens proches du minimum prévu par la loi et très inférieurs aux moyens actuels.

 

  • les modes de fonctionnement et les moyens que l’entreprise envisage de leur mettre à disposition ne créent absolument pas la perspective d’un dialogue social de qualité. Elles sont plutôt de nature à le rendre inopérant.

 

Les organisations syndicales demandent à l’entreprise d’abandonner une stratégie de négociation a minima pour s’orienter vers une stratégie de négociation recherchant un optimum capable de produire un dialogue social de qualité. Les organisations syndicales se sont elles-mêmes positionnées dans cette optique en faisant des propositions constructives et en révisant à la baisse des points d’équilibre actuels.

 

Cf. texte complet de l’intersyndicale téléchargeable signé : CGT, CFE-CGC, CFDT, SUD, CFTC, FO, UNSA

Déclaration intersyndicale sur les négociations de la loi macron
Déclaration intersyndicale_060618.docx
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projet de la fonction P (service du personnel)

Vendredi 1er juin, Frederic PIERRU chef de projet de la fonction P est venu présenter devant deux membres de chaque instance représentative, le détail de l'avancement du projet.

 

Nous avons passé un long moment à comprendre le nouveau rôle "Manager de compétences Local" (MCL) qui se met en place. Cette personne sera le correspondant privilégié des Partenaires de Proximité (ex gestionnaires) et des managers. Pour la France/Benelux, il y en aura environ 24, un par métier. En plus de la relation avec les PDP et les managers, il sera aussi en charge de la Gestion Prévisionnel des Compétences (GPC) et sera garant de la cohérence du catalogue des formations. Pour l'industrie le MCL est rattaché à la responsable de formation.

 

Le deuxième sujet important a concerné les moyens et les règles mis à disposition des employés pour trouver par eux-mêmes un nouveau poste. L'outil inTouch sera le fer de lance avec certaines contraintes cependant telles que la possibilité de ne postuler que sur les postes de NR +1, le fait de ne pas voir les postes dit critiques, c'est à dire ceux ne pouvant pas rester vacants plus de trois mois et qui de fait  nécessitent un plan de succession nominatif.

 

Nous avons aussi compris que les employés auront, dès la mise à disposition de inTouch le 16 juillet, la possibilité de faire une autoévaluation de leurs compétences en regard avec le poste sur lequel ils sont affectés. Cette autoévaluation permettra dès les prochains feedbacks Fréquents d'orienter la discussion vers le futur….. Les managers vont être formés sur ces sujets par les partenaires de proximité entre le 7 juin et le 16 juillet.

  

Notre avis CFE-CGC : Considérant que la responsabilisation des équipes est très partiellement en place dans le tertiaire sur Clermont-Ferrand, nous nous interrogeons sur la disponibilité réelle des managers à développer les compétences de leurs équipes, être le garant de l'application des politiques Personnel du Groupe et être responsable du recrutement interne de leurs équipes. Nous restons optimistes cependant car l'outil inTouch  semblent être un véritable levier, à condition de bien comprendre la nouvelle logique d'évaluation par les compétences que nous n’avons pas pu découvrir lors du test de l’outil.

 

T. Palou, le 15 juin 2018

Etude  sur les Grands Groupes : Focus sur Michelin

L’ONG Oxfam a publié mi-mai une étude qui a eu un retentissement mondial portant sur les pratiques des grands Groupes et multinationales. Portant sur la période 2009 à 2016, cette étude fait ressortir 3 points principaux :

  • Plus des 2/3 des profits des Grands Groupes ont été captés par les actionnaires, au détriment des investissements et surtout des salariés qui n’ont droit qu’aux miettes. Michelin n’échappe pas à la règle
     
  • Les écarts de salaire au sein des entreprises entre le salaire moyen et le salaire moyen est passé de 97 à 119. M. Senard a touché 68 le salaire médian d’un salarié français de la MFPM.  
     
  • Les multinationales ont établi des stratégies poussées d’optimisation fiscale (légale), voire d’évasion fiscale (illégale). Pour la partie fiscale enfin, Michelin paie bien sa « juste » part.

D. Bourgois, le 11 juin 2018

Focus Michelin sur le rapport Oxfam sur les pratiques des grands groupes
Analyse des chiffres Michelin et commentaires complets
Rapport Oxfam juin 2018.pdf
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Baisse des Embauches des femmes inexpliquée

Alors que M. Senard a fixé comme objectif un taux de 30% de femmes managers à la journée des actionnaires (cf. CR du 21 mai, ci-après) , le recrutement de femmes ne cesse de reculer depuis 3 ans sur Clermont-Ferrand pour passer d’environ 35% à 27%, ce qui constitue une baisse significative. Interrogée sur le sujet en CE (cf. CR dans la page actualité Clermont-Fd), l’entreprise s’est repliée dans une perspective historique  sur 13 ans et n’a apporté aux élus aucune réponse sur le phénomène actuel.

La CFE-CGC demande à l’entreprise de se pencher sur le problème, d’en analyser les causes et d’y apporter le traitement nécessaire. Que l’entreprise se fixe des objectifs ambitieux qu’elle risque de ne pas atteindre pour se mobiliser, pourquoi pas. Que la réalité vienne sur 2 ans, contredire les ambitions affichées, la CFE-CGC pense que ce n’est pas digne de Michelin et de ses valeurs. Il faut redresser la barre.

 

Chris Boyer, Laure Trincal, le 8 juin 2018

Découverte de l’outil « InTouch »

Gilles Amaury responsable du projet « InTouch » nous a présenté vendredi dernier les premières fonctionnalités disponibles de l’outil qui va remplacer les applications « Chorus » et « Job-Posting ».

Nous avons pu manipuler quelques écrans disponibles et particulièrement ceux liés à la gestion de nos données personnelles que nous aurons à mettre à jour nous-même demain.

 

Au-delà des civilités (adresse, situation familiale, liste des diplômes et des études), la vraie valeur ajoutée pour l’employé se trouve dans l’onglet « Emplois souhaités » qui  permet de sélectionner des emplois et de comparer les compétences requises.

Nous n’avons pas encore vu  la comparaison de ces compétences avec les nôtres propres. Pour chacun des emplois sélectionnés, la fonction « Find Jobs » permet de manière très aisée de rechercher l’ensemble des postes ouverts et de descendre sur chacun des postes pour le situer dans l’organisation de l’entreprise et découvrir les noms des futurs collègues et hiérarchiques possibles.

Nous avons regretté que la fiche emploi, dans l’état actuel, ne contienne pas le niveau NR, il semble que cela sera le cas cependant au lancement de l’outil.

 

En conclusion, nous avons demandé à Gilles Amaury de continuer cette découverte/test avant le démarrage prévu le 16 juillet afin d’approfondir la gestion des compétences individuelles et la comparaison avec les emplois souhaités. Nous avons aussi demandé à connaitre ce que le manager aura en visibilité au sujet de ses managés. Enfin nous pensons que la reprise des données de Chorus va générer, lors du démarrage, beaucoup d’appels des salariés au support de niveau 1 et qu’il faudra donc le prendre en compte de manière appropriée dans le « dimensionnement ».

 

Thierry Palou, délégué syndical, le 04 Juin 2018

négociation à La Roche : accord majoritaire

La CFE-CGC, SUD et FO sont signataires de l'accord porposé à LaRoche. Cet accord est donc majoritaire et prendra effet le 01 Juillet 2018. C’est un grand soulagement pour l’ensemble du personnel et cela doit permettre à l'usine d’avancer sereinement vers l’objectif demandé et vers sa pérennité.

 

Fabrice Herbreteau, délégué syndical, le 31 mai 2018

Avancement de la négociation à La Roche

Contexte : une première négociation jouant clairement l’avenir du site n’a pas débouché sur un accord valide car non signée par FO/SUD/CGT.  

 

Une nouvelle négo a été relancée suite à la dénonciation unilatérale par l'entreprise de l'accord initial 2016.

Elle a duré 2 jours avec une vraie volonté d'aboutir de la part de l'Entreprise qui a finalement accepté :

  • le rachat des forfaits sur 18 mois à 100%
  • les gens restant en 4*8 vont toucher une prime de 225 euros minimum sur les 18 mois à venir.

Il faut un accord majoritaire qui sera applicable le 1er juillet avec une signature des IRP avant le 31 mai minuit. La version définitive a été transmise ce vendredi aux IRP du site.

 

La CFE-CGC se félicite des avancées de cette négociation espère que permettront la signature de l’accord et la survie du site. Elle reste persuadée que sa position de signer le premier accord était la bonne : elle représentait la position très majoritaire de ses électeurs et la CFE-CGC est convaincue qu’un front du refus syndical aurait découragé les négociateurs de l’entreprise sur la possibilité d’une sortie de crise par la négociation.

 

La CFE-CGC vous tiendra informée du cours des événements.

 

Fabrice Herbreteau, le 30 mai 2018

Erratum "En toute transparence"

Chaque salarié a reçu de la part de Michelin avec sa remise de situation annuelle un document « En toute transparence », destiné à expliquer  la politique salariale de l’entreprise et à la comparer à une référence France fournie par Hay’s Group.

 

Il y a au moins deux erreurs notables dans le document :

  • une date de référence entre les positions marché et les salaires de l'entreprise qui diminue l'écart affiché d'environ l'augmentation moyenne de l'année.
  • une représentation graphique erronée sur le document destiné aux cadres

Le sentiment à la vue des deux graphiques n'est pas le même. L'erreur tend à faire penser que 50% de la population est payée au dessus de médiane. Ce n'est pas la réalité.

 

Erreur ou manipulation ? Nous vous laissons juges

 

Envie d’informations challengeantes pour l’entreprise et qui la poussent au progrès : répondez à notre enquête salaires.

 

D. Paccard, C. Boyer, Délégués syndicaux, le 28 mai 2018

 enquête salaire 2018 

La CFE-CGC Michelin lance son enquête salaires annuelle.

 

Nous vous garantissons la confidentialité de vos données individuelles.

 

Vous trouverez les informations necessaires dans notre rubrique "Enquêtes"

 

Répondez à notre enquête salaire

 

Pour répondre:vous avez plusieurs possibilités:

 

        ou

             - remplissez le formulaire

             - renvoyez-le par mail à l'adresse dl'un des élus CFE-CGC de votre site, dés que possible et au plus tard le 07 juillet 2018

 

Soyez nombreux à répondre. Nous vous ferons un retour en octobre.

Adresse retour de votre enquete salaire :
Téléphone :
Fax :
Adresse email :

Lettre d'information du moi de Mai

 

 

La nouvelle organisation se traduit par une surcharge de travail pour nombre de salariés. Tous les capteurs le confirment : nos contacts directs, la médecine du travail, les études commanditées par l’entreprise auprès d’Alterhego.

 

A Clermont Ferrand, la vague de départs en retraite amplifie le phénomène. Face à ce constat alarmant, nous souhaitons passer 2 messages. L’un à l’adresse de l’entreprise : si un engagement temporaire spécifique est envisageable dans un contexte de réorganisation, il doit être TEMPORAIRE.

 

Il ne doit pas constituer le socle de processus qui n’ont pas été anticipés. Des mesures rapides doivent être prises pour limiter l’ampleur des surcharges : la santé des salariés doit rester la priorité. Il ne suffit pas de diffuser des notes : il faut les mettre en application, sans délai. L’autre s’adresse à nous tous, salariés : l’engagement au service de l’entreprise est louable, mais sans doute pas au point de risquer son équilibre personnel ou sa santé. Nous pouvons tous être touchés. ALERTEZ vos managers et EXIGEZ des mesures correctives avant de franchir le seuil de la douleur. Vos élus CFE-CGC sont à votre écoute et soutiendront votre appel.

 

Denis Paccard – délégué syndical à Clermont Ferrand, le 24 mai 2018

 

Lire la lettre d'information : accessible à tous

Compte rendu de l'assemblée des actionnaires

La séance s’est ouverte sur un rappel des résultats financiers 2017 et les perspectives 2018. La croissance 2017 a été en ligne avec les marchés et le CA tiré à la fois par les hausses de prix passées au premier trimestre pour compenser les hausses de matières premières et par la très bonne tenue des activités de spécialité. La situation financière est particulièrement saine avec une forte génération de Free Cash Flow et un endettement très bas. Pour 2018, le Groupe devrait profiter d’un taux d’imposition en recul sous l’effet de la réforme américaine mais s’attend à subir des effets de change significativement défavorables.

Une présentation fort intéressante de la réalité de la Chine a suivi. Une Chine très moderne et très connectée : des trains allant à 350kms/h, un commerce en ligne très développé avec des géants comme Alibaba, une généralisation des paiements mobiles. La marque Michelin est particulièrement puissante en Chine et s’appuie, entre autres, sur son usine de Shenyang et son réseau de distribution Tyreplus. Mais Michelin doit s’adapter à des formes nouvelles de mobilité, notamment pour la tranche 18-30 ans, très demandeuse de co-voiturage et pour la circulation à 2 roues.

Les éléments de rémunération de MM.  Senard et Rollier ont été clairement exposés et commentés.
La rémunération de Mr Senard se compose ainsi d’une partie fixe (1 100 000 €), d’une première partie variable assise sur les résultats du Groupe (812 612 €), d’une seconde partie variable (883 716 €) assise sur des résultats quantitatifs (atteints à 62/100) et qualitatifs (atteints à 35/50). Cette rémunération est complétée par un intéressement long terme lié à trois critères purement financiers. Le montant de cet intéressement long terme est de 994 860 €, soit le double de l’année précédente mais a été limité « à la demande expresse de M. Senard » comme l’a rappelé opportunément le membre du Comité de Surveillance des rémunérations. Au final, cela fait une rémunération de 3,8 M€, dans la médiane inférieure de la rémunération des dirigeants de Groupe du CAC40. La  résolution concernant sa rémunération a été acceptée à 92% par les actionnaires.

 

M. Senard a ensuite pris la parole, avec un discours prenant de la hauteur et avec des accents de philanthrope soucieux du devenir du monde. Ainsi il a défendu avec vigueur son opposition à l’obsolescence programmée, appelant l’Europe à adapter ses législations dans ce sens. Il a rappelé les enjeux de la diversité dans le Groupe, annonçant au passage 30% de femmes dans le management d’ici 2020. Il a aussi promu le dialogue social, nécessaire « compromis » (sic) entre les exigences des actionnaires et le besoin de « justice » (sic) des salariés. Il a mis en avant les projets de Michelin en termes de campus de formation. Coté business, il a souligné les potentialités ouvertes par l’acquisition du Groupe Fenner et le développement des offres digitales du Groupe. Son émotion était palpable au moment de l’évocation de son bilan et de sa succession, tout comme elle était palpable dans la salle lorsque que M. Pat Cox, membre du Conseil de Surveillance, a évoqué la mémoire d’Edouard Michelin.

 

Enfin, lors des questions de l’assemblée, interrogé par un élu de notre section CFE-CGC, MM. Menegaux et Chapot ont confirmé que la voie du dialogue social engagée par M. Senard perdurerait au-delà du départ de Mr Senard (même si M. Menegaux a précisé que ce dialogue social se ferait « dans l’intérêt de Michelin »). Mr Senard a aussi confirmé la volonté du Groupe d’avoir un (ou une) second(e) administrateur salarié au sein du Conseil de Surveillance lorsque les textes de loi seront promus. Il ne s’est en revanche pas avancé sur les modalités, l’actuel unique représentant ayant été reconduit pour 4 ans sans que les salariés ou leurs instances représentatives n’aient eu leur mot à dire dans la désignation du représentant des salariés. Les questions ont été également l’occasion de faire un focus sur les investissements en Chine et en Inde qui permettent d’accompagner la croissance du Groupe. Il a été rappelé aussi que l’activité du rechapage avait un avenir, notamment dans la perspective de l’économie circulaire.

 

Dominique Bourgois, délégué syndical,  le 21 mai 2018

Qualité de vie au travail  : bilan des actions

L'entreprise a présenté son bilan sur ses engagements pris dans le cadre de l'accord "qualité de vie au travail" :

  • Locaux sociaux :
    • 52% des engagements financiers de l’accord sont faits
    • Problème de mentalité : dégradation de locaux sociaux féminins sur certains sites. Ces actes ne doivent absolument pas être acceptés.
    • Problème de cohérence : besoin de locaux sociaux féminins sur certains sites mais aucun investissement – La CFE-CGC a insisté sur ce point là.
  • Développement personnel, formation : mise en place de CLEA, formation qualifiante pour les agents
    • Mise en place sur les sites de formation pour changer les méthodes de travail
  • Services  au personnel : chaque site a désormais la possibilité de faire appel à une assistance sociale
    • Travail en cours sur : conciergerie et crèche -> bilan en 2019
    • 70% du personnel a accès à de la restauration d’entreprise. Le travail continue sur les sites
  • RPS : de loin le sujet le plus décevant – pas de chiffres, simplement présentation de la méthode de veille à l’aide d’un animateur (mission en plus, trouver les gens ad hoc…). Pourtant ce sujet est aujourd'hui très préoccupant avec la réorganisation, la surcharge de travail qu'elle entraine et l'absence de reconnaissance générale des salariés par l'entreprise (baisse de l'intréressement de tout le personnel de NRP N et supérieur par exemple). Les RPS méritent un accord en propre et un suivi dédié pour que le problème soit pris en compte convenanblement. 

 

    Chris Boyer, délégué syndical, le 15 mai 2018

Handicap : bilan des actions

Le bilan de l’accord QVT a été fait courant avril. Il Contenait le bilan des actions liées au handicap sur 2017. Il est visible que l’entreprise a mis des personnes dédiées sur le sujet:

  • Formation des recruteurs et chargés de recherche des candidatures (un CV a trou n’est pas forcément un critère de rejet)
  • Participation à des salons pour démystifier le handicap pour les recruteurs
  • Adaptation du site internet de recrutement  qui devient handi-accueillant. la CFE-CGC demande que ce système soit adapté aux sites intranet et internet.
  • Diversification des sources de recrutement (vers des publics en difficultés sociales)
  • Communication sur le sujet : tous salariés volontaires (informations sur les sites) et dédiées : nouveaux managers & alternants   & campus manager (personnel en lien avec leur ancienne école)
  • Formation : formations en e-learning sur la sensibilisation au handicap : 3 formations : tous public (FRSP10), dédiée manager (FRSP11), dédiée Gestionnaire de  personnel (FRSP12 )– en accès libre
  • Communication vers de la presse spécialisée qui amène des candidats
  • Recrutement : 2015 :1%, 2017 : 2% (soit 39 personnes) objectif 4% en 2020. Même si Michelin n’est pas exemplaire, des entreprises font mieux que 2%, il faut soutenir la volonté réelle de progrès de l’entreprise.
  • Établissement et service d'aide par le travail :
    • Achat aux ESAT en hausse : +3% à plus de 1M€
    • Répertoire de fournisseurs, indicateurs de pilotage
    • Sensibilisation des acheteurs

 

Notons que récemment le site de Ladoux de Michelin  a accueilli une manifestation de l’association « les amis de Françoise » pour offrir aux enfants malades et handicapés une journée de détente avec des tours de pistes dans des voitures de course, sport (avec  l’aide de Porsche et de son club local, Sodhexo…).

 

Par ailleurs, le bilan du premier DuoDay pour Michelin le 26 avril a permis à 26 personnes en situation de handicap de découvrir l’entreprise accompagnées d’un parrain « valide ». Notons que Toutes les offres de parrainage du personnel Michelin n’ont pas été honorées.

 

Un travail de longue haleine reste à faire pour connecter les deux mondes mais une impulsion visible a été donnée. La CFE-CGC soutient et challenge ces progrès.  

 

Chris Boyer, Délégué Syndical, le 27 avril 2018

 

Intervention de M. Senard au Comité d’Entreprise Européen

       1/ La Roche Sur Yon

 

Suite à l’échec du premier plan et de l’arrêt par  l’entreprise du plan d’investissement initialement prévu  en attendant un nouvel accord, nous sommes extrêmement inquiets sur l’avenir du site, dont la fermeture signerait la fin de la production de pneus PL Michelin en Europe de l’Ouest !

M.Senard redit qu’il fait "une affaire personnelle de la pérennité du site de la Roche", mais que, même si il était convaincu  à l’époque, que l’accord précèdent serait suffisant pour pérenniser le site, il ajoute  que le cout façon est intenable, et même si toutes les raisons évoquées sont valables,  il  a été "contraint de revenir sur sa parole" et de demander ce nouvel accord ;

Il demande aux OS « non signataires » de revenir sur leur position et aux SP locaux de donner les assurances « possibles » manquantes, si  nécessaire. Il se propose même de venir lui-même à la Roche !

2/ Challenge fondamental avant son départ  =  Obtenir la révision du labelling et de leurs tests pour une mesure des performances « dans la durée » en TC et PL =>>> Test neuf (comme aujourd’hui),  mais aussi test à mi usure et à usure 1,6mm => Dis que
s’il obtient cette modification, « 30% des pneus actuels ne passeront pas le test et l’industrie européenne serait sauvée » !?

3/ Répartition des bénéfices avec les actionnaires :

M.Senard reste sur sa position : « Nous avons un accord long terme avec nos gros actionnaires de distribuer chaque année entre 35 et 40% de notre résultat et c’est déjà peu , versus les autres entreprises ; Cette année, et malgré la pression des milieux financiers, compte tenu des bons résultats, j’ai tenu le cap en n’imposant que 36% du résultat»
"Parallèlement, les hausses annuelles de salaire chez Michelin sont depuis 6 ans supérieures au
x gains de productivité et suscitent là aussi, les critiques des milieux financiers => donc je reste convaincu de la justesse de notre position de distribution»
"Par contre, l’actionnariat salarié n’est que de 2% chez Michelin et mon ambition est qu’ il monte à 5/6%, alors même qu’il est jusqu’à 10% dans beaucoup de sociétés".
Il confirme qu’un plan d’actionnariat salarié sera lancé en Septembre/Octobre 2018 et que l’effort sera poursuivi après son départ.


      4/ Son départ en pleine restructuration :

« Question de Principe ;  j’ai atteint 66 ans et avais averti le CEG et le pacte des actionnaires depuis longtemps ; J’espère bien que d’ici Mai 2019,  l’organisation sera stabilisée et les effets visibles ;  et aurais le temps, pendant1 an, en doublon avec Florent M d’assurer toutes les étapes ; D ici là, je reste pleinement le patron et donc responsable des conséquences ; Et après, en Mai 2019, je resterai « proche de Michelin » dans mes nouvelles activités ».

 

Olivier Golaz, délégué syndical, le 22 avril 2108

L'INSERTION DES PERSONNES EN SITUATION DE HANDICAP

Michelin participe cette année à l’opération Duo Day, le 26 avril prochain, journée dédiée à l’inclusion des personnes handicapées.

 

La CFE-CGC soutient les bonnes initiatives sociales des entreprises et donc relaie le message de celle-ci :

 

"Le Duoday est une action européenne qui vise à optimiser l‘inclusion des personnes en situation de Handicap dans le monde du travail.

Elle se déploie en 2018 à l’échelle nationale sous l’impulsion de Madame Sophie CLUZEL, Secrétaire d’Etat chargée des Personnes handicapées. 

 

Le principe :

Durant une journée, une personne en situation de Handicap compose un binôme avec un salarié afin de découvrir son activité.

Au programme : une participation active aux tâches habituelles du collaborateur et/ou une observation de son travail.

Une belle opportunité d’ouvrir nos portes à des personnes en situation de handicap et de sensibiliser nos salariés.

 

Plus d’information sur le site https://www.duoday.fr/

Si vous êtes volontaires pour former un binône, faite le savoir en vous rapprochant de de vos référents handicap. (à Clermont contacter Mme Sylvie Josse)

 

A Clermont, nous recherchons des salariés pouvant faire découvrir leur métier à des secrétaires, des assistantes de direction, des gestionnaires de paie, des concepteurs développeur informatique......

 

Serez-vous le prochain DUO ?"

 

le 16 avril 2018

Teletravail : bilan 2018 de l'accord

L'entreprise avec les Organisation Syndicales signataires de l'accord Télétravail renégocié en juillet 2017 se sont rencontrées ce mercredi 4 Avril pour faire un point d'avancement.

 

La CFE-CGC est heureuse  de constater une progression annuelle de presque 30% du nombre de salariés en télétravail au moins une journée par semaine, pour un total de 723 salariés en France.

 

Cela représente environ 6% de l'effectif Michelin potentiellement éligible. A noter que seulement 30 managers hiérarchiques (20 femmes et 10 hommes) ont dépassé les apriori et profitent de cet accord parmi les 500 cadres qui télétravaillent déjà. 

 

Les personnes télétravaillent en grande majorité un jour par semaine, la somme des jours télé-travaillés représentant environ 160 Equivalent Temps Plein pour tous les sites France.

 

Les sites industriels Français sont à la peine avec uniquement 11 télétravailleurs soit en moyenne 1 personne par site, on peut réellement s'interroger sur les refus non tracés, voire les autocensures.

 

Coté qualitatif, un Guide du Télétravail a été élaboré cette année. Ce document de 8 pages très lisible et pratique sera disponible sous peu sur l'intranet dans la rubrique diversité.

 

Enfin nous avons été informés d’une possible enquête en 2019 auprès des télétravailleurs et de leurs managers pour mieux comprendre les améliorations perçues par l'ensemble des parties prenantes. Cette initiative permettra, nous l’espérons, de faire progresser encore ce sujet qui participe pleinement à l'amélioration de la qualité du travail.

 

En conclusion, la CFE-CGC est satisfaite de l’accélération du déploiement du télétravail chez Michelin. « Cherry on the cake », nous notons qu'il y a encore de la place pour de futur(e)s candidat(e)s. L’entreprise est  encore loin de la limite haute communément admise (30% des effectifs d’un service) et particulièrement sur les sites industriels.

 

T. Palou, délégué syndical, le 16 avril 2018

 

Réservé aux adhérents : document de la commission de suivie

 

commission de suivi                                                                                        accord télétravail renégocié en juillet 2017

L'entreprise avec les Organisation Syndicales signataires de l'accord Télétravail renégocié en juillet 2017 se sont rencontrées ce mercredi 4 Avril pour faire un point d'avancement.

 

T. Palou, délégué syndical, le 12 avril 2018

 

info complete réservée "espace adhérents" rubrique "les négociqtions en cours"

Intéressement : peu d’aMELIORATIONS EN VUE

Les négociations sur l’intéressement pour 2018 se sont déroulées. On reste dans le cadre défini initialement en 2017, avec 3 niveaux :

  • France (niveau 1) : 5% de Masse Salariale
  • MFPM (niveau 2) : 1,5% de Masse Salariale
  • Site (niveau 3): 3,5% de Masse Salariale

Quelques aménagements ont été apportés pour 2018. Il faut bien distinguer le fond et la forme. 

 

Sur le fond, quelques avancées vont dans le sens des salariés. Pour l’accord MFPM, il a été tenu compte du contexte instable actuel pour réviser légèrement à la baisse le nombre d’IP. Pour l’accord site, sur Clermont-Ferrand, nous avons obtenu des échelles plus progressives et plus incitatives. Nous avons validé ces légères avancées sur les niveaux 2 et 3 par notre signature.

 

Sur la forme, on reste dans des schémas de négociation qui ne permettent pas d’avancer. Dans son exercice de la « négociation », la Direction se positionne avec les organisations syndicales dans une relation « Adulte-Enfant ». La Direction pense concentrer tout à la fois le savoir, la compétence et l’expertise. Fort de cette posture, elle définit unilatéralement les objectifs et n’en bouge plus. Ainsi les seuils des Idées de Progrès, le Taux de Gravité, la perte matière, la contribution DCF, autant de sujets divers, ont été imposés sans discussion possible. « Circulez, y a rien à voir… ». A la longue, c’est lassant. A quoi bon « négocier » si tout est décidé d’avance ? La direction nous a fait savoir qu’en 2019, elle associerait les organisations syndicales plus en amont. Un début de changement d’état d’esprit ?

 

Quant à l’accord France, il s’agit d’un accord bancal qui ne peut satisfaire personne, sauf peut-être quelques esprits davantage dogmatiques que soucieux de l’intérêt de l’ensemble des salariés. Cet accord, soumis à de nombreuses conditions, entérine en effet un transfert d’intéressement de salariés vers d’autres salariés. Il s’est traduit par un recul d’intéressement de quelques dizaines à plusieurs centaines d’euros pour des milliers de salariés. C’est indéfendable pour la CFE-CGC. Et la Direction en est réduite à court-circuiter les conditions qu’elle a elle-même imposées pour distribuer un complément d’intéressement. Nous n’étions pas signataires hier, nous ne le sommes pas aujourd’hui.

Quand on considère l’accord d’intéressement dans sa globalité, la Direction a réussi le tour de force de distribuer plus et que dans le même temps des milliers de salariés sur lesquels elle compte touchent moins ! Enfin le fonctionnement de l’intéressement reste accessible aux seuls initiés (faites-le test autour de vous). Il est temps de revenir à des choses plus simples, plus lisibles que les salariés peuvent s’approprier. Et d’écouter les propositions des organisations syndicales, plutôt que de continuer à les considérer comme des « faire-valoir » de second rang.  

 

D. Bourgois délégué syndical le 10 Avril 2018

 

LA Roche sur yon : Position concernant l’accord de réactivité

L’entreprise n’a pas été en mesure de s’engager sur des volumes en 2020, ni sur la reprise des investissements.

 

Comment l’entreprise va gérer cette transition, à ce jour nous n’avons aucune réponse. 

 

Malgré ces différents constats la CFE-CGC sera signataire de cet accord, non pas par conviction mais dans l’espoir de redonner du souffle à l’usine. Nous sommes conscients que l’effort est une nouvelle fois demandé aux salariés. Nous ne signons pas sous la contrainte mais dans une vision de sauvegarde de l’emploi.

 

A l’entreprise, de se montrer maintenant à la hauteur de ses paroles. Rappelons qu’avec un engagement des salariés sans volume le challenge demandé sera difficile à atteindre. La clé de la réussite viendra de la volonté de l’entreprise de faire de l’usine de la Roche sur Yon une usine compétitive pour l’avenir. 

 

Vos élus CFE-CGC restent à la disposition des salariés de La Roche pour répondre à leurs  inquiétudes, interrogations et questions. 

 

texte complet 

 

La section syndicale CFE-CGC de la Roche sur Yon, le 5 avril 2018

Lettre d'information du mois d'Avril

M. Senard a annoncé son départ à l’issue de l’Assemblée Générale des
actionnaires en 2019. D’ici là, il assurera un « doublage » avec M. Menegaux. Nous souhaitons que cette période soit mise à profit pour confirmer la direction engagée en terme de dialogue social et de politique industrielle en France.


Pour la politique sociale, un certain nombre d’initiatives ont été prises avec une volonté d’avancer. Même si certaines restent davantage de l’ordre de la communication que des actes – quelques sujets, notamment économiques restent «la chasse gardée» de la Direction – elles ont permis d’aller de l’avant. Le dialogue social s’est amélioré sous la gérance de M. Senard. Il faut garder le cap et le rythme.

 

Concernant la politique industrielle France, les sites ont déjà payé un tribut conséquent : Seclins, Tours, Bourges, Montceau, La Combaude, Poitiers.

 

Des pactes de compétitivité ont pourtant montré qu’il y a un avenir industriel en France lorsque chaque partie a mis du sien. Nous demandons à la Direction de continuer dans cette voie.

Nous lui demandons également de tenir, dans la durée, les engagements qu’elle prend publiquement. Le cas de La Roche-sur-Yon présente un double enjeu :

- retrouver un pacte de compétitivité réaliste et pérenne, 

- respecter l’engagement public, au titre d’entreprise socialement responsable.

 

JC Laourde – DSC CFE-CGC Michelin, le 4 avril 2018-

 

La suite - accessible à tous 

PLAN DE DEPART VOLONTAIRE : 55 reFUSés

55 personnes ne sont pas admises au plan. Toutes les personnes de novembre et décembre et 8 personnes sur octobre. Toutes les personnes refusées auraient été contactées par le service du personnel. A priori les personnes retenues au plan auraient eu des mails de confirmation.

Parmis les refusées, 3 RQTH et 7 personnes ont racheté trimestre. Pour ces personnes l'entreprise propose qu'ils se rattache à la GPEC avec comme choix :

  • se faire subventionner le rachat de leur trimestre à 50%
  • bénéficier de 54 jours de congés fin de carrière

Les critères appliqués pour choisir parmis les 8 personnes d'octobre :

  • les personnes ayant fait 15 ans ou plus en poste
  • nombre de trimestres cotisés
  • date de naissance.

Le nombre de demande dépasse de 5% l'estimation de l'entreprise qui dit avoir été surprise par le taux de carrière longue (62%). 32 personnes ont acheté des trimestres dont 18 pour partir en 2018. 78% des gens ont choisi de partir au plus tôt en choisissant l'option de 50% de temps libre entre la mise en place du plan et leur départ à la retraite. Ces chiffres traduisent plutôt une volonté de partir au plus tôt, davantage qu'un choix entre la liberté et une entreprise où il ferait bon vivre. Neanmoins ces chiffres n'effraient en rien l'entreprise. 

 

Le rythme des départs sera rapide. Le 1 avril 2019, 750 personnes seront parties. En réponse à l'inquiétude de la CFE-CGC quant à la transmission des affaires et des compétences, l'entreprise prévoit d'anticiper les recrutements et de geler certains projets. Ce que l'entreprise a toujours eu du mal à faire.

 

Laure Trincal et Chris Boyer, délégués syndicaux, le 3 avril 2018

 

Intéressement: pourquoi vous touchez moins alors que l’entreprise distribue plus ?

La direction a communiqué sur un montant d’intéressement global distribué en augmentation de 9% par rapport à l’an dernier.

Or, nous avons eu de nombreuses remontées de salariés qui ont touché moins cette année que l’an dernier, le recul pouvant dépasser les  1 000 €.

Comment expliquez ce paradoxe ?

  • Le montant global distribué concerne 6 sociétés France (et non pas uniquement MFPM, même si la MFPM est de loin la principale société)
     
  • Il faut garder à l’esprit qu’il y a 3 niveaux d’intéressement : France (niveau 1), MFPM (niveau 2), site (niveau 3, Clermont-Ferrand en ce qui nous concerne).
    L’intéressement distribué est bien la somme des 3 niveaux d’intéressement.
  • Le résultat site (niveau 3) de Clermont-Ferrand a reculé. Il était de 2,6% de masse salariale l’an dernier contre 1,95% cette année. Donc moins d’intéressement sur CFE, malgré une évolution de la masse salariale
     
  • Il y a un nouveau mode de répartition sur le niveau 1 de l’intéressement (niveau France) et sur les niveaux 2 & 3 (MFPM & site). Auparavant il y avait 100% de partie proportionnelle et 0% de partie égalitaire. Désormais, il y a 33% de partie égalitaire et 66% de partie proportionnelle sur niveau 1 et 20% égalitaire et 80% proportionnel sur niveaux 2 & 3. Mécaniquement, cela entraîne un transfert d’intéressement de populations (cadres & collaborateurs avec NRI élevés) vers d’autres populations (collaborateurs avec NRI moins élevés & agents). Il y a donc des « gagnants » et des « perdants » dans ce nouveau système. En clair, la Direction a déshabillé Pierre pour habiller Paul, alors qu’elle aurait pu distribuer davantage pour tous.

 

  • Il n’y a pas de « participation légale » chez Michelin France. Le seuil de déclenchement n’est que très rarement atteint. L’accord de « participation dérogatoire » conclu entre 2011 et 2017, n’a pas été reconduit, il a été « remplacé » par « l’intéressement France ».

 

En résumé, si vous êtes collaborateur moyen et dernier échelon et cadre sur Clermont-Ferrand, vous risquez d’être déçu de votre prime d’intéressement. Ces collaborateurs n'ont pas les +9% annoncés par l'entreprise, entre -200 et -300€ pour un cadre de niveau M (premier échelon cadre) et -600 € et -700€ pour un cadre moyen (J). Pour une année de résultats historique, la pillule est amère. 

 

Avec la réorganisation de Michelin et la suppression de 1000 postes cadres et collaborateurs, des objectifs toujours plus ambitieux pour déclencher les primes d’intéressement , la promesse de l’entreprise pour les salariés concernés par ce recul, c’est : travailler plus pour toucher moins.  Un contrat pour le moins douteux.

 

Michelin a largement les moyens de rémunérer davantage ses ouvriers sans ponctionner dans les revenus des collaborateurs et cadres, ne serait-ce qu’en appliquant une politique de rémunération variable agent en cohérence avec les résultats des sites (cf. communication CFE-CGC du 12 mars).

 

La CFE-CGC incite les salariés concernés à remonter leur incompréhension de la politique de l’entreprise par la voie hiérarchique.

 

Rendez-vous la semaine prochaine dans notre lettre d’information pour une information complète. 

 

D. Bourgois et C. Boyer, délégués syndicaux le 26 mars 2018

Plan d'epargne entreprise : votez pour des representants CFe-cgc

Vous êtes appelés à désigner les représentants salariés au conseil de surveillance des fonds du plan d’épargne entreprise (PEE). L’élection aura lieu par vote électronique du 19 au 29 mars 2018. Les représentants seront élus pour 4 ans.

 

Nous vous invitons à faire confiance à vos élus CFE-CGC qui démontrent au quotidien leur engagement au service des salariés, et leur capacité à exercer avec compétence, indépendance, courage, et sens des responsabilités leur mandat de représentant des salariés.

 

La CFE-CGC appelle à voter pour : D. Bourgois, D. Croso, M. Désormières, S. Kielich, D. Paccard, P. Tourlonias

 

Vos élus et les fonds : page 2

l’Honneur d'un salarie

En juillet 2014, Bernard Miguet, alors acheteur France, est convoqué à un entretien préalable à licenciement. Lors de l’entretien, durant lequel il est assisté par la CFE-CGC, la surprise fait place à l’incrédulité. Il lui est reproché d’avoir tiré des avantages personnels de sa position d’acheteur. Il se voit présenter la conclusion d’une enquête totalement à charge, au cours de laquelle sa parole n’est pas écoutée. Pourtant les faits rapportés paraissent ténus pour ne pas dire anecdotiques, et motivés par un fort ressentiment personnel des accusateurs à l’encontre de Bernard Miguet. Il est pourtant licencié pour insuffisance professionnelle (motif étonnant car peu en relation avec la nature des faits reprochés).

 

Bernard Miguet quitte ainsi l’entreprise à 54 ans, après 30 années de service qu’il estime avoir toujours été loyal, avec le sentiment d’avoir été victime d’une cabale.

Avec l’aide la CFE-CGC, il porte son affaire aux prud’hommes.

 

Après avoir refusé de transiger, Michelin est condamné en première instance en octobre 2015 à lui verser une indemnité de 110 000€ pour licenciement abusif, sans motif réel et sérieux. Michelin porte l’affaire en appel. Le jugement est confirmé en novembre 2017 par la cour d’appel de Riom et, cas peu courant, la peine aggravée. Michelin est condamné à lui verser 125800€ au titre de dommages et intérêts suite à licenciement abusif.

 

Bernard Miguet a, au total, touché 42 mois de salaire, répartis entre indemnité légale de licenciement et indemnité de dommages et intérêts suite à licenciement abusif. Cela compense, mais en partie seulement, le préjudice financier d’un licenciement à 54 ans.

 

Mais au-delà de l’aspect financier, la décision de justice a permis à un homme de retrouver son honneur et son image personnelle en famille. Cet article, rédigé avec son plein accord, répond également au même objectif : faire savoir auprès de ses ex-collègues et relations de travail que la justice a rétabli la vérité. à lui verser 125800€ au titre de dommages et intérêts suite à licenciement abusif.

 

 

Denis Paccard, délégué du personnel, le 22 mars 2018

Rapport Notat/Senard sur l’objet de l’Entreprise : de belles intentions à concrétiser

Le rapport Notat-Senard sur l’objet de l’Entreprise a été remis au gouvernement. Il est intéressant à plusieurs titres et nous vous invitons à lire au moins la synthèse (lien téléchargement ci-dessous) :

 

https://www.economie.gouv.fr/mission-entreprise-et-interet-general-rapport-jean-dominique-senard-nicole-notat

Le rapport a le mérite de poser en préambule un regard lucide sur la pression toujours plus grande exercée par les actionnaires dans les grands groupes. L’exigence de rentabilité n’a jamais été aussi forte et c’est un capitalisme excessivement financier, court-termiste, qui prévaut aujourd’hui.

 

Face à ce constat, le rapport propose 14 recommandations concrètes.

 

Nous retrouvons dans ce rapport beaucoup des thématiques que nous évoquons régulièrement. Au niveau national, la CFE-CGC salue les avancées de ce rapport.

http://www.cfecgc.org/actualite/entreprises/l-rsquo-entreprise-objet-d-rsquo-interet-collectif-la-cfe-cgc-salue-les-avancees-du-rapport-notat-senard

Au niveau local, nous encourageons pleinement Mr Senard à mettre en place à titre d’exemplarité ses recommandations chez Michelin. Nous y reviendrons plus en détail dans notre prochaine lettre d’info.


Dominique Bourgois, 19 mars 2018

 

Commentaire de la CFE-CGC Clermont sur 4 des propositions (accessible à tous)

Rapport Notat/Senart
Réactions de la section CFE-CGC Michelin.
Commentaires des recommandation 1,3, 5 et 6
Article Internet CFE-CGC rapport Notat S[...]
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DistributioN Part variable Agent

L’année 2017 a été la première année de pleine application du dispositif de rémunération variable agents (RVA). Cette application mérite une adaptation de niveau.

 

En effet, lLa CFE-CGC est intervenue pour dire que le taux de distribution moyen (48% du maximum possible) était très faible et, dans certains sites, sans rapport avec la performance économique réelle de l’année.

 

Par exemple, comment justifier un taux de distribution limité à 60% dans un site comme les Gravanches à Clermont Ferrand, alors même que le site a dépassé tous ses objectifs ?

L’équipe de direction du site a-t-elle eu une part variable de 60%. Nous sommes certains que non.

 

La CFE-CGC est intervenue pour demander que le taux de distribution de la RVA reflète davantage la performance économique réelle des sites.

 

Denis Paccard, le 12 mars 2018

La Roche sur Yon : Résister à la chronique d’une mort annoncée

Une réunion extraordinaire du Comité Central d’Entreprise a eu lieu le 22 février dernier. L’entreprise a présenté aux élus une analyse du marché en pneumatiques poids lourd et de la situation de l’usine de La Roche sur Yon qui la conduisent à remettre à plat de l’accord de compétitivité conclu avec les syndicats CFE-CGC et SUD il y a 2 ans.

 

Une première réunion a eu lieu vendredi pour notamment discuter de la forme à donner à la suite de l’accord et de la voie à suivre pour ce faire. Une deuxième réunion aura lieu mardi 13 Mars. La CFE-CGC vous tiendra informés sur son site.  

 

La CFE-CGC appelle l’entreprise à une forme de responsabilité citoyenne : après la fermeture de l’activité poids lourd à Poitiers en 2009, puis de Joué les Tours en 2013, la fermeture éventuelle de La Roche sur Yon conduirait à une situation où plus aucun pneu poids lourd Michelin ne serait produit en France, avec pour conséquence la suppression de plusieurs milliers d’emplois sur les 5 usines concernées.

 

texte complet

 

Denis Paccard, le 12 mars 2018

présentation de HaNDI CAP EVASION sur les sites MICHELIN

La Fondation Michelin finance l'achat de 12 joelettes pour l'association "Handi Cap Evasion" (HCE) qui organise des randonnées à la journée ou à la semaine pour des personnes à mobilité réduite ainsi qu'à des personnes "handi marchantes" ayant un handicap sensoriel.

 

Une présentation de HCE a déjà eu lieu à Ladoux et se fera au Forum du site des Carmes le 20 mars 2018 entre 12 et 14h ainsi qu'à Vannes. L'association recherche notamment des accompagnants pour vivre des moments forts de partage. 

 

La CFE-CGC soutient cette initiative en faveur d'une société "handi accueillante". S'investir dans l'humain est une voie évidente pour redonner du sens à la vie - privée et en entreprise.

 

Découvrir l'association : Hce.asso.fr ; hce@free.fr

 

Chris Boyer, délégué syndical, le 12 mars 2018

Presentation des dispositifs d'epargne retraite

La CFE-CGC vous propose une présentation des dispositifs d'épargne retraite. La présentation sera faite par M. Denis Paccard, délégué CFE-CGC Michelin, titulaire d'un diplôme de gestion du patrimoine. La présentation sera faite de 12h10 à 13h50

  1. le 13/03/18 a Cataroux 
  2. le 20/03/18 à Ladoux 
  3. le 22/03/18 aux Carmes

Pour vous inscrire, les places étant limitées, veuillez contacter Chris Boyer par mail : chris.boyer@michelin.com.

 

le 7 mars 2018

intéressement FRANCE 2018 : Effet BONUS

Le résultat de l’intéressement France sera annoncé le 22 mars. L’entreprise a déjà annoncé qu’elle actionnait un bonus" bien que le seuil de déclenchement de ce bonus basé sur la marge opérationnelle ne soit pas atteint. Certes un bonus, cela n’est a priori que positif mais encore faut-il savoir de combien. Il existe deux possibilités :

  • soit la somme à distribuer est à ce point en deçà des années précédentes qu’il est nécessaire d’activer un bonus pour ne pas trop décevoir les salariés,
  • soit le résultat est excellent et le bonus est activé pour remercier davantage les salariés de leurs efforts dans une année complexe de réorganisation,

La CFE-CGC espère que la situation réelle tient de la deuxième solution et non de la première. Nous le saurons à la publication des chiffres.

 

Cependant dans les deux cas, la CFE-CGC est en accord avec l’entreprise quand celle-ci constate qu’elle peut distribuer sans difficulté davantage d’intéressement « France » avec le niveau de marge opérationnelle actuel.

 

Aurait-elle proposé ceci l’an dernier, la réaction de la CFE-CGC vis-à-vis des propositions de l’entreprise eut été certainement différente. La CFE-CGC se tient à la disposition de l’entreprise pour négocier une telle évolution de l’accord.

 

La CFE-CGC vous donnera une analyse complète de ce "geste" à l'annonce des montants réellement distribués. 

 

  Chris Boyer, Délégué Syndical, le 6 mars 2018

réunion intéressement 2018 critères Clermont-Ferrand.

L’accord d’intéressement est un sujet complexe car il comprend 3 niveaux :
                - Niveau France : jusqu’à 5% de la masse salariale
                - Niveau MFPM : jusqu’à 1,5% de la masse salariale
                - Niveau local : jusqu’à 3,5% de la masse salariale

Pour les critères locaux Clermont-Ferrand 2017, le bilan est le suivant :
                - 2 sont totalement atteints (nombre de brevets / digitalisation)
                - 2 sont partiellement atteints (sécurité / perte matière)
                - 1 pas du tout atteint (contribution de la DCF).
A noter que pour la sécurité, le niveau déjà bas de certains sites (Carmes, Brezet, Gravanches) rendait l’atteinte de l’objectif quasi-impossible.  Au final, les salariés clermontois obtiennent 1,95% sur 3,5% possibles, soit 55% du maximum atteignable. Un résultat peu rémunérateur au regard du résultat net historique du Groupe.

Pour 2018, nous avons eu la (mauvaise) surprise de découvrir que les seuils d’objectif pour la sécurité (= principal critère), la perte matière et la contribution ont été unilatéralement décidés par la Direction, sans aucune discussion préalable avec les organisations syndicales signataires de l’accord : non négociables. Ces critères ont pour dénominateur commun d’avoir un impact financier. Et dès qu’il y a un enjeu financier, la « négociation » est cadenassée à double-tour par la Direction. Ce n’est ni le signe, ni l’esprit d’un dialogue social adulte.

 

La Direction a proposé un plan de communication ciblé pour sensibiliser les différentes parties prenantes aux critères, notamment pour la sécurité où la culture dans le secteur tertiaire reste  éloignée de ce qu’elle est en milieu industriel ou logistique.

Deux autres réunions sont prévues en mars et avril.

 

Dominique Bourgois Délégué syndical CFE-CGC, le 1er mars 2018

Résultats Michelin 2017 : l’analyse de la CFE-CGC

Avec une progression des ventes nettes de +5% à 21,96 Milliard d’€ et un résultat net historique de 1,693 Milliard d’€, les résultats 2017 sont incontestablement très bons.

 

Cependant, ils traduisent une stratégie d’écrémage où la rentabilité prime sur les volumes. Le Groupe a ainsi ciblé sa croissance sur les segments très profitables (TC 18 pouces et +, GC, Avion) aux dépens des segments à moindre marge (TC mass-market notamment). La priorité donnée à la marge se voit également dans la structure de la progression du CA qui tient davantage de la progression du prix-mix que des volumes. Ainsi la progression des volumes sur le Tourisme et le Poids-Lourd est inférieure à celle des marchés. L’arbitrage marge/volumes est toujours un exercice délicat, surtout lorsque l’exigence de profitabilité est forte, mais dans un contexte de « paupérisation » des marchés Tourisme et PL (glissement du T1 vers T2 et surtout T3), il ne sera pas simple de tenir durablement des prix « premium » sans risques de pertes de volumes.  Par ailleurs, la pression sur les coûts s'est maintenue.

Pour les actionnaires, l’envol du dividende se poursuit avec une progression de 9,2%, après une hausse de 14% l’an dernier et 14% l’année précédente. Sur une base 100, cela donne une progression de plus de 40% en 3 ans. Malheureusement, dans le même temps, les salariés MFPM n’ont pas vu progresser leur intéressement et leurs salaires avec la même dynamique, loin s’en faut. 2017 inscrit donc une continuité dans le traitement asymétrique entre les actionnaires, choyés et les salariés, largement mis à contribution (réorganisation et PSE en France notamment) sans bénéficier des mêmes égards que les actionnaires.

Les perspectives financières 2018 sont prometteuses avec des marchés annoncés à la hausse, un recul attendu du prix des matières premières et un taux d’imposition qui devrait reculer de plusieurs points sous l’effet de la réforme fiscale aux US où Michelin réalise une part importante de son activité. Seule ombre au tableau : des effets de change qui pourraient être défavorables. On surveillera enfin l'impact des mesures protectionnistes américaines, impacts qui restent incertains à ce jour. 

 

Enfin, la CFE-CGC regrette dans cette litanie de résultats économiques et financiers, l’absence de communication d’éléments relatifs au développement durable.  L’environnement est un « actif » aussi essentiel que le capital et pour une société qui défend un développement durable, nous aurions apprécié une démarche mettant davantage en avant la prise en compte des réalités environnementales d’aujourd’hui.  

 

 

Dominique Bourgois, Délégué syndical, le 16 février 2018

Retour des SITES pilotes sur la valorisation des compétences agents

L'entreprise a fait aux organisations syndicales le retour de ses essais sur des sites pilotes pour valoriser la compétence des Agents (dénomination usuelle des ouvriers chez Michelin).

 

Après 2 années de travail sur le sujet, l’entreprise n’est pas capable de donner des perspectives de date et/ou moyens de mises en place de cette reconnaissance agent.

 

Elle montre la volonté de déployer en France comme sur les sites pilotes, dans les usines sur demande des sites, services, ateliers, Ilots, les stades suivants :

  • identification des compétences
  • reconnaissance non monétaire
  • coefficient/référent
  • promotion

Mais aucune reconnaissance monétaire directe.

 

T. Bluteau, délégué syndical, le 11 février 2018

 

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M. Macron échange avec la CFE-CGC chez Michelin

M. Macron et M. Laourde (DSC de la CFE-CGC Michelin) et MM.Soule et Croso (Secrétaires des CHSCT du site de recherche de Michelin)

M. Macron a fait une très bonne impression aux salariés sur le site. Ceux qui ont pu l’approcher, en ont gardé un sourire persistant.

 

La CFE-CGC reste critique vis-à-vis programme social du gouvernement (cf. ci après le document  échangé avec son conseiller) mais se félicite de voir que le Président défend l’image de la France et amène une énergie bienvenue où il passe. M. Le président a salué l’investissement de Michelin sur Clermont avec URBALAD, le centre de technologie – une belle réussite.

 

M. Macron a discuté environ 5 minutes avec les représentants de la CFE-CGC, premier syndicat de Michelin France.

 

Les représentants des salariés ont fait passer les messages suivants :

  1. Relation partenaires sociaux chez Michelin est constructive malgré une difficulté de l’entreprise dans les négociations. La négociation sur les instances représentatives du personnel à venir va être structurante. La CFE-CGC espère saisir la marge de manœuvre de la loi Macron. « C’est fait pour, poser un cadre, à vous de jouer ».
  2. Le gouvernement doit permettre aux entreprises de se financer en dehors des marchés qui demandent des rendements économique importants qui pèsent sur les emplois.
  3. Il faut mettre un point d’honneur à la sauvegarde l’emploi notamment de la production  en France et à Clermont-Ferrand. La France a besoin de fonds souverains recherchant des rendements sur plus long terme (15% du capital de Peugeot…, des fonds Européens ?).
  4. Il faut travailler sur les « benefits » – Permette des rémunérations à la hausse quand les résultats sont là : abaisser les impôts sur les actions gratuites. Calculer l’intéressement / participation aussi sur les résultats groupe et non France qui sont optimisés pour diminuer l’impôt. M. Macron a pris note et a rappelé la mission de MM. B. Lemaire et JD Senard.
  5. Les décalages d’intéressement entre les entreprises allemandes WW et Continental et les entreprise françaises.   
  6. Féliciter M. le Président sur son engagement et la mise en valeur de la France (Discours de Davos)

 

Auprès de ses conseillers, la CFE-CGC a signalé le risque pesant sur la présence des délégués sur le terrain avec la nouvelle instance et concernant le renouvellement des générations si les syndicalistes passent à temps plein, le problème de la gestion de carrière et des temps syndicaux (pas de remplacement des élus dans les service ).  La CFE-CGC a également éclairé les conseillers sur la représentation des salariés auprès du CA du groupe par un syndicaliste choisi par la direction, sans pouvoir et peu visible des salariés.

 

Chris Boyer, délégué syndical, le 1er février 2018

REMUNERATION DES ACTIONNAIRES

Le niveau de restitution aux actionnaires (dividendes + rachat d’actions) des Groupes du CAC40 s’est établi à 50,9 Milliard d’€ en 2017. Il apparaît en recul de 4,8 Milliard d’€ par rapport au niveau record de 2016.

Plan du Site

Site internet de la CFE-CGC Michelin : 

 

Bandeau gauche : Ce bandeau se répète dans toutes les fenêtres du site : outre un message d’accueil, vous y trouverez l’adresse de contact du délégué syndical central et du rédacteur en chef et pourrez nous communiquer vos coordonnées pour une demande d’adhésion. Vous trouvez également un bouton qui vous permet de télécharger directement notre dernier tract.

 

Fenêtre ACCUEIL : Cette fenêtre apparait à l’ouverture du site. Le ou les évènements récent(s) marquant(s) du moment

 

Fenêtre ACTUALITÉ : Notre regard sur l’actualité sociale récente dans l’entreprise ou au niveau national

 

Fenêtre NOS VALEURS : Présentation de la section CFE-CGC Michelin et de nos valeurs

 

Fenêtre ACCORDS : Convention collective du caoutchouc et principaux accords (ou non accords) d’entreprise régissant la relation employeur – salariés avec notre position. Les accords sont classés en 4 grands domaines :

  • Gestion de carrière et qualité de vie au travail
  • Rémunération et avantages sociaux
  • Temps de travail
  • Epargne salariale / retraite

 

Fenêtre CONSEILS : Nos conseils pour vous aider à vivre une relation gagnant-gagnant avec l’entreprise. Ils sont classés en 3 grands domaines :

  • Rémunération et la gestion de carrière
  • Temps et qualité de vie au travail
  • Epargne salariale - retraite

 

Fenêtre ENQUÊTES : Cette fenêtre sera activée temporairement lorsque nous lançons des enquêtes (par exemple salaires ou temps de travail) ou recherchons des informations ou des témoignages pour engager une action spécifique.

 

Fenêtre SITES : Vous y trouverez les coordonnées de nos principaux militants dans les sites où nous sommes représentés ainsi qu’une fenêtre de dialogue avec eux. Vous y trouverez également l’activité sociale locale de votre établissement.

 

Fenêtre ESPACE ADHÉRENTS : Cette fenêtre est réservée à nos adhérents et constitue un espace d’échange spécifique avec eux.

 

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